Rêve de femmes
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N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
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N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
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N°1 - Agenda Lunaire 2011
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N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
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N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
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N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ? - N°41

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SOMMAIRE

03 Édito / Karine Nivon
04 Sommaire

CARPE DIEM
07 L'air du temps / Frédérique Larcher
08 Astro mondiale / Daniel Testard
10 Énergie de saison / Maïtie Trélaün

CORPS ACCORD
13 La femme et le cycle lunaire / Legend Keeper Géraldine
14 Faites-le vous-même / Serena Zigrino Deligny
15 Pénélope chez la Gynéco / Annie Destombes
16 La Révolution des Yoni / Mahasatvaa Ma Ananda Sarita
18 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj
20 Essences féminines / Anne-Julie Yonnet

PARFUMER L'ESPRIT
22 Le coeur se livre / Julie Cabot Nadal
23 Femmes alchimistes / Marie-Laure Dellea-Loisance
24 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
25 Livre-toi ! / Cendrine Pasquier
26 Parole de terrien / Yann Marty
27 Poésie vivante / Camille Case

TISSONS NOS LIENS
29 Couples en chemin / Françoise Berry
30 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
31 Matern'elles / Clémence Laloue
32 Vue d'ado / Lisa

DOSSIER
L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
34 L'alimentation vivante, tout à la fois Nature et Culture / Cloé Dumel
37 Cru, un peu, beaucoup, à la folie ? / Elisabeth de La Fontaine
39 Alimentation vivante et Syndrome prémenstruel / Camila Prioli
42 Récit d'une autodidacte atypique / Sandrine Mesguich
44 Vivante, vibrante ! / Carine Phung
46 Un temps pour soi / Claire Hérino-Imbert

POUR L'AMOUR DE L'ART
48 Femmes qui se dévoilent / Amélie Paul
51 Se relier au vivant / Emmanuelle Mounier
52 Portfolio : Melina Hadjioannou

PARTAGE
Émaner... si subtile et puissante force féminine
58 Un souffle s'élève... pour s'incarner.
Émane ! / Marion Rebérat
60 Parfum de femme / Legend Keeper Géraldine
62 Les émanations, une puissance subtile au féminin / Pierre-André Blanc
64 Ce pouvoir qui est en nous et que nous n'exploitons pas ! / Virginia Besson Robilliard
66 Les trois arcanes de la féminité / Daniel Testard

GARDIENNES DE LA TERRE
69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
72 Cultivons notre jardin / Émilie Mathieu

NOURRITURE TERRESTRE
74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

76 Bulletin de commande
78 L'Agenda des Femmes
79 Pubs
84 Le Rêve d'une femme / Valérie Dupin



 
 

 

EXTRAIT

EXTRAITS DOSSIER : L'ALIMENTATION VIVANTE PEUT-ELLE RESTAURER LA SANTE DES FEMMES ?

D'une pierre, deux coups

Et si l'alimentation vivante ne nous permettait pas seulement de faire la paix avec notre corps, mais aussi avec notre planète ?

Lorsque j'étais petite, je voulais devenir une super-héroïne. Avoir le courage de Lara Croft, le crochet de Buffy contre les vampires, l'agilité des Charlie's Angels, la beauté des princesses Disney, parler dix langues, et même lire dans les pensées. Mais, à l'âge de vingt-cinq ans, j'ai plutôt l'impression d'en avoir 100. Je réussis à cumuler acné tardive et premières rides, un exploit tout à fait déprimant. Avec ses maux variés et sa perpétuelle fatigue, mon corps m'est un fardeau dont je m'échappe la nuit avec soulagement. Au réveil, les retrouvailles avec mon habit de chair n'ont rien de chaleureuses. La brume devant mes yeux ne se lève qu'après deux tasses de café. La journée, j'ai du mal à me concentrer, je suis souvent de mauvaise humeur et stressée.

Un tableau bien noir ? Plutôt la réalité quotidienne de la majorité de mes contemporains. C'est peut-être ça, finalement, être adulte : un mal-être sous-jacent qu'on gére à grand renfort de stimulants, alcool, chocolat, séries télés et de résignation. Lorsque je décris mes bobos à une amie, elle m'assure qu'il n'y a rien de plus normal. Tout le monde en est là, elle la première. Il faut faire avec. Vraiment ? Personne ne m'a prévenue ! Je n'ai pas signé pour une existence pareille. Mon enfant intérieure, qui se rêve plutôt en Wonderwoman, me rend cette réalité particulièrement dure à accepter.

Le jour de mon anniversaire, une prise de conscience soudaine : il n'y a aucune raison que ma forme s'améliore avec les années... bien au contraire. J'ai déjà tenté d'appliquer les conseils de "bon sens" des médecins et des magazines - boire davantage d'eau, faire du sport, dormir, pratiquer la pensée positive - sans résultats. Mue par l'energie de l'espoir, je décide alors de tenter le tout pour le tout : je vais adopter le régime crudivore, dont certains prétendent qu'il fait des miracles.

En plein hiver, en plein Paris, armée de toute ma détermination et d'un extracteur de jus, je me lance dans le cru, à corps perdu. Ou plutôt, à corps retrouvé. Car ce dernier m'indique très vite que j'ai fait le bon choix. Une sensation de bien-être s'insinue dans mes entrailles. Une sérénité nouvelle envahit mon esprit. Je supporte avec résignation la detox qui s'ensuit et les regards consternés devant mes orgies de fruits. Six mois plus tard, je vibre d'une énergie dont je n'ai jamais joui, même dans ma plus tendre enfance.
C'était il y a deux ans. Depuis, nombre de mes proches ont à leur tour adopté ce mode de vie, séduits par mon éclat tout neuf. L'alimentation vivante n'est pas un simple régime mais une véritable philosophie, basée sur le respect des lois de la nature, auquel notre corps est soumi. C'est apprendre à discriminer entre ce qui est bénéfique et ce qui ne l'est pas. C'est décider de ne s'offrir que le meilleur, le vrai, le juste, par amour pour soi-même. C'est apprendre à respecter la vie. Il existe un parallisme évident entre la façon dont nous (mal)traitons notre corps, et pillons notre planète. A la racine du mal, l'irresponsabilité.

Le corps des femmes, comme celui de Gaïa, est généreux, cyclique, nourrissier. Mais lorsqu'il est attaqué par la pollution générée par le mode de vie d'une civilisation décadente, il se dérègle, devient moins fertile et disharmonieux. Résilient par nature, il n'a de cesse de se réparer, grâce à la loi de l'homéostasie. Mais il ne peut cependant se régénèrer qu'à partir de ressources adaptées. Un fruit nourrit le sol comme les tissus humain, sans laisser de résidus importuns. A l'inverse, les aliments traités, cuits, transformés, inadaptés, vont salir le système sans le nourrir, tout comme leurs emballages défigurent le paysage durant des années.
Au bout de quelques temps, la Terre, les corps, engorgés par trop de déchets, sont incapables de continuer à fonctionner. Des symptômes appararaissent - terres infertiles, maladies - qu'on traite à coups de substances chimiques. Alors qu'il faudrait laisser le terrain en jachère, afin qu'il se régule de lui-même, l'homme joue à l'apprenti sorcier. Antibiotiques, médicaments. Pesticides, nitrates, chlore. On aseptise la surface en acidifiant les profondeurs, déreglant un eu plus le système. Mais celui-ci, en apparence, continue de fonctionner : il va pouvoir être exploité davantage, jusqu'à épuisement.

L'homme a cru la planète si vaste, qu'elle pourrait digérer infiniment ses déchets. Pas besoin de réguler ses modes de consommation, de nettoyer derrière soi, ni (surtout pas !) de se priver. Aussitôt jeté, aussitôt oublié. De même, inutile de prêter attention à ce qu'il avale, et pas question de se refuser de "se faire plaisir" : le corps saura bien éliminer. Aussitôt avalé, aussitôt oublié. Encouragé par un système de santé déresponsabilisant, chacun refuse de voir le lien entre son attitude et ses maux, préférant accuser la fatalité ou la génétique.

Aliéné par un quotidien éreintant, l'individu a déposé sa responsabilité. On pare au plus pressé. On astique sa petite maison, avec des produits qui vont polluer les océans. On se tartine de lotions lissant la peau, mais empoisonnant l'intérieur. On mange des produits qui flattent notre palais, mais abiment notre corps. Compartimentant, oubliant que tout n'est qu'Un.
Ne s'identifiant plus à sa nature mais seulement à sa civilisation, l'être humain s'est coupé de sa planète mère. S'identifiant à son cerveau uniquement, il s'est coupé de son corps. Au point de perdre tout instinct, de confondre besoins naturels et artificiels. Dès son plus jeune âge, le bébé humain se voit servir des aliments cuits, pasteurisés, mélangés, l'empêchant d'emblée de développer son goût pour les choses vraies. Le privant de sa boussole intérieure, il devient un consommateur vulnérable prêt à avaler n'importe quel produit bien marketé.

La peur du manque, le refus de la frustration, aveugle l'homme sur les conséquences à long terme de ses choix. Il lui faut une catastrophe environnementale ou la maladie, pour envisager de remettre son mode de vie en question. En vérité, il semble même que la menace imminente ne suffise pas. La civilisation humaine fume sur son lit de mort ses dernières cigarettes. Au nom d'un prétendu "plaisir", d'un hédonisme suicidaire.
Le corps féminin et son système hormonal subtil est particulièrement victime de cette situation. Le syndrôme prémenstruel, est présenté comme une fatalité normale, la pose en ennemie de son corps dès sa pré-adolescence. La double injonction contraire de la société -"sois belle et mince" versus "allez craque, il n'y a pas de mal à se faire plaisir" la place dans une dissonnance permanente. Elle se lance alors dans des régimes qui l'affament et échouent, renforçant le sentiment que son corps est un traître à qui elle ne peut se fier.

L'alimentation crue et vivante réconcilie le corps et l'esprit. La conscience s'ancre à nouveau dans le corps, qui devient enfin un endroit où il fait bon habiter. De la detoxification de l'organisme naît la clarté d'esprit : le ventre, deuxième cerveau, est une réalité qui n'est plus à démontrer. De la concience d'être en harmonie avec son environnement nait la sérénité : abandonner viande et céréales au profit des fruits, c'est remplacer élevage et champs cultivés par des vergers. Planter des arbres pour se nourrir, c'est soigner la Terre plutôt que de la piller. D'une pierre, deux coups.

Lucie DE RIBIER a 27 ans. Elle écrit, réalise des vidéos, donne des conférences et des cours de cru-sine sur le thème de l'alimentation vivante. Contact : lderibier@gmail.com

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Serait-il vrai que je deviens ce que je mange ?

Je ne répondrai pas à cette question mais en filigrane, l’alimentation appelée vivante nous propose de nous questionner sur le sujet.

Cela autant dans ce que nous mangeons que ce avec quoi nous nous nourrissons par la pensée : les images, les lectures, les conversations et le mode de vie que nous adoptons.

Alors pourquoi aujourd’hui entendons-nous autant parler d’alimentation vivante ? Et qu’est l’alimentation vivante ?
Est-ce que le sujet sous-tendrait qu’il y a du mourant ou du mort dans nos assiettes ? Pourquoi ai-je choisi de m’y intéresser ? Que cette démarche nous apprend-elle sur nous-mêmes grâce à une autre façon de nous nourrir ou de nous intéresser au sujet ?

Cette démarche peut aussi nous permettre de transformer notre façon de penser, de penser le monde ou de le redécouvrir autrement par soi-même !!

Nous mangeons pour le plaisir ou pour nous maintenir en santé.
Mais nous constatons qu’il y a beaucoup de maladies liées à une hygiène alimentaire ne tenant pas compte du terrain, des goûts et de la diététique adaptés à la santé de chacun ou de chacune. Mais peut-être que ce ne sont pas les seuls facteurs ?

Comment donc à partir des choix que JE fais et des priorités que JE me donne pour ces choix, je peux rester en bonne santé ou la recouvrer grâce à mon alimentation.
Et aussi nourrir de bonnes relations avec les autres, trouver des liens de convivialité et de bonne digestibilité des échanges que j’entretiens avec moi-même et autrui.

Que l’autre ait ou non une même culture alimentaire, suis-je en mesure de respecter mes choix qu’ils soient alimentaires ou autres ?

S’intéresser aujourd’hui à une nourriture vivante, n’est-ce pas aussi s’intéresser à la VIE tout simplement et à L’ART DU VIVRE ENSEMBLE en acceptant la culture, les traditions et les différences des autres ?

Je vais répondre à mes premières questions tout simplement en reprenant la culture alimentaire, celle que j’ai reçue, et les recherches que j’ai toujours eu à Cœur de faire pour des rencontres de qualité dans toutes les cultures humaines que ce soit. Ou peut-être plutôt j’ai développé ces qualités au fil de mes expériences de vie, tour à tour assistante sociale, secrétaire médico-sociale, je suis aussi formée aux cultures artistiques avec le textile, le fer, la pierre, le marbre, la terre d’argile, et l’animation de publics tous secteurs pour l’accompagnement à la créativité.
Il y a donc en filigrane la question du RESPECT, de l’ACCEPTATION et de ce que j’appelle l’OUVERTURE DU CŒUR pour le bien ou le mieux vivre ensemble.

Mes premiers questionnements furent en direction des colorants, des conservateurs, des pesticides sur les légumes, antibiotiques dans certaines viandes, des agents blanchissants par exemple dans le sucre, et certains aliments – exhausteur de goûts… et aussi sur le lait qu’à partir de 8-9 ans je n’ai plus digéré et que pourtant j’ingurgitais par respect de la conscience maternelle qui croyait que c’était bon pour ses enfants…
J’ai commencé à changer de nourriture à partir du moment où j’ai senti que ma digestion n’était pas facile. Et c’est grâce aux choix que j’ai faits que ma santé et la digestibilité des aliments ont commencé à se rétablir.
Je me suis bien sûr documentée sur le sujet et j’ai aussi essayé de me faire mon opinion par le goût. Est-ce que ce que je mangeais était à mon goût ?
Il est vrai qu’ayant grandi grâce aux légumes du jardin de mon père, j’avais déjà appris à connaître et reconnaître les végétaux qui me faisaient du bien, je continue d’apprendre à les cuisiner puisqu’aujourd’hui je reconsidère les modes de cuisson. J’adopte des modes plus doux depuis que j’ai découvert les ateliers de cuisine crue. Ce n’est qu’en 2014 que je les ai découverts avec Chantal Roy, une chef cuisinière venant du Canada.
Et depuis je me forme à me nourrir avec des aliments riches avec un fort potentiel nutritif comme les graines germées.
C’est ainsi que mon parcours a commencé, et aujourd’hui, j’alimente ces expériences de nouvelles aventures en changeant très progressivement mon mode d’approche de la nourriture.
J’ai aussi compris qu’il est important de prendre du temps pour changer progressivement sa façon de se nourrir. Car n’oublions pas que la nourriture est avant tout plaisir, convivialité, échanges, partage et affectivité. Elle nous lie et relie à notre enfance et il est parfois difficile dans un premier temps de refuser des plats que nous concoctaient des proches ou des amis. C’est un parcours engageant mais tellement réconfortant quand les découvertes de mieux être dans sa vie se font au fil des expériences.

Alors maintenant à vous de jouer dans vos choix, qu’ils soient alimentaires ou culturels, dans vos goûts les plus simples ou les plus profonds, lesquels peuvent aussi impliquer des rythmes pour se nourrir ne reprenant pas toujours ceux appris.
Grandir à travers son alimentation, c’est aussi revisiter cette façon que chacun et chacune a appris dans son enfance et donc revoir son parcours de vie, son éducation alimentaire et aussi celle liée à ses pensées en matière d’hygiène et de santé alimentaire. Chacun a en effet des croyances et c’est à partir de celles-ci, revisitées avec des guides, des personnes qui sont passées par là que ce parcours va se préciser pour mieux vivre son quotidien et sa vie.
Merci à toutes les épreuves traversées dans cette vie qui m’apprennent à revisiter et à chercher la bonne trajectoire à chaque instant.


Bénédicte PARPILLON, artiste, formée aux outils de la psychanalyse, sculpteur, modelage de la terre d’argile et de mots, poésie Haïku et chercheuse en alimentation vivante, le cru, les plantes sauvages et les graines.

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EXTRAITS PARTAGE : EMANER... SI SUBTILE ET PUISSANTE FORCE FEMINE


La femme paysage

Se relier à la terre par le corps déploie nos qualités de réceptivité et d’empathie propres à notre nature féminine. Ce texte est une invitation à vivre cette expérience de présence à Soi, profondément ancrée dans la matière.

Avec le vent, ton corps se soulève et respire. Tu es réceptacle, pure contemplation. Le ciel est gris, de ce gris laiteux sans relief, défi pour l’imagination. Il est ce rien qu’il ne dépend que de toi d’habiter. Il est ce rien qui devient Tout lorsque tu y vois les couleurs qui sont en toi. Vois ces fleurs que les branches dénudées promettent, ces bourgeons tendres qui appellent l’éclosion, la renaissance. Sens en toi couler leur rêve humide de vie, joie de la création. Sens l’amour sans objet qui circule gratuitement, sans question. Entends, aussi, cette musique sans chant qui contient tous les sons. Vis cette paix indicible qui n’est que perception. Et sur ce lit de sensations, allonge ton corps et étire-le sans doute ni limitation. Tout cela t’est offert, et à l’humanité retourne-le. À la terre tu le dois, au ciel tu le renvoies. Ton corps est un mystère. Ce mystère est bonheur, libre de tout exploit, pure voie.

Sur tes mains se reflètent des paysages : tu es la femme paysage.

Tu es ce rocher,
Tantôt recouvert par les flots,
Tantôt dénudé,
Dont les courbes se dévoilent
Sous les mains bouillonnantes
Et enveloppantes de l’océan.

Respire les effluves de la terre
Qui fusent et se diffusent en toi.
Quand l’inespéré se manifeste,
C’est à la Terre, matière suprême,
Seul terreau fiable de l’existence,
Que tu peux te raccrocher.
Femme, libre de toute attache interne
Tu peux être.

Mais la dualité te déchire encore les entrailles,
et la boule dans ta gorge
Ne s’écoule que difficilement.
Que ton être béant se laisse brasser par l’eau
Puissante et déferlante.

Un visage de femme, tête en arrière,
Cheveux au vent,
Se dessine sur ce rocher
Aux contours tantôt polis, tantôt escarpés.
Dis OUI à la femme
Aux cheveux déployés,
Pénétrée par le vent
Libre de baigner dans l’extase du Vivant.

L’horizon est ouvert tout autour de toi,
Son étendue t’est accessible.
Partout, vois la lune
Qui donne à tes pulsations
La douceur laiteuse de l’infini.

Que ton chant, de tes entrailles,
Émerge puissamment.
Tournoie à l’unisson avec la Terre,
Et allonge-toi, dénudée, sur le duvet de peau.

Plonge tes mains dans le sable.
Par elles remontent
Les effusions vibrantes de la Terre.

La Terre, perfection de l’Amour,
N’attend que toi pour
Vibrer à l’unisson de sa puissance sculpturale.
Ces rochers t’ont vu vivre et mourir
Maintes et maintes fois.
Ton corps pourrait en dessiner les courbes par cœur,
Par tempête, dans la brume opaque.
Ton être entier s’ouvre.
Il bat au rythme de ses profondeurs invisibles
Pour accoucher d’une vie toujours renouvelée.

Ton petit moi se fond
Le long de ses courbes envoûtantes
Pour ne laisser subsister que l’Unité,
L’Unité d’un vécu transparent,
Brèche éternelle dans le temps,
Broyeur d’humanité.

Abandonne-toi au filtre de sa puissance.

Ô femme, tu es La femme,
Amante de la Terre, dont le corps
Plongeant en son sein matriciel,
Tressaille sous l’extase de ton âme en fusion.
Ni quête ni lutte ne résistent
À cet état absolu de communion
Où les sens ne sont plus
Qu’exaltation de l’instant.

Libre, tu es LIBRE.

Fanny EXPERTON, Nantes
Psychologue clinicienne / Psychothérapeute
etreaufeminin@yahoo.fr

***********************

Vivre, un fleurissement d’âme

Ce matin, mes désirs sont des vibrations aux couleurs vives qui s’entrelacent en mille foulards.
Les idées fusent. Pétales irradiés de rosée, comme une rose éclose dispersée par le vent. Mes mains, délicatement, ramassent le doux parfum de la rose qui parfume mon esprit.

Je cuisine.
Une tapisserie d’épices plonge dans le wok. Ça crépite. L’amour est là, au rendez-vous.
Entre potiron, carottes, oignons et choux de Bruxelles d’une main, de mon autre main, en fée du logis, j’arrose. J’arrose de bonheur une aloe vera et quelques orchidées.

L’amour est là.
Émanation permanente dans cette cuisine intérieure où même la colère est une hôte bienvenue.
Bruit de moteur de mon extracteur de jus. L’ambiance de l’instant est sucrée salée. Je fais un jus selon l’envie du moment : rouge. Betterave, chou, curcuma, carotte, orange sanguine, gingembre.
Au menu du jour, j’accueille ma vulnérabilité. Dans l’alternance, je danse, entre accueil et rejet. Humeur instable, sommeil léger, la météo du jour a tendance à fluctuer.

Émaner avec majesté en mon palais, dans ma nuisette en coton bleu lagon.
Ma boisson préférée ce matin avant tout : un verre d’eau de mer. Eau salée vierge et pure (plasma de quinton). Avec l’eau-rigin’elle, je me « vitalise » pour la journée.

Émaner.
Mon esprit migre du petit matin, pas toujours facile selon la nuit passée endormie ou veillée, vers une profondeur universelle, étoilée. Tout au fond de mon être, je touche l’intemporelle que je suis. La vastitude d’un champ de conscience étoilé, illimité. Certaines l’appellent Dieu.

Dans l’instant d’une brise parfumée de printemps, intemporelle, je voyage. Mon corps émane ce temple d’Amour. Silence. Je bois un jus de grenade. Le bonheur est à table.
Dans le palais de mes instants, tout est bienvenu. J’émane mes soubresauts.
Inconfortable pour un entourage non averti que la vie n’est pas un long fleuve tranquille…
Ça pétille, je peins, je repeins, les couleurs changent selon les humeurs. Et les humeurs sont mes eaux et mon feu. Elles me traversent en passant par tous leurs états.

Émaner le vivant. Délicate est la bonne cuisson. Laisser mes humeurs se transformer sous le feu de la douce vapeur du temps. Ne pas oublier d’ajouter un zeste d’humour dans le bouillon de mes météos fluctuantes. Inspirer… mmm… exquise nourriture…
Aujourd’hui sera un jour tapisserie : je tisse des instants, je noue des couleurs, je boutonne des repas, je trame une série de rendez-vous de thérapie. J’ajoute les pierres de lave de la méditation du soir partagée avec un groupe.
Belle tapisserie de la journée. Dieu se réjouit. Love est dans mes cellules.

J’émane. Je vis. Je tremble. Je chante. Je ris. Je pleure. Je jouis. Je caresse. Je danse. Je m’abandonne. Je prends dans les bras. Je crie ma colère. Je tape du poing. J’affirme. Je rouspète.
Vulnérable, tranquille, bouillonnante.

J’émane.
Un souffle gémit dans le jardin : le cosmos tremble de sa corolle légère.

Sophie GUENIN


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Trois évocations du Féminin Sacré

En ces temps d’affirmation du Féminin, source de créativité, de beauté et d’amour, face à un monde en pleine crise de transition, oserons-nous la profondeur ? Chercherons-nous l’inspiration auprès de figures millénaires du Féminin Sacré ?
Oser la profondeur

Mes chères sœurs, vous ressentez le besoin de laisser jaillir tout ce qui a été trop longtemps tenu dans l’ombre, infériorisé et même jugé. Le Féminin en vous a été trop souvent étouffé par la morale, infantilisé par la famille, limité à une sphère intime, tenu à l’écart des rôles sociaux.

Vous avez soif d’expression, d’extériorisation. Vous voulez danser, chanter, crier ce que vous êtes. Tout cela est légitime et donne assez souvent de belles choses. Cependant, les fleurs ont besoin de racines, d’un terreau nourricier pour continuer à fleurir. Je vous propose une descente en profondeur pour redécouvrir toute la richesse d’un Féminin Sacré méconnu (même s’il est utilisé à des fins prédictives), car il plonge ses racines dans un lointain et pourtant prestigieux passé. Je vous emmène au pays des symboles, langue des dieux, langue de l’initiation et de l’élévation. Cette forme de transmission est précieuse car elle ne passe pas par le mental mais par l’intuition.

Parmi la suite des vingt-deux Arcanes majeurs du Tarot de Marseille, il en est trois que je considère comme les plus belles émanations du Féminin Sacré. Les figures féminines sont d’ailleurs aussi nombreuses que les figures masculines et souvent occupent la première place dans la tradition des Arcanes.

L’Impératrice (Arcane III) est une merveilleuse initiatrice
Sa très haute vibration suscite aujourd’hui de nombreuses vocations de thérapeutes parmi vous, chères sœurs ! Elle est Reine, Mère et Guérisseuse. Être Reine, c’est posséder à l’intérieur de soi la certitude de sa propre valeur, savoir que cette valeur est incorruptible comme l’or d’une couronne parée de pierres précieuses.
Cette « royauté » n’est ni artificielle ni éphémère. Elle n’est pas le fruit d’une volonté de puissance qui « singerait » le côté égotique du masculin, mais elle est issue d’une longue maturation et son « trône » est celui de l’esprit. L’Impératrice a un rôle majeur dans l’organisation de la cité. Elle veille à ce que tous vivent en paix, en prospérité et en harmonie.

Elle est une Mère protectrice qui transmet les plus hautes valeurs. En tant que femmes, sommes-nous conscientes de ce rôle, essentiel à la cohésion de tous les groupes ? L’avons-nous oublié en favorisant l’aspect extérieur et visible de tout rôle social ?
L’Impératrice est aussi Guérisseuse. Mais d’où tient-elle ce savoir ou ce don ? Si la couronne qu’elle porte témoigne de la légitimité de son action, le moyen de cette action est représenté par le long sceptre surmonté d’un globe (universalité dans l’espace) et d’une croix (universalité dans le temps) qu’elle tient dans sa main gauche : pas de guérison sans conscience purifiée. Son bras droit tient contre elle un écu portant un aigle aux ailes déployées. Le but de son action n’est rien d’autre que la libération totale des facultés humaines !

Pouvons-nous rêver d’un meilleur guide ? Si nous nous laissons inspirer par elle, pouvons-nous encore douter de notre pouvoir de femmes ? Non, à condition d’être des femmes désireuses de servir ! Servir est notre royauté. Quelle est à présent la deuxième émanation du Féminin Sacré que je désire évoquer ?

La Force (Arcane XI)
Une jeune femme, calme et fière, portant un grand chapeau en forme d’infini, tient contre elle un lion confiant qui se laisse ouvrir la gueule.
Le lion est notre côté « femme sauvage » ! Il est la nature en nous, nature que nous ne devons ni combattre ni laisser sans contrôle, car l’inconscient est comme les mauvaises herbes, étouffant les fleurs. Nous devons apprivoiser cette nature pour la transformer en Force.
La Force véritable étant : conscience de soi, intégrité morale et calme intérieur. Le chapeau en forme d’infini est sur sa tête (esprit) le témoin de l’illimité, source inépuisable de compréhension et d’intégration.
La force intérieure vient de l’intégration de la « Femme Sauvage » !
L’Étoile (Arcane XVII) est l’Arcane de l’Inspiration.

Il y a parmi vous, je le sais, et la beauté de cette revue en témoigne, beaucoup d’artistes. L’Étoile est l’Arcane de l’Inspiration et c’est par elle que je veux terminer cette évocation.
Une jeune fille nue est agenouillée au bord d’une rivière. Elle verse l’eau de deux vases. Derrière elle, se tient le ciel étoilé. L’Étoile symbolise la lumière la plus pure, car elle vient de très loin, du cœur de la nuit. Si nous désirons exprimer notre sensibilité par l’art, nous devons nous rendre réceptives à cette lumière, et aussi faire preuve d’humilité. La beauté mystérieuse de la vie passe par nous, par le Féminin, ouvert et réceptif. L’intériorité et la sensibilité forment le creuset de l’alchimie qui transforme la nature en Art.
La nudité de la jeune fille représente la pureté intérieure requise pour que nous puissions transmettre fidèlement le message des étoiles. Ce message est subtil et il ne nous appartient pas. La jeune fille le laisse couler dans la rivière de la vie.
Le Féminin Sacré est notre royauté, notre force et notre inspiration. Voilà le message des Arcanes Majeurs, dans leur vision initiatique ! Que ces trois merveilleuses initiatrices nous accompagnent et nous insufflent leur puissance pour rayonner à travers nous !

Jeanne HENOCQ (Jeanne Annonciade) : jhenocq_edc@yahoo.fr Animatrice de yoga et d’ateliers initiatiques sur le Tarot. (Arcanes Majeurs, Éditions La Poésie d’Aujourd’hui 2005 chez l’auteur)
Blog : http://editions-amalthee.com/blog/jeanne-annonciade

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Le féminin… la fleur de l’âme

Pourquoi donc l’insatisfaction, même après des périodes de bonheur éphémère, persiste-t-elle tout au fond de nous ? Peut-être parce qu’il y a en chacun une conscience de la partie non révélée, non manifestée de toute la beauté humaine qui crie son désir de vivre.

Une graine a-t-elle conscience de pouvoir devenir une fleur ?
Il y a le miracle de la vie et il y a le miracle de la Vie. Et cette Vie, cette force de Vie, présence silencieuse et subtile au milieu du bruit de nos existences, ne demande qu’à s’exprimer, à se manifester dans toute la beauté et la pureté qu’est la lumière originelle de notre esprit et de notre cœur émanant de notre âme. Mais encore faut-il en prendre conscience.
Le féminin est doté d’attributs souvent considérés comme secondaires tels la douceur, la patience, la sincérité ou l’humilité, et c’est bien là, dans ce que certains pensent être de la faiblesse ou de la sensiblerie, que réside la quintessence de notre véritable nature. Cette incroyable nature humaine d’origine divine qui soutient l’architecture de notre incarnation et qui diffuse son parfum d’authenticité à travers notre âme.

Il ne s’agit pas d’avoir, mais de donner. Il ne s’agit pas de montrer, mais de manifester. Il ne s’agit pas de faire, mais d’être… devenir ce rayon d’amour, de lumière et de bienveillance inhérent à notre nature première.
Le féminin porte en lui une sagesse innée, une mémoire du juste et de la tempérance. Ce féminin est désir de connaissance à travers Ève, virginité exempte de souillure à travers Marie, paix à travers Esther, reconnaissance à travers la Samaritaine, foi et fidélité à travers Marie-Madeleine. Au-delà du schéma archétypal de la femme de sublimation, il existe ce désir de connaissance qui nous ouvre à l’expérience, cette virginité qui nous ouvre à la réceptivité, cette paix qui nous ouvre à la sagesse, cette reconnaissance qui nous ouvre à la transformation, cette foi et cette fidélité qui nous ouvrent à la divinité. Cet anima est présent autant en la femme qu’en l’homme ; il suffit de le laisser être. Mais la sublime grâce donnée à la femme est de porter l’enfant, de porter la vie, le pouvoir du devenir de l’humanité et de sa planète. La femme est la terre de l’homme ; l’amour qui les unit est la fleur du monde.

Le féminin, orient du monde intérieur
Là où le soleil se lève, où la lumière s’élève pour sortir de la pénombre intérieure, la Vie nous cherche dans notre dormition et pousse le germe de la fleur ensommeillée dans la graine. Le féminin, où le divin s’exprime plus qu’en toute autre forme, nous pousse à grandir dans la verticalité et à nous ouvrir vers l’infini. Il y a en chacun de nous cette réalité ultime de l’être d’éveil qui ne demande qu’à se réveiller par son germe, à croître par sa tige, à se révéler par sa fleur et à se manifester par son parfum.
Nous sommes à la fois masculin et féminin, l’un ET l’autre, et non pas l’un sans l’autre, et lorsque l’équilibre des forces s’installe en nous comme le battement des ailes de l’oiseau, l’énergie née de cette harmonie nous ouvre son horizon à la Vie, au sens véritable de notre vie, pour nous conduire à la noce intérieure. Alors seulement nous pouvons faire surgir le ciel de notre terre, car nous avons à accoucher de notre ciel intérieur par notre terre intérieure, et cette naissance ne peut se faire qu’à travers la force du féminin. Mettre au monde le divin, nous recréer à partir de l’incréé, nous donner naissance à travers notre incarnation ou peut-être simplement devenir ce que nous sommes depuis toujours.
Puissance féminine, force de vie qui nous montre le chemin vers l’or du ciel et ouvre la porte secrète qui mène vers l’infini de l’éternel.

Le pouvoir des larmes
Une graine ne peut germer dans un sol aride. Mais si le sol est humide et arrosé de pluie et de soleil, alors oui, la vie s’éveille.
Un cœur a besoin d’être humide pour pleurer. Un cœur aride et sec devient dur comme la pierre ; rien de bon ne peut alors en émaner. J’ai eu la chance d’avoir le cœur mouillé, trempé, inondé même. Lorsque cette eau du cœur monte à la surface des yeux pour couler en rivières de larmes, l’épais rideau de l’incohérence intérieure s’effiloche jusqu’à, un jour, lointain et proche à la fois, laisser apparaître en soi l’infinie beauté et pureté de l’âme.
Le pouvoir des larmes, pouvoir de l’être féminin, est bien trop souvent incompris, méprisé et sous-estimé. Faut-il laisser pleurer le cœur pour le libérer des douleurs, des doutes, des colères, des désespoirs et de toutes nos guerres intérieures ? Faut-il se laisser pleurer pour grandir dans son cœur, pour qu’il atteigne un jour la véritable joie intérieure et le trésor caché de l’âme ?
Apprendre à lâcher son orgueil ou sa honte, puisque le regard des autres n’a de prise que grâce à nos peurs. Pleurer est une force incroyable du féminin de l’être, dont l’effet reste insoupçonné dans les esprits étriqués par le jugement ou enfouis dans l’ignorance. Les larmes sincères nous conduisent droit vers l’humilité ; et plus profond nous puisons ces perles d’eau de vie, plus haut notre âme se révèlera dans sa divinité.

C’est dans la nudité, c’est de l’immaculé, qu’émane la Lumière. Et lorsque ce mystère de Vie s’opère en nous, l’ultime apparaît pour se déployer encore et encore… jusqu’à l’infini. Dans ce subtil et puissant rayonnement de splendeur intérieure, de cette fleur divine de l’âme, naît alors une forme nouvelle de larmes. Pure essence de douceur, larmes « intercédantes », pluie d’amour qui descend du ciel vers la terre pour se répandre en compassion et en don du Soi.
De nos larmes émane alors un parfum de miracle ; parce que ces larmes-là sont manne de vie… manne tombée du ciel, née du ciel pour émaner d’Amour et devenir fontaine de Grâce.


Francine SCHNEEBERGER D’HAU
Spécialisée dans les domaines de la thérapie intégrative ; Accompagnement spirituel ; Auteure ; Fondatrice du Centre Colomblanche.
info@colomblanche.org – www.colomblanche.org
Pratiquer la paix au quotidien, Éditions Colomblanche, 2015.

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À la portée des femmes : formules à sonorités magiques

Le bonheur travaille les jours de fêtes, fort, possible. Les petits bonheurs les ont faites, ces femmes. Le bonheur ne manque pas à son devoir de première clémence intérieure. Il tient dans ses poches les bateaux et les canots des fleuves difficiles. Brillant le mât féminin. Aucune obligation n’existe au bonheur : il émane des ressources plus ou moins enfouies. Parfois, ses poches sont vides, subtiles, puissantes, féminines. Une odeur rassurante encadre proprement ce qui se chante. Cela même fédère l’énergie des spirales telle une lemniscate. Dans les bois, les prés, les clairières, les sources naturelles, la muse retrouve sa force féminine. Un contraste dense brille comme une étoile nuit et jour. Un vrai bras droit. Troubadour transpercé par un canal qui jongle de coffres forts sur la ligne de mire. Le bonheur est un sérieux charnel de vanille et de cannelle, une résonance canalisant tous les agendas. Il s’étale sur le corps, sur les bougies, sur les branches des sapins et sur le temps qui passe. Sans force pathétique, il est moins courbé qu’une merveille. C’est un coffret décoré tout simplement. Un cadeau sans clé. La clé des femmes réside dans le subtil, au regard des « émanants ». La puissante force féminine se complète avec ce qui se présente devant : un joli paysage, présage.
La force du bonheur s’exprime sans pause, jusqu’au but. Il se déverse sur la buée légère des femmes.

Le bonheur est la première des pommes, le premier marché conclu. Il rencontre les centres dans leurs profondeurs. Il confie au cœur comment sauver les raretés. Il encense les songeurs, juste pour mieux cerner leur adaptabilité. Il garde un œil plus fort que la mort. Il chuchote à l’oreille qu’il est là pour qu’on brille ensemble. Il ne cadence pas les couleurs. Chaque timbre émane à la bonne heure ! Magnifiant l’inattendu, il se projette pourtant. Vous en buviez au cinéma autant que possible, sans doute ! Alors que d’autres femmes émanent hors de vos écrans. Savez-vous ce qui vous fait vibrer ? Ce qui vous met en extase ? Là sont les secrets.
Le bonheur se répète. Le bonheur déboute. Le bonheur aime toutes les routes. Chez les femmes sauvages, il s’anime et danse mélodieusement. Tout s’expose en adéquation avec ce qui résonne le plus pour présenter les plus beaux cadeaux : son authentique réalisation. Dorlotée après les tempêtes de la tristesse et des changements, la femme émane du subtil.

La voie ouvre les secrets sur de splendides messages, pleins, sans piratage. C’est une aventure qu’on sait et qu’on ne cache pas : échanges humains, douce chaleur des câlins, des chéris, des frangins. Sa réceptivité n’aime pas être attendue de façon explicite. Au-delà des attaques, des violences, la femme émane. Si affaiblie par quoi que ce soit, la femme recherche ses rayons dans ses souvenirs, dans ses pas.

Vénus mange, même si c’est une planète. Le bonheur, conservé sur clé USB, met de l’ordre dans 5 000 vers. Il rend hommage au grand Père, aux ancêtres. La femme est un grimoire ouvert, un bois de hêtre.

Nourriture des anges. Le bonheur sans obligation, tu prends ça pour un dû ? Le bonheur comme ressource inépuisable, le connais-tu ? Pour te sentir mieux ? Le bonheur est avant tout, honnête. Un plan sur la comète ? Le bonheur ramené à soi. Peu importe son prix et celui de l’eau de rose, d’oranger, de l’eau claire purifiée, de l’eau de source naturelle. Le bonheur, un inconnu ? Un coloré ?

Haut bonheur, la mélodie qui nous réveille de nos silences par des éclats de rire. Le bonheur appelle ! Rappelle-le ! Le bonheur traverse la salle pour complimenter tes merveilles. Le bonheur à la pelle ! Un rappel : que tu es belle ! Reviens-nous vite ! Qui sait esquisser le bonheur de bonne humeur ? Quelque chose de simple ! Une feuille. La plume d’une femme ou d’un homme réalisé.

J’attire le bonheur et sa force subtile. Tout s’écarte pour laisser place au bonheur, haut bon cœur. Bonbonne aux petits cœurs pour cette femme au cœur gauche. Allumez la lumière, la lumière, les lumières ! La joie n’est pas une ringarde prière. Elle ne perd pas ses vers.

Épiphyse du prince de l’air : diamants et cristaux coulent des lignes des prés verts. Le bonheur s’en va vers… ceux qui galèrent. Il fait de son maximum au summum. La force féminine se cache dans la douceur, l’accueil inconditionnel pour rebondir sur chaque passerelle. Aime ses années ! Émanez de l’essence christique oriflamme ! Invulnérables archétypes d’élixirs druidiques. Les recettes sont dans ces cocktails au son des lettres hébraïques. L’unique recette se trouve dans un ensemble. Le nôtre.

Fbk : Ae-Lem Lep Mêle, Poétique Alambiquée



 

 

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PORTRAIT DE FEMME

Valérie Dupin
Ma graine de rêve a été plantée lorsque j’avais dix ans. Mon amie m’avait donné une petite brochure avec la photo de la déesse aztèque, Tlazolteotl, en train d’accoucher accroupie. La puissance de cette femme qui savait comment enfanter seule s’était glissée en moi et je me souviens très clairement m’être dit : « Si un jour j’ai un enfant, c’est comme ça que j’accoucherai. »

C’est cette transmission venue d’une femme d’un autre temps, tout en passant par les mains d’une petite fille, qui va inspirer mon parcours de femme, de mère. Mon rêve se dessine.

En 1988, ma première fille s’installe au creux de moi ouvrant une parenthèse inconnue et vertigineuse. La petite statuette refait surface !
J’habite en Écosse à l’époque, et dans ma quête d’accoucher et d’allaiter mon bébé, je ressens viscéralement le besoin d’aller vers des femmes qui, elles aussi, ont choisi de s’écouter, de partager, de se soutenir. Entourée par ces mères, j’écoute leurs histoires, les regarde « être » avec leurs bébés, découvre le plaisir de s’immerger dans ce bain maternel bienveillant où nos paroles se libèrent et les peurs de « mal faire » s’évaporent, où mes compétences de mère et mon essence de femme émergent et se renforcent.
C’est un véritable trésor qui m’a été transmis !
Il m’emmène sur le chemin de l’accompagnement des futures mères, pères. Je fais une formation d’éducatrice à la naissance et je deviens doula.
Je rentre en France en 2001. Mon rêve me suit. Je rencontre des femmes, elles aussi convaincues qu’en soutenant une future mère dans le respect de ses choix, sans la juger, dans cette dimension de transmission de femme à femme, elle pourra toucher à sa puissance féminine, faire appel à sa créativité pour devenir la mère vers qui elle veut tendre, en y prenant aussi du plaisir.

Je participe à la création de ce mouvement en France.
Je vis mon rêve !

En tant que doula et aussi formatrice, j’essaie d’être ce fil par qui passent les expériences d’autres femmes, celles d’ici et d’ailleurs, celles des temps lointains et d’aujourd’hui.
J’ai la conviction qu’une présence enveloppante auprès de la future mère, faite de respect et d’amour, peut lui apporter suffisamment de sécurité intérieure pour qu’elle ose aller confiante à la rencontre de cette transformation majeure, fondatrice dans la construction de son couple et de sa famille.
 

 

 
 

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