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N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
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N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie
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N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
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Rites des Premières Lunes - N43

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

02 Livre-toi
03 Édito / Karine Nivon
04 Sommaire

06 Carpe Diem
07 L'air du temps / Frédérique Larcher
08 Astro mondiale / Daniel Testard
10 Énergie de saison / Marie Pénélope Pérès

11 Corps Accord
12 La Femme et le cycle lunaire / Legend Keeper Géraldine
13 Faites-le vous-même / Serena Zigrino
14 Pénélope chez la Gynéco / Annie Destombes
18 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj

20 Parfumer l'esprit
21 Le coeur se livre / Sylvie de Berg
22 ... de Sang et de Sève... / Marie-Laure Dellea-Loisance
23 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
24 Parole de terrien / Yann Marty
25 Le besoin et la peur / François de Landorre

26 Tissons nos liens
27 Couples en chemin / Françoise Berry
28 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
29 Matern'elles / Clémence Laloue
30 Vue d'ado / Lisa et Cendrine Pasquier

31 DOSSIER : RITES DES PREMIERES LUNES
32 Ritu-elles / « Cyri-ailes » Cyrielle Zanetti
34 Règles, menstruations, saignements et enfin... des Lunes / Legend Keeper Géraldine
36 Que le papillon émerge à sa façon / Jacqueline Riquez
38 J'ai honoré mes Premières Lunes à quarante-sept ans ! / Agnès Delpech
40 Chemin de femme, le cycle féminin / Émilie Blanc
42 Un temps pour soi / Claire Hérino-Imbert

43 Pour l'amour de l'art
44 Se relier au vivant par la création / Emmanuelle Mounier
45 Portfolio : Sylvie Chaudoreille

50 PARTAGE : L'ÉLAN CRÉATEUR
51 Prête pour créer. Chemin d'un élan créateur... / Hélène Cociovitch
52 L'Axe et le Mouvement / Jeanne Henocq
53 Réenchanter ma vie / Marie-Anne Sévin
54 L'envol du dragon / Virginie Honoré
56 Soif de soi / Daniel Testard
58 Allons boire à la source de la fontaine aux mots... / Laure Ottmann
60 L'artiste / Frédéric Fasel
61 Toile de création / Yaël Catherinet
62 Et si créer, c'était prendre soin de qui je suis vraiment... / Sophie Guénin
64 Des creux, des bosses / Myriam Mbaya
66 La Poésie, une créativité au service du divin / Amélie Delalain

68 Gardiennes de la Terre
69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
72 Des racines dans la ville / Marie Gullí Démarre

73 Nourritures terrestres
74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

76 Hommage à Christine Gatilier-Gatineau / Delphine Lhuillier
77 L'Agenda des Femmes
78 Bulletin de commande
80 Pubs
84 Le Rêve d'une femme / Ani Williams

 
 

 

EXTRAIT

DOSSIER : RITES DES PREMIERS LUNES - 2 TEXTES SÉLECTIONNES POUR LE SITE (Alice, Lise et Sarah - De Layla)

1° - Notre rituel des ménarches*

En septembre dernier, en Bretagne, trois jeunes femmes décident d’organiser une rencontre pour mettre en lumière leurs premières règles et honorer ce passage vers leur maturité de femme. Pour faire naître aussi une réalité moins déguisée, et lever les tabous sur le sang… Divin.
Elles vous racontent ici.
… Les préparatifs se terminent, les lieux ont été réaménagés à l’occasion pour accueillir, le temps d’une trêve, femmes et hommes pour honorer l’intérieur.
Joie, chaleur des bras vaillants des tendres compagnes qui sauront mener la danse de leur polarité pour faire chanter organisation et accorder fluidité. Les trois journées seront portées par différents ateliers sur le corps, les perceptions subtiles, réconciliant ainsi les forces absorbées par l’usure du journalier et exposées à ce moment-là à la rivière de nos aspirations. Communes.
Poussées par les vagues ascendantes d’un rituel composé par trois cœurs harmonisés, vingt femmes seront réunies ce samedi soir-là, ainsi que deux bébés allaités par ces douces notes de sororité, sonnant à l’unisson des vibrations de leurs coupoles. Utérus bénis qui revivaient leur première menstruation.
Cinquante ans, vingt-trois ans, soixante-deux ans, trente-trois ans… Autant de nombres que de roses enchantées, boutons sublimés. Il faudra chanter résilience pour voir l’invisible portée de femmes mises au monde ce soir-là : un samedi soir de chair et de sang loué à son rythme. Une célébration en chants, sons, vibrations, et perles de bénédiction.
Pendant ce temps, les hommes guetteront la porte des mystères, qui se chuchotent à l’obscurité.
Ménarches était le mot qui sortait de sa cachette et revenait à la Vie.
Et on se disait avant tout ça : que serait la fête des ménarches sans célébrer les hommes qui étaient là, fidèles joueurs de soleil, vibrants rayons ? On trouva donc un nom à leur fête composée : pénarques, pour s’amuser, et aussi pour enfanter. Une autre réalité, bercée par l’ardent désir d’union de nos dimensions. Multiples. Et indéniablement complémentaires.
La « Teuf des meufs (et pas que…) », nom donné à la louche par le compagnon qui peint l’affiche, aura bercé pendant trois jours cinquante humains, et enfanté un séisme lunaire, pour ensuite faire torrent flamboyant, en devenir.

Alice, Lise et Sarah.
ausondelaterre@gmail.com

*ménarches : période d’apparition des premières règles.

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2° - Aux divines

À l’heure où je vous écris, une femme
est au-dessus, dans un lit.
Elle vit ses arrivées de
sang, prêtresse au grand cœur
qui saura écouter son corps
et ses mises en demeure.
Ne lorgnez point trop sur son
temps, elle n’en a que pour
elle et pour accueillir
ses printemps.
Rendre l’alchimie entre
le jour et la nuit
et écouter son message,
qui naît des infinis.
Il est encore temps
d’utiliser serviettes
en papier,
mais elle aura préféré ne
rien perdre et rendre utile
son sang, pour nourrir la
terre et ses enfants.
Courageuse femme qui se
délivre de ses masques
le temps d’une invincible
parenthèse hors des autres
et de leur consistance.
Priez pour elle, elle fait
naître une grande joie
: son cycle, se l’approprier, en
son bon droit.

De Layla I.
(Pour lire ses poèmes : www.respiro.info)

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PARTAGE : L'ELAN CREATEUR - 6 TEXTES SELECTIONNES POUR LE SITE (Frédéric FASEL, Murielle(Mob), Brigitte BOULANGER, Paule BENICHOU, Amélie DELALAIN et Alexandrine DOUX)

1° - Élan créateur, élan guérisseur
Me reconnais-tu ?
Je suis le chant de ton âme.

Le chant du Silence.
Quand tu ne m’entends plus tu es si malheureux.
Pour ton frère, pour ta sœur, c’est la même chose.

Il n’y a pas d’autre maladie.
Ne désire rien pour l’autre.
Ne cherche pas à le guérir, ne cherche pas à le guider.
Il n’a pas besoin de toi.
Il a besoin de lui.
Pour se souvenir, pour voir, pour entendre.
Ne deviens pas quelqu’un pour l’autre.
Il regardera dans la fausse direction et tu ne m’entendras plus.
Deviens Musique.
Deviens Poésie.
Deviens Tableau, deviens Sculpture.
Alors il pourra se rappeler et je serai toujours à tes côtés.


Frédéric Fasel
www.fredericfasel.com

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2° - L’élan créateur ou le Divin couvant amoureusement sous la matière

Par nous, par l’acceptation de notre créativité naturelle et par notre réceptivité, c’est le Divin en nous qui respire. Pourquoi lui refuser ce droit ? Vous êtes inspirées ? Alors, expirez !

Il était une fois une petite fille. Petite, comme son corps. Petite comme les limites que lui imposait le territoire qu’elle arborait. Son territoire était un corps fait de vallées rondes, culminant en monts de chair rougeoyants et obscurs. Des sillons de fluides divers rythmaient l’intérieur de son corps et couraient en elle, partant de sa tête-merveille innervée de neurones prêts à s’électrifier jusqu’aux cœurs multiples qu’elle cachait, pulsant dans sa poitrine et dans l’antre secrète de ses cuisses-racines reliées au ciel. Ce territoire lui faisait peur, en lui naissait une foule de désirs créateurs : la vie, hurlaient-ils, tu créeras la vie de ta matrice ronde et accueillante. L’abri, hurlaient-ils encore plus fort, tu créeras l’abri éclatant de ton existence. Cet abri sera fait de temples, d’amour et d’art toujours libérateurs ! Cet abri sera l’Invisible s’exprimant en toi, chuchotant d’abord et tempêtant enfin, pour que tu aimes l’Être Grand que tu es, le Divin ! La petite fille, refusant son Être Grand, s’enferme dans le regard des autres maintenant : amants-hommes, âmes-sœurs, pères-mères, frères, professeurs se disant plus sages et cadenassant le feu de la Création couvant toujours amoureusement en elle. La voici, conforme aux désirs des autres, fonctionnant au lieu d’être. La voilà rassurante et fonctionnelle en société, éteinte et normée par ce que les autres appellent « la réalité », habitant les murs d’une vie par défaut, jusqu’à l’apparition inéluctable d’une idée lumineuse en elle. Une idée qui la fera bientôt re-belle.

Ce petit poème conté est à l’image de nos systèmes de croyances et de notre société, étouffant si souvent notre être naturellement créateur. Vous êtes-vous jamais surprises au beau milieu de pensées disqualifiant déjà une idée naissant joyeusement en vous, avant même que vous l’ayez matérialisée ? « Pour qui te prends-tu ? » dit le flot vigoureux de pensées. « Ça ne marchera jamais. » s’oppose t-il encore. « Tu n’es pas assez… » conclut-il avant de vous renvoyer énergiquement à la case départ. Mais puisque tout départ appelle le mouvement du voyage et que votre psyché fleurissante ne peut s’empêcher de faire naître des idées pour qu’elles entreprennent leur course folle ou cadencée ou douce, ce schéma désagréable, hystérisant du « j’veux bien mais j’peux point » se reproduira encore et encore, avec une force toujours plus grande, toujours plus insolente et il vous faudra déployer des tonnes d’énergie pour le contrer. Vous mènerez une vie probablement insatisfaite, vous réglerez votre pas sur le pas des autres, avec au cœur, le sentiment de passer à côté de quelque chose de merveilleusement beau, de merveilleusement vous. Ce quelque chose reviendra vous hanter par amour parce qu’il provient de la Source Créatrice à laquelle vous appartenez. Cette Source dans laquelle vous vous êtes jetées en vous incarnant dans un corps de femme, délibérément.

Savez-vous que l’élan créateur est au cœur même de votre vie biologique ? Respirez. Retenez votre souffle et attendez. Sentez la tension dans votre cage thoracique, votre dos. Sentez aussi votre cœur battant plus fort, plus vite, indépendamment de votre volonté et… assistez à la force du souffle accumulé qui reprend ses droits en vous faisant ouvrir la bouche. Assistez à sa toute-puissance et voyez comme l’Être que vous êtes réellement fait peu de cas des « oui mais » de votre ego fragilisé par des croyances erronées, croyances héritées le plus souvent des autres. La vie continue obstinément à se créer en vous à chaque instant. Pour qui se prend votre souffle pour continuer à circuler comme ça ? Et votre cœur, qui lui donne le droit de battre à tout rompre ? Qui ? Votre Source Créatrice, évidemment. Créant à un niveau subtil votre vie biologique, maintenant l’activité de votre corps, collaborant avec toutes les communautés de vos cellules pour qu’elles prospèrent… sans l’intervention de votre volonté. Et si l’on n’a pas besoin de penser à respirer pour respirer, si ce mécanisme s’opère tout seul, en toute fluidité, c’est pour permettre à la pensée consciente de concentrer toute sa vitalité sur autre chose, en laissant apparaître ce qui se cache sous la matière des corps : Le Divin-Créateur de Toutes Choses respirant en vous.

Retenir longtemps son souffle est un exercice désagréable, si peu naturel, n’est-ce pas ? Retenir une idée passionnante qui aime nous rendre visite, retenir son désir à elle d’être chérie, nourrie pour se matérialiser, est tout aussi désagréable. Notre corps-matière baigne dans les particules d’atmosphère qui contribuent à le maintenir en vie, actif. Notre corps-éther baigne dans les particules divines qui lui assurent toute sa vitalité et lui permettent de participer pleinement à la danse du Grand Tout, dont le pas cadencé est l’Expansion par la transformation créatrice. Expansif, comme nos poumons s’ouvrant pour accueillir l’oxygène. Expansif, comme notre esprit conscient, notre intelligence naturelle s’ouvrant pour accueillir les pensées du Divin fusant partout dans notre éthérique atmosphère. Par notre créativité, c’est le Divin en nous qui respire. Et puisque le Divin, c’est toi, c’est moi, comment persister à lui refuser ce droit sans faire tôt ou tard, l’expérience de la souffrance ? Une idée naissant dans l’intimité de votre caboche, une idée de livre, de chanson, de toile, d’équations, d’arrangement floral, de métier à inventer, de parcours de vie à changer, toute idée de création suscitant de l’amour, de la joie est une inspiration divine qui attend d’être expirée. Alors, Inspirez. Expirez. Méditez. Vivez !

Murielle(Mob)
Philosophe, Poétesse & Conteuse
sanctuayre@gmail.com
societepoetique.wordpress.com


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3° - Ce n’est pas un « long fleuve tranquille » !

La vie en rose, la vie en noir ? S’ouvrir au monde, se créer des prisons ? Saut vers l’inconnu, peur de l’inconnu ? Avoir des ailes, être terre à terre ? Optimisme ou pessimisme ? L’élan créateur est un état d’esprit. Une envie d’ailleurs. Et si c’était ça l’Amour ?

On se réveille le matin, le processus est déjà en place : obligations à respecter, projets, etc. Prendre soin des autres, prendre soin de soi. La réalité est là. Il y a deux solutions : ne pas se poser de questions, train-train, habitudes, tout est bien, tout est normal.
Autre solution : vivre à 100 %, les cinq sens en éveil... et la vie prend un sens. Coup de pouce... vers l’inconnu. L’élan donne du « piquant ». Décoller sans savoir ce qui nous attend mais garder le gouvernail en main... pour rester soi-même.
Tant de gens regardent et ne voient pas, sentent et ne ressentent pas, entendent mais n’écoutent pas. Tant de gens vivent... et ne sont pas en vie... être conscient de cela devient une force.
Un état d’esprit ?

Un pessimiste... manque d’élan ? Il ne voit peut-être pas plus loin que le bout de son nez !
Ils sont intéressants les rebelles ! Ils ne se contentent pas seulement de ce qui est. Sont-ils optimistes ?
Je suis optimiste, j’ai une « certaine » manière de voir des choses... Et beaucoup de surprises à découvrir.
La vie serait bien triste s’il n’y avait pas ce petit plus... qui met du sel dans la vie : l’élan créateur.
Curiosité, ouverture à l’environnement, aux êtres vivants, à la nature. Ressentir, rêver, se laisser surprendre, imaginer... Tout est possible, dans la joie.

Envie d’être en vie, poursuivre mon chemin… communiquer. Je suis reliée. J’existe.
Remplie d’espoir, ce qui donne une grande force à la vie et enrichit celle des autres.
Si certains ne s’autorisent pas ce fonctionnement, ils ont parfois la capacité de s’y intéresser, de s’ouvrir. Ils sont touchés, interpellés. Ils s’ouvrent à l'élan... et cela leur fait du bien. Invitation à la rencontre, à l’échange. Encore faut-il le vouloir !
L’élan qui me pousse et me poursuit est contagieux.

Je suis contagieuse et je ne le savais pas ! « Je suis devenue ce que je suis grâce à toi… » J’ai déjà entendu cette phrase plus d’une fois...
J’ai moi-même été contaminée par un professeur aux idées novatrices qui avait compris que le lycée pouvait aussi donner des ailes, surtout aux rêveurs !... Merci !
Nul besoin de créer un vaccin contre cette contagion de l’élan créateur. Plutôt un petit rappel de confiance en soi à faire de temps en temps ! Tout le monde s’en porterait mieux...
Un moteur ?

Il me suffit d’une personne montrant de l’attirance ou de l’intérêt pour une œuvre qui sort de mes mains, ou tout simplement pour... ce que je suis ?
La joie est un carburant. Je me sens « reconnue ». Je me sens libre, légère. Envie de nouveauté. Inventer. Oublier la (triste) réalité. D’une santé satisfaisante, je peux m’ouvrir vers l’extérieur avec la satisfaction de faire ce qui me plaît… de communiquer et de rendre heureux ceux qui sont à l’écoute... Si un blocage apparaît, car on ne peut pas être tout le temps dans le mouvement et l’impulsion, il suffit d’une rencontre et d’un échange joyeux pour que « la machine » redémarre... Impulsion donnée par une énergie de cœur à cœur, d’humain à humain. Et aussi ressourcement par un contact avec la nature.
Colère, frustration, peur, tristesse sont d’éventuels carburants...
Mal-être, émotions qui poussent à réagir.

- 1re phase de l’élan créateur : être en réaction.
Le stress, l’urgence sont parfois des freins mais, dans l’excès, ils deviennent des déclencheurs-accélérateurs d’élan... plus d’hésitation, il faut avancer...
- 2e phase : trouver la réponse.
Courir-choisir, prendre de l’élan-prendre des décisions, avancer-sauter à pieds joints. Rechercher l’équilibre … et « sauver sa peau » en... inventant, en créant !

Après l’explosion du trop-plein d’agressivité intérieure, du débordement de pensées négatives, des « qu’en dira-t-on » restrictifs... Avec le lâcher-prise, le calme est revenu, et c’est la libre expression qui prend le relais. Tremplin pour mieux sauter... et « retomber sur ses pattes » !

Soupape de sécurité : l’imagination.
Réagir, ruminer, faire le tri, fuir, s’adapter, sublimer, oublier, rebondir. Créer.
L’élan créateur. Un besoin ? Source de l’élan vital.
Pendant de nombreuses années, en tant que mère de trois enfants, l’hyperactivité a régi ma vie !... Cela me permettait de trouver du temps pour moi. J’ai toujours eu cette sensation bizarre, au bout de quelques jours sans production artistique ou artisanale sortant de mes mains : comme un vide, et surtout un besoin de produire. Besoin d’élan créateur ?
Depuis ma découverte du shiatsu, du Qi Gong, de la médecine traditionnelle chinoise, j’ai pris conscience d’un nouvel Art de vivre. Un grand pas en avant... pour mon élan créateur, complètement transformé !
« La créativité, c’est la vie ! » Pas seulement réservée au domaine artistique ! C’est pour tous !
Réfléchir à l’idée de l’élan créateur n’a pas été simple. Tout le contraire d’un élan ! S’arrêter, se poser et garder une dose d’humour pour rattraper, rassembler cet élan qui a toujours une longueur d’avance... Difficile de mettre en cage un état d’esprit qui s’est mis en place depuis des années ! On ne change pas du jour au lendemain ! Car l’élan, comme sa définition l’indique, est plutôt un mouvement ! Aussitôt que je m’y arrête pour le décortiquer, l’élan disparaît. Quand je n’y pense plus, les idées affluent...

J’en conclus donc que je préfère être en plein élan... Je n’ai pas envie de m’arrêter là… Je suis en plein saut, je veux expérimenter, inventer, prendre des risques, faire des erreurs, réfléchir, observer, ne pas me prendre au sérieux... Il m’a suffi de prendre conscience de cet élan qui m’anime pour me donner encore plus... d’élan ! Poursuivre mon envol... Sculpture et shiatsu ? Arts du Toucher. Art de vivre des sentiments intérieurs, des élans de passion. Qui m’aime me suive !


Brigitte BOULANGER
Artiste Plasticienne de l’Environnement et mère de famille
Praticienne en Shiatsu
brigboulanger@yahoo.fr
http://brigboulanger.canalblog.com/

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4° - La genèse de la création d’un jeu de cartes

Histoires de couples, rencontres, passion, engagement, fidélité, jalousie, trahison, séparation et jeu de cartes : ce sont les ingrédients de ma création ; en voici le récit.

Rien dans mon cursus ne me prédisposait à la création artistique. J’ai été élevée dans un univers traditionnel dans lequel des grandes études s’imposaient et l’obtention des diplômes était obligatoire. Fidélité familiale oblige, j’ai accepté et je suis devenue docteur en chirurgie-dentaire, domaine dans lequel l’art a sa place : on parle de « l’art dentaire ». Restaurer un sourire relève bien de notions esthétiques et artistiques, même si la création est absente.

La pratique du yoga et l’enseignement des maîtres spirituels en parallèle de mes études m’ont aidée à mieux me connaître et comprendre mes aspirations profondes. Avec la pratique, je suis devenue plus réceptive et sans doute mon cerveau féminin a pris davantage de place : l’intuition, la sensibilité et tout ce qui touche à l’art.
Aujourd’hui, je suis thérapeute et j’aide des hommes et des femmes dans leurs questionnements, leurs difficultés et plus généralement dans leur chemin de vie.

Mon expérience m’a prouvé que c’est dans l’histoire unique de chacun, dans son vécu, dans ses traumatismes lointains et enfouis que se révèlent les causes de ses problématiques récurrentes.
Le couple, la relation amoureuse entre un homme et une femme sont souvent au cœur des difficultés de mes patients et de mes amis. L’homme et la femme sont différents et complémentaires.

Le principe féminin est représenté par le symbole ♀ et influencé par Vénus, la déesse de l’amour et la beauté. Sensible et subtile, elle aime séduire, est douée pour l’accueil, la protection et la pacification. Son défaut est la possessivité.
Le principe masculin ♂, attisé par Mars, dieu de la guerre, dont l’idéal est la liberté et l’aventure. L’action, les conquêtes et l’innovation sont ses caractéristiques dominantes comme la crainte de la perte de sa liberté.
Nous sommes tous issus de l’union d’un homme et d’une femme et nous avons en nous les deux principes. Nous les exprimons selon les évènements. Ainsi le neurobiologiste Laborit a constaté que devant un danger, l’homme affronte et la femme fuit.

Le jeu de carte comme moyen créatif
Les cartes ont toujours eu une place importante dans ma famille : rami, belote, réussites… ont animé mon enfance. Elles ont la caractéristique d’allier le toucher (le velours des cartes), l’esthétique, l’excitation du jeu et le désir de gagner.
Plus tard, j’ai découvert le tarot de Marseille et ses personnages mystérieux, porteurs de symboles ; selon les écoles, ces cartes servent à mieux se connaître et pour d’autres, donner un sens, une direction à l’avenir.
Un jour j’ai eu l’idée de combiner les cartes et les histoires de couples célèbres issus de la Bible, des Védas, de la mythologie, de la littérature, du cinéma.

J’ai choisi différents thèmes comme facteur de révélation, de prise de conscience pour offrir à chacun la possibilité de se transformer et d’évoluer, via les cartes.
Pendant l’écriture du jeu et plus généralement dans ma vie, j’ai été aidée par l’invisible : des « synchronicités » se sont manifestées avec l’extérieur. Par exemple, je prends une revue ou bien j’allume la télévision et le sujet traité correspond à l’histoire ou au thème que je suis en train de rédiger. Au-delà de ce qui pourrait relever de la simple anecdote, sa répétition ne peut être due au hasard.
J’ai sélectionné pour cet article trois histoires où les femmes illustrent le principe féminin.

Isis, la déesse du principe féminin
Isis et Osiris forment un couple de pharaons très unis. Osiris est aimé de tout son peuple. Son frère Seth, poussé par la jalousie, le tue et le découpe en 14 morceaux éparpillés dans tout le pays. Isis retrouve tous les membres de son bien aimé mari, les recolle avec de la glaise et des incantations magiques. Osiris retrouve la vie pendant une journée et conçoit un enfant. Si Osiris est le symbole de la victoire de la vie sur la mort, Isis représente le féminin le plus sacré. Chaque femme a cette capacité de donner vie, de retourner une situation car la femme possède de façon innée l’ouverture au Divin. La femme, reliée au sacré, est intuitive, diplomate, compatissante et aspire à la paix. Cette carte symbolise l’union éternelle du couple.

Shéhérazade, la créativité ou la mort
Shahryar, roi de Perse découvre l’infidélité de sa femme. Malgré ses sentiments, le roi ordonne sa mort et fera tuer toutes les femmes qu’il épouse après la nuit de noce. Quand vient le tour de Shéhérazade, elle raconte une histoire interminable au roi qui remet au lendemain le terrible châtiment pour connaître la fin de l’histoire. Au bout de mille et une nuits de ce feuilleton, le roi succombe au talent de sa femme. La créativité, l’inspiration, l’art de la narration ont annihilé les instincts morbides du roi.
Cette carte indique que la solution aux problématiques rencontrées est la créativité sous toutes ses formes.
Antiope, l’Amazone

Les Amazones refusent leur féminité et se coupent un sein pour être performantes au tir à l’arc. Elles sont des guerrières et veulent égaler les hommes. Au cours d’une grande bataille, Antiope se retrouve face à Thésée. Sa puissance, sa virilité la touchent au plus profond de son âme. L’amour transforme l’Amazone en une vraie femme puis une mère comblée.
Le tirage de cette carte invite à développer ou accepter les caractéristiques du principe féminin.
La création et la réalisation de ce jeu m’ont demandé efforts et persévérance : le tenir aujourd’hui dans mes mains est source de satisfactions et de joies.

Paule Benichou
Thérapeute, professeur de Yoga, auteur
Santé et Spiritualité pour tous, 2010-Éditions Bérangel
Histoires à deux ou double je 2015- Éditions Eyrolles
www.histoiresadeux.com

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5° - La Poésie, une créativité au service du divin

Auteure et poétesse, aimantée par le sujet du féminin sacré et de l’héroïsme, Céline Lassalle nous convie à (re)découvrir la très belle Muse Poésie, alchimique inspiratrice de la transformation du monde et des êtres humains.

La Poésie est un être vivant. Évoluer avec elle est infini !

Toute jeunette, Céline écrivait spontanément avec Poésie. Ses rimes enfantines et joueuses, ses mots inventés habillaient déjà les écrits destinés à son entourage. Elle concevait d’ailleurs difficilement de s’exprimer autrement que par écrit ! Elle jouait avec Poésie et ce jeu était naturel pour elle.
En grandissant, Poésie ne l’a pas quittée. Céline croissait en force et en conscience, et ses poèmes suivaient ce même chemin…
… jusqu’à un point de basculement. Lorsqu’elle rencontra l’évolution spirituelle, Céline réalisa qu’écrire des poèmes est en réalité un Art au service du divin.
Cette prise de conscience fut un cap majeur qui bouleversa son rapport à la Poésie, lui ouvrant la porte sur de nouvelles aptitudes, lui montrant comment elle pouvait s’améliorer, et approfondir sa démarche.

Elle commença à peser la grandeur de Poésie et l’impact que celle-ci peut avoir dans ce monde. « C’est à partir de ce moment que j’ai appris à connaître la Poésie en tant que Muse, en tant qu’être vivant ; et c’est avec cette connaissance et la pratique spirituelle que je l’ai comprise, que je l’ai aimée consciemment : l’expérience était plus puissante et m’a donné une nouvelle dynamique de dépassement. Ce fut une véritable révolution intérieure et extérieure ! »
Directement inspirée par l’enseignement spirituel de Pierre Lassalle – écrivain et poète lui-même, avec qui elle collabore dès la vingtaine et qu’elle épousera ensuite – ainsi que par l’ouvrage de Sri Aurobindo La Poésie Future (Éd. Buchet/Chastel), Céline explore alors de nouvelles voies créatrices. « Être poétesse, se vouer à une Muse et voir jusqu’où cela mène, c’est fascinant ! Pour moi, cela signifie me modeler le plus possible sur Poésie – car elle est à mes yeux telle une Super Héroïne et j’ai tant à apprendre d’elle ! – et servir le Verbe, pour apporter des forces de guérison, de transformation et de beauté à mes frères et sœurs humains. C’est une mission héroïque que j’aime ! »

Pratiquante de « l’Art Sophianique », un nouveau mouvement artistique créé par Pierre Lassalle, qui associe art, méditation occidentale et quête de sens, et ce, dans l’esprit d’une nouvelle Renaissance, Céline cherche toujours à aiguiser son être intérieur pour servir au mieux Poésie : « Évoluer avec Poésie est infini ! Je me sens dans une quête permanente de perfectionnement pour l’honorer et lui redonner sa valeur dans ce monde. Un poème, cela peut être très puissant ! Chacun connaît la force de sa forme concrète, sur le papier, avec le style, la technique, le choix du mot parfait, etc. Mais il existe aussi des forces qui se dégagent depuis l’invisible : tous ces efforts que le poète accomplit dans sa vie pour apporter des messages de lumière, d’amour et d’espérance, tout cela contribue à transformer l’ignorance en sagesse, à dénoncer des erreurs qui nuisent à l’humanité, à inspirer la grandeur plutôt que l’avilissement ou la petitesse, etc.
La Poésie peut grandement nous éclairer grâce au poète qui lui voue un engagement de cœur : elle peut apporter la lumière sur le chemin qui nous relie à notre source spirituelle et qui nous donne l’élan de créer un nouveau monde, de devenir un nouvel être ! Un être qui met le plus possible le beau, le sage et le vertueux au centre de sa vie.
J’estime que la puissance de la Poésie est insoupçonnée, et c’est aux poètes de se lever, d’ouvrir leur cœur à cette Muse géniale, pour faire passer son message au travers de leurs dons, et permettre à tous les cœurs en errance d’être touchés par sa lumière magique…! »

Aujourd’hui, Céline se tourne déjà vers de nouveaux horizons poétiques à conquérir… Parmi eux, la création à « plusieurs mains » lui tient très à cœur. En effet, qu’elle œuvre avec des poètes, peintres, musiciens ou calligraphes, la collaboration créatrice avec d’autres artistes est une expérience d’une très grande richesse, ouvrant la porte à un champ d’expression encore plus vaste. Dans cet esprit, nous pouvons apprécier ses nombreuses collaborations poétiques et livresques avec Pierre Lassalle et aussi Lucidaëlle, artiste peintre prometteuse.

Si on la questionne sur ses futurs projets, Céline répond avec vivacité : « Ne jamais cesser d’en avoir ! »
Ainsi la Poésie est généreuse envers tous les arts. Et Céline Lassalle n’a pas fini de nous surprendre par la richesse de sa créativité, dans l’amour du divin, de son Amie Poésie, et de son prochain !

Royale est Poésie
Depuis les sommets de Lumière saisie,
Tels torrents, coule et s’accomplit,
Et diamants en l’Eau de divine Vie
Accompagnent ses courants de sainte embellie
Sur Terre, qu’en joie les Cœurs aiment l’Esprit !
Céline Lassalle
Résolution
Et vient le Temps du souffrir prévu,
Où l’âme à ses dépens par le pleur est perdue…
Mais vient la Femme, et devant l’Être se tient,
Résolue : par elle, Il advient !
Transmuant sa vile nature par le réel d’Amour,
Des péchés, Femme libère son Cœur vivant le Jour !
Céline Lassalle

Amélie Delalain
Journaliste, bloggeuse
contact@espritcreateur.net
www.espritcreateur.net
www.pierre-lassalle.org/celine-lassalle/
Kaya Dove, Pierre Lassalle, Éd. Terre de Lumière, 2016.

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6° - Art-Thérapie, Itinéraire vers le SOI

Processus de création et de re-créations, se laisser toucher par ce qui est au plus profond de notre Être
Laissez faire vos mains…

Cette phrase résonne au fond moi comme un leitmotiv. Ne plus réfléchir, ouvrir son cœur et laisser les mains traduire le message du Soi sans rien vouloir.
Voilà ma définition de l’art-thérapie.
Mon aventure, en ce domaine, a commencé il y a trois années. Elle a été tellement riche en tout point que j’avais envie de vous la faire partager.

J’ai pratiqué l’art-thérapie parce que j’avais envie de créer. Je dirais plus précisément que ce qui sortait de mes mains ne me réjouissait pas, que je le qualifiais de laid. Pour moi, la création appartenait au monde des artistes, à quelques élites.
L’art-thérapie libère notre potentiel créatif, potentiel que nous avons tous, même si nous ne serons jamais des Picasso, Monet, Cézanne, mais qu’importe ! La création est là tous les jours dans les moindres gestes de la vie et c’est magnifique. Cette pratique a ouvert ma conscience sur mes champs de possibles non seulement sur moi mais aussi sur l’autre. J’avais des croyances telles que « l’autre fait mieux, lui, il sait faire ». Je crée, l’autre aussi, parce que, tous, nous sommes des créateurs. L’Art-thérapie permet de poser un regard nouveau sur soi et les autres, de s’ouvrir plus largement à un espace de tolérance à soi et à l’autre et cela sans jugement. L’autre est différent mais combien nouveau quand on se découvre. Le lien qui se tisse avec soi et avec l’autre est plus bienveillant.

Nous sommes tous des artistes en puissance mais nous l’ignorons. Prenez-en conscience, faites-vous du bien, prenez soin de vous et la Vie aura un autre parfum, un autre goût.
Tout est prétexte à pratiquer l’art-thérapie : tous les « médiums » utilisés que ce soit l’argile, la peinture, le collage, l’encre de Chine, les épices, les ocres, les tissus, la nature nous invitent à la création et à la re-création de soi à chaque instant.
Ce qui est précieux pour moi de vous apporter, c’est cette évidence que nous sommes tous créateurs ; qu’il suffit de se laisser porter par cet élan de vie qui nous habite et qui ne demande qu’à émerger, qu’à s’exprimer.
Langage du cœur, langage de l’amour universel qui nous féconde à tout instant.

Seule consigne à garder en tête : ne jamais chercher des résultats, ne jamais se comparer, se faire confiance, oser. Nous sommes tous différents et cette différence est un bien inestimable de beauté et de richesse. Rien n’est laid, tout a un sens. Dans cette activité, le résultat ne nous intéresse pas, seul le chemin pour y parvenir compte.
Osons être ce que nous sommes, Osons la différence, Osons ouvrir notre cœur, notre plus grande richesse.
Je vous assure que vous serez surpris(es) par l’abondance, la richesse, l’éclat de tant de beauté intérieure.
L’art-thérapie, pour moi, rejoint tous ces chemins dits spirituels ou de développement personnel, dans cette reliance au SOI que nous expérimentons. La seule différence, c’est que nous y allons avec le corps et non avec la tête. Le corps nous ramène à la présence ici et maintenant. Ici nous exprimons une intention en créant du concret qui n’est soumis ni au jugement ni à l’utile ni au devoir, mais à l’expression de sa propre vérité, de sa sensibilité.

Cet accompagnement à la créativité permet de retrouver un sens à sa vie, de sortir des blocages, des schémas répétitifs, des conditionnements.
L’expérience que je mène dans une crèche, dans une maison d’accueil spécialisée et dans un centre médical psychiatrique me réjouit chaque instant. Porteurs de handicap ou non, je touche à cette beauté intérieure de chacun quel que soit leur parcours, leur âge, leur vie. Seul apparaît l’être humain dans ce qu’il a de plus noble, dans son Essence, dans sa Lumière intérieure. Les étiquetages volent en éclat pour ne laisser apparaître que cet élan de vie qui habite et unifie tous les êtres humains. C’est pourquoi cela m’émeut tendrement. Qu’est-ce que c’est beau ! Je ne minimise pas mes mots, au contraire ces derniers ne sont pas assez forts pour exprimer les sentiments qui me traversent quand je vois les Créations de tous ces êtres. Leur sourire, leur visage éclairé traduisent bien évidemment leur satisfaction personnelle. Cela fait chaud au cœur, ça nourrit, c’est bon.
Les milieux médicaux qui connaissent bien cette pratique le savent. Les résultats sur leurs patients sont visibles mais faute d’argent seuls les art-thérapeutes en stage donc non rémunérés sont invités à intervenir au sein de leur établissement. Quel gâchis !
Dans le domaine socioprofessionnel, cette pratique employée en prévention nous éviterait de nombreux écueils. Combien de dysfonctionnements pourrions-nous enrayer en utilisant l’art-thérapie ?
Dans le domaine éducatif, introduire l’Art-thérapie permettrait aux étudiants de se poser dans l’ici et maintenant, de développer la confiance, l’estime de soi, et aux professeurs d’être plus à l’écoute des besoins de leurs élèves, de créer une belle relation d’échange. Et cela créerait des liens nouveaux et plus conscients.
Si nos instances gouvernementales mettaient plus l’accent sur le potentiel de l’être humain, quelle belle société verrions-nous poindre à l’horizon ! Je suis optimiste et cette nouvelle conscience émergera bientôt.
Ouvrons nos consciences en pratiquant l’art-thérapie sans modération.
Retournons-nous pour rencontrer ce pouvoir créateur et transformateur en chacun de nous, rencontrons notre terre-mère des profondeurs.

Pour finir cet article, je vous invite à vivre l’expérience suivante chez vous et/ou avec vos proches, un simple exercice : prenez de l’argile assez souple. Asseyez-vous dans un endroit tranquille et respirez en tenant cette boule d’argile dans vos mains. Ressentez sa texture, son état (fraîche, chaude, froide, etc.), gardez-la quelques minutes près de votre cœur et laissez vos mains agir sans réfléchir, sans penser à réaliser quoi que ce soit. Allez-y, faites-vous confiance et vous serez étonné(es) par le résultat.

Alexandrine DOUX
Formée et praticienne en Art Thérapie
alexandrinedoux@yahoo.fr










 

 

GALERIE

 

 

PORTRAIT DE FEMME

Ani Williams
Troubadouresse des temps modernes
Au Moyen Âge, les troubadours étaient des compositeurs, des poètes et des musiciens qui allaient de ville en ville pour insuffler des idées nouvelles et des façons inédites de créer de la beauté. Ils apportaient de l’espoir et motivaient les personnes par leur passion et leur vision d’un amour idéal.

Lorsque je regarde en
arrière, je me rends compte que je n’ai absolument pas choisi cette voie mais que l’univers m’a souvent poussée à ce que je la suive. En effet, je n’ai pas spécialement cherché à voyager, et pourtant on m’a maintes fois sollicitée de courir le monde pour jouer de la musique dans des situations et lieux très divers : les Nations unies à New York, les pyramides de Gizeh, les prisons, la fondation Findhorn...

À quinze ans, au début des années soixante, je débute la musique par la pratique de la guitare et apprends à jouer du flamenco. Je réalise à ce moment-là que je suis inadaptée à la culture dominante superficielle de ma Californie natale et que mon âme aspire à autre chose. J’apprends ensuite la harpe, le tympanon, la flûte, le tambour et d’autres percussions.

À l’âge de trente ans, je m’installe à Sedona en Arizona où je mène durant quarante ans une vie de mère et de Femme. Je cultive mes jardins intérieur et extérieur, chante pour Dame Nature et me guéris par le chant et la voix qui devient mon instrument de musique de prédilection.

Je reçois beaucoup d’informations par les rêves dont celui-ci qui fut très significatif pour moi : je vois une femme indigène qui alternativement tisse, se penche vers le sol pour écouter la Mère Terre puis ensuite se remet à l’ouvrage, et ainsi de suite. Je comprends alors qu’avant de créer, je dois en premier lieu écouter ma voix intérieure. Aussi ai-je à cœur de prendre le temps de la contemplation chaque matin et d’entretenir ce don de la réceptivité à moi-même. Par ce rêve, je saisis l’importance de m’accueillir, de faire confiance à ce que j’entends et ressens et d’avoir le courage de créer en symbiose avec mes ressentis. Il me faudra beaucoup de persévérance car de nombreux obstacles ont parsemé ma route.

Résidente depuis peu en France, j’accompagne des groupes qui viennent en pèlerinage à Marie-Madeleine que je considère comme un
archétype de la réémergence du Féminin. Sur les lieux sacrés de l’Occitanie, je me sens comme une trobairitz [1] des temps modernes, heureuse de pouvoir offrir mes talents au monde. Comme le disait si bien Gandhi : « Le but de l’art est d’inspirer et d’élever l’âme ».

 

 

 
 

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