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Cultiver la joie - N44

> Extrait

SOMMAIRE

02 Livre-toi
03 Édito / Karine Nivon
04 Sommaire

06 Carpe Diem
07 L'air du temps / Frédérique Larcher
08 Astro mondiale / Daniel Testard
10 Énergie de saison / Marie Pénélope Pérès

11 Corps Accord
12 Faites-le vous-même / Serena Zigrino
13 Essences féminies / Anne-Julie Yonnet
14 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj
16 La révolution des Yoni / Mahasatvaa Ma Ananda Sarita

17 Parfumer l'esprit
18 Editions Rêve de Femmes
20 Le coeur se livre / Sylvie de Berg
21 Nuit féconde / Marie-Laure Dellea-Loisance
22 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
23 La peur de la mort / François de Landorre

24 Tissons nos liens
25 Couples en chemin / Françoise Berry
26 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
27 Matern'elles / Clémence Laloue
28 La vis s'invite / Marie Bareaud
30 Vue d'ado / Lisa

31 DOSSIER : CULTIVER LA JOIE
32 Mettre en couleur sa vie et ses envies / Nancy Canet
34 Le yoga des carottes / Séverine Millet
36 La joie ? / Hélène Charbonnier Teljesseg
38 A la source de la joie / Pierre-André Blanc
40 Au coeur du désespoir, la grâce / Emmanuelle Maré-Vichard
42 Nourrir la Joie, nourrir la Vie / Bernadette Pierrard
44 Cultiver les émotions, récolter la joie / Pascale Bernard
46 Ce jour-là / Daniel Testard
48 Un temps pour soi / Claire Hérino-Imbert

49 Pour l'amour de l'art
50 Se relier au vivant par la création / Emmanuelle Mounier
51 Portfolio : Florence Santoni

56 PARTAGE : LES RELATIONS MERE-FILLE
57 Le flambeau / Chrystelle Bobel
59 Ces filles qui m'ont fait devenir mère / Plume Blanche
60 Une merveilleuse épopée d'amour / Samia-Mawiina
62 L'amour de mère en fille / Eva Wissenz
64 Mon guide de montagne(s) (russes) / Ana Stephan
66 Une histoire sans fin / Legend Keeper Géraldine

68 Gardiennes de la Terre
69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
72 Des racines dans la ville / Marie Gullí Démarre

73 Nourritures terrestres
74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

76 Bulletin de commande
78 L'Agenda des Femmes
80 Pubs
84 Le Rêve d'une femme / Cristina Laird

 
 

 

EXTRAIT

DOSSIER : CULTIVER LA JOIE -
Pour votre information, par faute de place nous ne pouvons publier les textes dans leur intégralité, ce sont des extraits. Vous remerciant de votre compréhension.

11 TEXTES de :
Laure GUIGARD
Marie-France Omedes Pichot
Yola SARRAT
Rejane Allons
Brigitte Bontemps
Pascale Lecoq
Nathalie Sauron-Raisin
Franck Aubert
Virginie BERTRAND de MARLES
Peggy CASSAGNES
Plume Blanche



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Texte 1 - L’écoute de toutes ses émotions

Écouter nos émotions pour libérer la colère, la tristesse et la peur et laisser notre joie profonde et innée jaillir de nous !

La joie fait partie de la famille des émotions que nous ressentons, avec la colère, la tristesse et la peur. Elle nous dit que nous sommes satisfaits, c’est-à-dire que des besoins en nous sont satisfaits. Elle est associée au plaisir, à la détente, à un ressenti agréable…

Avec l’émergence de la pensée positive, on peut penser que la joie et le bonheur se développent en se concentrant sur les choses positives.
Alors, oui, le fait de se concentrer sur ce qui nous satisfait, ce qui est beau autour de nous, ce que nous avons, ce que nous sommes capables de faire, sur ce dont nous sommes fiers-fières, sur ce qu’on aime, contribue à cultiver la joie et le sentiment de satisfaction.
Cet outil permet de se rappeler que, à chaque instant, je peux ressentir les quatre émotions vu qu’elles habitent toutes en moi en permanence, c’est-à-dire que je peux à chaque instant trouver une pensée qui me rendra triste, comme une qui me rendra joyeuse. J’ai donc ainsi le choix de me concentrer plus sur le ressenti de la joie que sur le ressenti des émotions désagréables.

Mais cet outil ne me satisfait pas entièrement.

Que faire des émotions désagréables qui surgissent en moi et qui prennent tellement de place que la joie ne m’est plus accessible ? Est-ce que je dois les rejeter ?
Soit, ces émotions sont désagréables à vivre et à faire vivre aux autres. Leur présence dérange, surtout quand on ne sait pas quoi en faire. Souvent, on n’a pas appris à les gérer sainement et sereinement ni à les comprendre. Et on peut préférer mettre toute son énergie à essayer de les faire taire afin qu’elles ne se manifestent plus et qu’on soit tranquille !
Vaine tentative ! Vous avez sûrement fait l’expérience de cette fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ou bien de cette déconnexion avec nous-mêmes qui fait qu’on ne sait même pas ce qui nous met vraiment en pétard ou nous déprime tant et ainsi nous prive de la possibilité d’agir sur la cause ! Sans parler des maladies psychosomatiques qui révèlent ces enfouissements.

Cultiver la joie est pour moi une invitation à l’écoute des émotions qui surgissent et également des émotions désagréables. C’est leur donner de l’espace. C’est accepter qu’elles vivent en moi. C’est envisager qu’elles ont un message important à me transmettre par rapport à la situation que je vis. C’est s’ouvrir à elles et ne pas les juger ni les enfermer dans la case « me pourrissent la vie et je serais mieux si elles n’étaient pas là ! »

L’écoute et la considération des émotions sont pour moi le chemin vers la joie, la vraie, la durable. La joie est notre état naturel.
Une fois que l’émotion désagréable s’est sentie entendue et comprise, alors elle cesse instantanément de se manifester, et la joie revient ! Il n’y a pas besoin de se battre pour que la joie soit au rendez-vous ! Les enfants pleurent à chaudes larmes et une fois que leur chagrin a été écouté et pris en compte, il cesse et ils repartent jouer comme si rien ne s’était passé.

L’écoute signifie :
- Prendre du temps ;
- Se connecter à soi : se concentrer sur soi et laisser émerger ce qui vient ;
- Accueillir ce qui est en essayant de ne pas juger ;
- Écouter les jugements qui arrivent (sans se juger !) ;
- Être avec ce qui surgit.
Par exemple, en faisant une activité qui amène à la concentration et à l’introversion (méditation, marche…), en utilisant un support (écriture, dessin…), en en parlant à une personne bienveillante et dans l’accueil, etc.

Quel message les émotions désagréables ont-elles à nous dire ?
Elles nous disent qu’un besoin n’est pas satisfait. C’est un voyant rouge sur notre tableau de bord, c’est un signal lumineux qui nous dit « quelque chose ne va pas ». Tous les êtres humains ont les mêmes besoins à satisfaire. Il y a des besoins physiques (boire, se nourrir, avoir chaud…) et des besoins psychologiques (se sentir aimé, reconnu, en sécurité, autonome, avoir une orientation, pouvoir être créatif…).
Ainsi, la colère nous informe que l’objet de cette colère est considéré comme une menace à notre bien-être et elle crée en nous une grande force pour nous battre contre cette menace. La tristesse nous informe que nous ressentons un manque et permet de prendre le temps de faire le deuil. Et la peur nous informe qu’il y a un danger et déclenche en nous des réactions physiques qui nous aident à faire face au danger plus efficacement.

Est-ce acceptable d’exprimer ses émotions ?
Accueillir ces émotions désagréables, c’est aussi se libérer des jugements qu’on a sur elles, du fait qu’on les ressente. Selon notre histoire et notre éducation, nous pouvons avoir des croyances sur l’interdit d’exprimer certaines émotions, voire toutes : « une petite fille est laide quand elle se met en colère », « un garçon qui pleure est une femmelette », « pour survivre, tu ne dois pas avoir peur », « il faut être positif », « ressentir des émotions, c’est être faible »…
Or tout le monde, y compris les animaux, ressent ces émotions. Elles s’expriment en premier lieu par notre corps (accélération du battement du cœur, frissons, tétanie…). Elles font donc partie de nous. Elles vont et viennent au gré des situations, nous informant si ces situations nous conviennent ou non. Elles nous permettent de réajuster nos décisions et nos comportements pour être satisfait profondément. Elles sont là pleinement à notre service et pour nous guider vers l’épanouissement.

......................................

Laure GUIGARD
consciencejoyeuse.com
consciencejoyeuse@mailoo.org

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Texte 2

La joie

La joie est où ?
La joie, c’est quoi ?
La joie, pourquoi ?
Bonjour la joie, me voilà
Oui je viens vers toi
Quelle joie de te voir, de te sentir, de te tenir, de te ressentir, de t’aimer
La joie est là, oui juste là,
Si si, elle est là à côté de moi, de toi, de lui, d’elle
Il y a juste à la cueillir, la nourrir, la bercer, l’aimer,
Regarde ce bel oiseau sur sa branche d’arbre,
Regarde cet enfant qui joue dans une flaque d’eau
Regarde-toi dans un miroir et souris
Souris à la vie,
Écoute les sons,
Savoure le fruit de l’arbre
Touche le velours de la rose et sens son odeur
Marche et ressens ce qu’il se passe autour de toi
Sens la caresse du vent, la caresse de la main de l’autre, la caresse de l’enfant
Entre dans la danse du rire, du jeu, de ton je,
Danse, saute, joue, comme une enfant
La joie est partout, partout, partout autour de nous,
Seul, seule, en couple, en famille, entre ami(e)s
Vivons, explorons, ressentons, vibrons, partageons, nourrissons-nous de la joie,
Joie, J pour Je, O pour on, I pour image, E pour ensemble
La joie d’un jour, vibre pour toujours,
La joie


Marie-France Omedes Pichot - energeticienne-aude.wifeo.com - www.facebook.com/La-Magie-de-Marie
https://www.facebook.com/cerclesdefemmescarcassonne

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Texte 3 - Renaître à la joie

« La joie profonde du cœur est une boussole qui nous indique le chemin de la vie. », Mère Teresa.
Cultiver comme un jardin la joie dans son cœur. Telle l’Abbesse Hildegarde de Bingen, mettre des épices dans ses biscuits (si possible à l’épeautre !), c’est donner un goût de joie à sa vie dans toutes les circonstances. Une saveur proche du chocolat noir : amer mais intéressant, ouvrant le palais à une notion nouvelle.
Un certain mystère habite la réception de la joie par le don. Quelque chose de plus grand que soi est exprimé par les plus grands mystiques ou philosophes : « Bonne est l’action qui ne donne aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité. » selon Bouddha.

Donner de la joie, de l’attention, du temps, un petit bout de vie, permet de ressentir soi-même un certain allègement jusque dans les moments de détresse absolue. La science le prouve aujourd’hui, ce que Mathieu Ricard a démontré en se soumettant à des tests neurologiques relatés récemment .

Cette vérité, je l’expérimente depuis plusieurs mois, après le décès in utero de notre premier enfant à 6 mois de grossesse. Il vous semble littéralement que le Ciel vous tombe sur la tête. Au-delà de toutes les questions qui ne trouveront jamais de réponse, il faut apprendre à se relever, continuer de se lever le matin, se nourrir, prendre soin de ce corps qu’on ne peut regarder sans pleurer…
Et pourtant, quelque chose renaît. Comme une fleur au printemps réussit à percer la neige. Équilibre entre amertume et douceur. Nostalgie et Amour de la vie.

Tristesse s’installe et Joie se tait. Joie boude, croise les bras, puis se ressaisit, essaie d’écarter les coudes. Tristesse se défend mais Joie nous surprend au détour d’un anachronisme de la vie qui réussit à nous arracher un petit sourire… un premier petit sourire… l’éclat de rire reviendra plus tard… Il revient le jour où l’on comprend que la tristesse et l’amour déjà porté à cet enfant vivront toujours avec nous.

Accepter l’ambivalence, c’est planter la graine pour cultiver la joie. Ces sentiments nous accompagneront en donnant des couleurs nouvelles à la toile qui continue de se dessiner jour après jour pour nous faire grandir. Ces couleurs s’exprimeront dans des tons gris, orageux, mais enrichissent la gamme de notre existence et, curieusement, ouvrent notre cœur à une expérience nouvelle, celle de la compassion.

Plus simplement, en posant son regard sur le monde, il est évident que l’épreuve est présente tout autour de nous : l’acidité de la vie qui s’exprime dans la pauvreté matérielle s’affichant sous nos fenêtres, l’appauvrissement de l’âme malgré les richesses terrestres, les déchirements familiaux, les départs, les incompréhensions. Ces drames n’ont d’égal que la douceur dans le sourire des enfants des rues jouant avec insouciance momentanée sous une pluie battante, lors d’une visite impromptue, joie dans le regard d’une personne âgée connaissant la solitude…
Il convient de ne pas tomber dans le piège de tout relativiser : ma détresse est bien présente, celle de mon interlocuteur est incomparable à la mienne. Joyeuse, cette mère de famille nombreuse dans un quartier défavorisé des favelas me montre l’échographie payée par notre association : quelle force me permet de ne pas éclater en sanglots malgré les larmes qui montent ? Je ne le sais pas. Je suppose que c’est la petite graine que j’ai choisi de planter ce matin dans mon cœur en me forçant à aller apporter de l’écoute et du réconfort à ces femmes défavorisées. Mais défavorisées par quoi ? Par la vie ? La détresse matérielle et la détresse morale sont-elles comparables ? Nul ne le sait. Chacune est présente sur Terre depuis la nuit des temps. Et pourtant, ces femmes ont planté la même graine que moi, choisissent en se levant de cultiver la joie malgré les coups de leur mari, les maladies de leurs enfants, la douleur des crises de manque, les viols des clients…
L’épreuve peut renforcer. J’ai connu des moments tellement sombres que le déchirement ne peut que laisser entrer un peu de lumière. Cette toute petite lueur, c’est l’espoir d’un jour nouveau dont a besoin la petite graine qui ne demande qu’à être cultivée pour grandir et se donner dans une énergie nouvelle.

« Partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. »
Cultiver la joie, c’est chérir ce jardin dans notre âme par tous les moyens que la vie met à notre disposition si nous ouvrons les yeux : ces proches qui n’attendent qu’un pas vers eux, cette œuvre musicale qui réveille nos sens, ce paysage qui s’étend sous notre regard, ce texte qui nous apporte exactement les mots dont nous avions besoin à cet instant, ces bras qui nous entourent de leur chaleur, ce dépassement de soi dans une course effrénée. Cultiver la joie dans la solitude gracieuse, un moment volé à nos obligations, au jour, à la nuit, à l’éternité.

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Yola SARRAT- desraisinsverts@gmail.com


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Texte 4 - Créatrice de joie

Pour moi la joie se provoque. Comme une contestation pacifiste face à des situations que je ne peux améliorer immédiatement, j’utilise cette émotion afin de construire un lendemain meilleur.

Je ne saurais dire si la joie est apparue un jour dans ma vie ou si elle était présente au fond de moi depuis toujours ; un peu comme une amie de valeur dont on n’aurait encore jamais remarqué la présence et surtout, l’importance.
Entre vingt et trente ans, les réflexions de mon entourage sur mes agissements face aux vicissitudes de la vie m’ont poussée à analyser mes réactions. Car d’un côté il y avait les gens pour qui j’étais une sorte de râleuse, une révolutionnaire à l’humour ironique qui voulait toujours tout changer. De l’autre il y avait ceux qui me considéraient comme une sorte de modèle. Car quelle que soit la difficulté à dépasser, je m’y confrontais, non sans un certain humour, sachant au fond de moi que cette situation était toujours temporaire et que le meilleur m’attendait. Finalement, je ne me reconnaissais dans aucune de ces deux représentations qui étaient faites de moi et je me suis même sentie comme enfermée par celles-ci.
Évidemment je n’ai jamais attendu les bras croisés l’amélioration de mon sort. Je me suis toujours ajustée à l’instant présent sans pour autant nier mes désirs et mes rêves. Comportement qui a d’ailleurs souvent provoqué l’énervement de ceux qui souhaitaient me rendre plus à leur image. Il s’agissait d’ailleurs des personnes qui, me cataloguant au rang de révolutionnaire, négligeaient certainement de reconnaître que ma quête d’authenticité dérangeait leurs habitudes. Hors de question de prendre le risque de sortir du périmètre conventionnel qu’ils avaient choisi. Ce qui pour moi n’était en fait qu’une prison dorée était pour eux, à les entendre, source de leur bonheur.

Vers la trentaine, j’ai compris que ce comportement-là ne permettait aucunement de se développer personnellement et par conséquent de s’autoriser la joie. Il m’a paru évident que pour accéder à cet état d’être il me fallait dépasser mes peurs pour naître à moi-même. M’autoriser l’originalité dans une société si conventionnelle et normative, ne plus me censurer pour être authentique à moi et donc à autrui. Mon cheminement évoluant, j’ai laissé pas mal de gens derrière moi ; avec un sentiment d’affection pour certains, de détachement salutaire pour d’autres. La qualité d’une relation étant toujours plus importante pour moi que la quantité.
Face aux difficultés de la vie j’ai toujours eu conscience que celle-ci était de nature impermanente même si je ne savais pas l’expliquer ainsi à l’époque. Doit-on d’ailleurs toujours savoir expliquer ce qui est inné chez nous ? Demandons-nous à un enfant de nous expliquer comment il marche ? Il ne saura l’expliquer par contre il le fera car il sait que c’est bon pour lui.
J’accueille le positif en chaque événement qui se présente à moi comme pour me nourrir, en attendant que s’améliore une situation vécue comme négative sur l’instant. Car en chaque crise réside une petite part de lumière qui me permet de rebondir. Ce comportement peut être considéré comme du survivalisme émotionnel. Grâce à ça je n’ai jamais perdu mon pouvoir d’action et de création. Pour permettre qu’un avenir meilleur arrive, il me semble évident que chaque petit instant de bonheur doit être considéré comme sacré. Je dirais que tout est bon pour être heureux : un oiseau qui se pose devant nous, le sourire ravissant d’un inconnu... C’est ma capacité d’émerveillement aux petites simplicités de la vie qui me permet de rester ancrée à la source de joie.

Je décide de ce que sera ma journée, ma vie.

............................................


Réjane Allons - rejane@vie-sante.fr - http://vie-sante.fr

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Texte 5 - Êtres de joie

Joie aux joues rosies de n’être que ce qu’elle est :
la présence sacrée,
consciente d’être,
consciente de vie.

Joie de mon cœur de battre pour la vie !
Joie de mon corps de naître à chaque instant !
Joie de mon esprit de refléter la Vie !
Joie de mon âme de s’incarner dans la légèreté de l’Être !

Une légèreté au goût de liberté qui exalte le rien, le simple et le beau.
Un émerveillement qui ouvre le chemin de tous les possibles.

Avec une lettre de plus, la joie devient la jolie !
Jolie joie qui enflamme mon regard et embrase mon cœur !
La joie de toi à moi,
La joie au fondement de moi.

Joie rime avec foi.
Foi dans la joie et joie dans la foi.
Avec toi, avec moi, pour le Soi.


Brigitte Bontemps- brigitte-bontemps@haona.fr- www.haona.fr

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Texte 6 - La Joie est ta Foi

« Cultiver la Joie,
Encore faudrait-il en avoir sur soi ! Et qu’est-ce que la Joie ?
Voilà bien qui rime avec Foi, alors, où est-elle en toi ? »

« La joie est à l’opposé du lisse, du factice. Avec elle, pas besoin d’artifice,
Cela bruisse.
Un mouvement doux et ondulant,
Qui part de l’en-dedans.
La Joie est ta Foi.
Elle te lie à l’instant, au Vivant. Renouer avec ton sacré,
Est la porte d’entrée,
Pour retrouver ta joie d’exister, L’envie d’être En Vie.
Sans en faire des folies,
Mais bien petit à petit,
Pour épouser l’espace, ta place, Et savourer ta quotidienneté, Avec légèreté et onctuosité. Abandonner ta personnalité, Au service de ton humanité. Être enamouré,
En totale abandonnée,
Reliée à ton essence,
Tout a du sens et fait sens. »

La Joie est ta Foi – 30 septembre 2016 - Texte Inspiré – Pascale Lecoq

À propos des textes inspirés :
Ils s’écrivent en quelques minutes, ont la particularité d’être en rimes, comme des poésies. Avec des mots nouveaux, des néologismes qui agrandissent notre perception, la rendent plus intuitive.
C’est du langage chantant, qui s’entend.
Ils agissent comme des mantras, ils possèdent une vertu magique : quelque chose se passe
en soi à leur lecture, d’autant plus si elle se fait à haute voix.
Ces textes servent de révélateur à notre être.
C’est une mise en lumière d’une partie de soi, avec un mot, une image, une sensation.
Je vous souhaite une belle exploration !


Pascale Lecoq - www.reveilasoi.com - contact@reveilasoi.com


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Texte 7 - Cultiver la joie par l’écriture

Le positif se cultive et la joie s’entretient.
Écrivez-le, vous verrez que ça reste !

L’écriture m’accompagne depuis toujours. C’est mon refuge, mon aide, mon confident, mon exutoire. Chaque épisode de ma vie, chacune de mes victoires, mes difficultés, mes interrogations ont toujours trouvé leur place couchés sur du papier.
L’écriture permet au mental de trouver matière et ainsi trouver son chemin. Elle conjugue prise de conscience, temps et action ; un moyen de s’ancrer ici et maintenant.

C’est aussi mon jardin.
Dans ce jardin, je plante tout ce qui me fait vibrer : les sons, les images, les odeurs, les pensées. Des plus petites aux plus grandes idées, tout a sa place.
J’appelle cela « cultiver son jardin positif ».
Dans un joli cahier, un objet auquel j’accorde de la valeur, j’écris ce qui me plaît, me parle comme si je semais des petites graines de plaisir, tout ce que je veux garder précieusement. En relisant, je me reconnecte à ce qui me fait vibrer : ces graines, plantées au fil des jours vont grandir et donner des fleurs, des plantes, puis des arbres, prenant racines au plus profond de mon cœur.

S’ouvrir au positif, s’attarder sur le beau et en garder une trace.
Le cercle vertueux aussi existe.

Cristalliser nos pensées, nos émotions, nous le faisons sans arrêt, sans même nous en rendre compte.
Avec le négatif, si on n’y prend pas garde, c’est quasi systématique puisque nous regardons des choses négatives, véhiculons plus souvent des choses négatives et le négatif engendre lui aussi du négatif. La pression, le stress, les peurs, ce qui est révélé mais aussi ce qui sommeille va être perturbé par ces énergies que nous allons sans cesse relayer, véhiculer. Nous ressassons ce qui ne nous plaît pas, ce qui nous énerve, ce qui nous fait peur. Télé, Internet, échanges rapides entre personnes : attentats, météo (ben oui ma pauv’dame on n’a plus de saisons !), politique, culture, social… Encore, encore, encore… Nous ne savons plus de quoi nous parlons, nous ne savons plus où nous en sommes mais nous relayons.
Quand nous comprenons ce mécanisme, il est aisé d’envisager un autre cycle d’engendrement.

Du concret naît la confiance. De la confiance naît la joie.

Alors un vrai travail de reconditionnement commence. Apprendre ou réapprendre à voir le beau, à voir le positif et le garder très précieusement car c’est un trésor. Ce n’est plus abstrait dans la tête car c’est écrit sur le papier, ça a pris forme, c’est réel, ça existe ! L’écrit « encre » les choses, pour maintenant, pour plus tard.
Les périodes plus difficiles de la vie, car nous en connaissons tous, nous savons alors que la joie est présente dans notre cœur. Et si nous en doutons, le cahier est là pour nous rappeler qu’il faut juste réussir à nous reconnecter à elle. C’est comme un puits, une oasis au milieu du désert. On peut venir s’y ressourcer et repartir.

Le passé n’existe plus, le futur n’existe pas et le présent est tel que nous choisissons de le voir et de le construire. La joie ne se vit que dans le présent.

Tous à nos cahiers, à nos jardins.
La joie est un feu intérieur : nourrissons-le !


Nathalie Sauron-Raisin- www.therapiesmanuelles.com

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Texte 8 - Alchimie de la Joie ?
Du plomb d’un sourire à l’or de la Joie

Vous avez dit « cuisiner » la Joie ? Alors allons-y !…

« Quand on rit, quand on naît ! » ou bien « Quand on rit quand on Est » ?
Oui, en effet, la Joie est une Sacrée cuisine, et certains vont même jusqu’à en faire une profession avec un beau nez rouge au milieu du visage pour que sorte, coûte que coûte, au milieu de muscles partiellement atrophiés… un sourire puis enfin un rire, condensé de stress, de lâcher-prise, de « Il faut que j’y arrive ! J’ai payé, je dois rire… »
Qu’en est-il de la Joie dans ce bouillon de culture réactionnel et de conditionnements ? Pour ma part, je crois que l’on est un peu à côté du sujet et que le rire ne procède peut-être pas de la Joie, que nos deux marmites, intellectuelle et émotionnelle, nous font croire que cette fois-ci ça y est !

On ne cultive pas la Joie, comme on ne la cuisine pas. Pas de recette, pas de méthode, pas de savoir-faire… alors peut-être un savoir-être ?

Au cœur d’une expérience de Vie, et peut-être pas aussi facile que ça, un surgissement, une étincelle, une Lumière, une Connexion, en dehors de toute procédure intellectuelle et émotionnelle, simplement une Connexion, au cœur d’un dépouillement, d’un vide et d’un silence habités.

Alors la Joie est là, sans explication ni stratégie, comme une Force de vie, un feu intérieur qui brûle toutes les différences, les distances, les cloisons. La Joie comme une vibration d’Unité, une Source éternelle au cœur du Temple de chair.
Ceux qui l’ont touchée n’en parlent pas, ils se contentent de la rayonner. La fonction de Joie est une fonction d’Amour sans condition, sans avant ni après, sans là-bas ou ailleurs, une fonction de Présence reliée.
Alors je ne peux pas cultiver la Joie, je cultive tout ce qu’il y a autour pour laisser au centre, un espace libre et vierge de tout, et si c’est l’heure pour moi de cette connexion, alors je ferai la seule expérience qui puisse honorer et justifier mon chemin de Vie.

Franck Aubert - franckaubert53@yahoo.fr- http://lapprenti-sage.jimdo.com

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Texte 9
Et si les crises de vie étaient de véritables cadeaux prometteurs pour nous permettre de nous reconnecter à notre joie et la vivreau quotidien ?

Comment mes crises de vie m’ont donné la chance de me remettre totalement en question pour me permettre de suivre ma voie, de libérer mon potentiel !

Je m’appelle Virginie, j’ai quarante-trois ans, trois enfants, Roxane, seize ans, Armand, treize ans et Hortense, onze ans, les trois amours de ma vie. J’habite dans la Drôme, à Die, une petite ville nichée au pied des montagnes du Vercors, dans un cadre de nature extraordinaire. J’ai fait le choix il y a neuf ans de quitter Paris avec toute ma famille : un choix de vie, comme un appel du cœur à passer a autre chose… Ingénieur agro de formation, j’ai travaillé dix-huit ans en tant que salariée dans le monde de l’entreprise sur des postes à responsabilité dans le domaine du marketing et du vin. Trois électrochocs ont bouleversé ma vie en 2013 2014 : mon mari me quitte, ma maison brûle et je me fais licencier… Des événements qui m’obligent à me remettre en question, à reprendre le contrôle de ma vie, à me reconnecter à moi-même, à ce qu’il y a de plus profond en moi, à ma joie intérieure. Comprendre, accepter, transmuter, transformer les épreuves pour en sortir grandie. Passer du rôle de victime à celui de guide… une reconversion vers le coaching qui coule de source et l’envie de partager mon expérience avec le plus grand nombre, l’envie de réveiller cette graine de joie qui sommeille en chacun de nous, d’activer son énergie, de lui laisser exprimer tout son potentiel… pour qu’elle grandisse et devienne la belle fleur que vous avez toujours eu envie ou rêvé d’Être.

Qui aurait dit il y a quatre ans que ma raison d’être était de semer des graines de joie dans le cœur des hommes et des femmes tout particulièrement…? Malgré toutes ces épreuves sur mon chemin, je me sens tellement plus épanouie qu’il y a quatre ou cinq ans… J’ai enfin repris ma vie en main, repris l’entière responsabilité de ma vie, de ce que j’avais envie de vivre. C’est une véritable RE-naissance… à moi-même !
Je suis passée à travers un certain nombre d’étapes dans ma transformation, un processus de reconnexion que je partage avec vous aujourd’hui… et les six clefs essentielles pour cultiver la Joie au quotidien ! Puisse-t-il vous inspirer…
La reconnexion à mon corps et à mes émotions : le socle, la base de ma reconstruction
À travers la découverte de la pleine conscience, de la méditation, j’ai réappris à vivre dans l’instant présent, à prendre du temps pour moi, appris à me poser et à me mettre à l’écoute de mon corps et de mes émotions, j’ai appris à gérer mes émotions, les accueillir pour ne plus être dans la réaction systématique ! Arrêter d’être dans le faire et apprendre à être. Redécouvrir la joie de vivre dans le moment présent.

La gestion de mon énergie, de ma force vitale : c’est quand mon énergie est au top que je peux vraiment m’engager dans le changement et la transformation. Cette étape m’a permis de faire le point sur tout ce qui a une influence sur mon énergie : mon alimentation qui a progressivement évolué, mes pensées, mes émotions, mon environnement et les événements. J’ai repris la responsabilité de ma vie : devant chaque événement, j’ai toujours le choix, en fonction de mon choix, de ma réaction, l’événement me tire vers le bas ou vers le haut.

Me remettre dans une spirale positive : choisir de faire des choses qui me font du bien, tout simplement, apprendre à mettre le focus sur le positif dans n’importe quelle situation et découvrir la puissance de la gratitude, mettre l’accent sur tout ce qui va bien dans ma vie. Une étape capitale pour moi de réaliser tout ce que j’avais de magnifique dans ma vie, malgré les épreuves… et remercier pour cela.

Dépasser mes peurs, mes doutes et exploser mes croyances : j’ai clairement appris à sortir de ma zone de confort et à faire face à mes peurs pour mieux les transcender et grandir ! Le bonheur est bien souvent juste derrière la peur ! Il suffit souvent de casser les vieux schémas, les « programmes » de notre enfance pour enfin se libérer. L’accompagnement, le coaching ont été merveilleux pour moi et m’ont permis d’avancer plus vite sur mon chemin.

Clarifier ce que j’ai envie de vivre : s’ouvrir à tous les possibles, rêver sa vie, laisser parler son cœur et se dire que finalement tout est réalisable et atteignable. Tout ce que la pensée peut imaginer peut devenir réalité. Qu’est-ce qui est important pour moi ? Qu’est ce que j’ai envie de vivre et d’expérimenter ? Qui ai-je envie d’être ? Plus je suis claire sur ce que je veux, plus l’Univers a la capacité de répondre à mes demandes.

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Virginie BERTRAND de MARLES- Graine de Joie, www.prenez-vous-en-main.com
v.bertrand.coaching@gmail.com

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Texte 10
L’Art d’être en joie

Bizarrement, je me suis rendu compte il y a moins d’un an qu’il n’était pas si évident d’être en joie. Je m’interrogeais ; comment cela est-il possible ?
J’étais persuadée que nous naissions dans la joie alors comment pouvait-elle s’envoler, disparaître de notre corps ? Pire ! Comment nous, adultes, pouvions-nous culpabiliser d’être en joie ?

Qui a fait un peu de travail de guérison ou de chemin personnel sait que nos parents par leurs héritages respectifs, puis l’école, la société ont vite fait de faire taire cette joie d’enfant en nous pour ne laisser place qu’à des peurs. Bien, ça, c’est vu.
Mais culpabiliser d’être en joie ? Je tombais des nues.

Le fait est que cette société dans laquelle nous vivons, et qui sait si bien nous manipuler pour nous maintenir dans un état de peur, nous conditionne également à culpabiliser les uns envers les autres.
Depuis bientôt un an, je me sens bien. Je pourrais même dire que je suis à deux doigts du bonheur ! Alors comment se fait-il que la joie ait encore du mal à s’installer pleinement en moi ? Eh bien, j’ai découvert deux principales raisons : l’effet miroir et l’excès d’empathie.

En effet, qui suis-je pour être tellement en joie dans cette société malade ? Soit disant les temps sont durs, la crise, les guerres, les tempêtes météorologiques… Parlez à quelqu’un et dites-lui que vous allez parfaitement bien, que vous êtes heureux(se) de vivre, que la vie vous sourit et que… vous êtes en joie. Puis attendez la réaction, regardez son visage. La plupart des gens vous regarderont avec des yeux étonnés, voire d’un air bizarre. Ils pourraient vous faire une réponse telle que « Ah bon ? Tu en as de la chance toi ! » et vous regarder d’un air culpabilisateur. À ce moment-là vous devrez ne pas perdre face mais assumer fièrement cette joie et ce sourire si fièrement acquis qui vous caractérisent dorénavant. Car les rabat-joie auront tôt fait de vous entraîner avec eux dans leur sillage inconscient mais pervers ; si je ne vais pas bien, tu ne le dois pas non plus car sinon tu me renvoies en pleine face mon incapacité à être dans cette même joie et je me vois obligé(e) de me questionner sur qui je suis et sur ce que je fais de ma vie. Je ne vais pas te prendre pour modèle d’inspiration car je suis incapable d’aller à la rencontre de moi-même et de mes peurs, alors je préfère croire que tu es une exception et ne pas accorder foi à tes délires. De plus, il est absolument impossible que tu sois en joie et heureuse de vivre, il y a sûrement quelque chose qui cloche chez toi ! Voilà un des scénarios possibles mais il n’est pas le seul.

Il existe un autre effet pervers : l’excès d’empathie.
Auparavant, lorsque j’étais dans un groupe de personnes, au bout de quelques heures ou un jour ou deux selon les cas, ma joie m’échappait. Ayant pris pour habitude de me remettre (quasi) systématiquement en question lorsque quelque chose me perturbe, je me demandais : Que se passait-il à ce moment-là pour ne plus être en joie ? Un jour, j’ai compris ! Je ne m’autorisais pas à être en joie par empathie et ce, de façon inconsciente. Je me bridais, me retenais afin d’être « en accord » avec les autres. Une part de moi ne voulait pas montrer que j’étais sur le chemin du bonheur. En fait, le fond du problème était que j’avais encore des difficultés à accepter ma propre puissance, ma capacité à être inspirante et donc mon acceptation à être en joie.

Depuis lors, je reste vigilante lorsque je suis en société pour rester bien alignée et bien connectée avec ma joie afin d’être sûre qu’elle ne m’abandonne pas. Je m’autorise à être en joie même si mon entourage est moribond et n’est pas prêt à voir ni à supporter cela. Car je refuse de me sacrifier. Au contraire, je m’autorise par un jeu d’effet miroir, à être celle qui inspire car je veux faire ressortir le meilleur des autres pour faire ressortir le meilleur de moi-même et par là-même, qu’ils voient en moi l’espoir de vivre eux aussi, un jour, dans la joie.
Je travaille donc autant que possible à l’Art d’être en joie et ce, de façon permanente !

Peggy CASSAGNES
unebelleenergie@gmail.com
www.unebelleenergie.fr

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Texte 11
SI...



Si je vous parle en couleur, l’orange est vibrant

Si je vous parle d’un amant, mon cœur un enchantement

Si je vous parle de mes cellules, elles pullulent 

Si je vous parle d’une grâce, c’est une libellule

Si je vous parle d’une saison, c’est le printemps naissant

Si je vous parle du vent, c’est la caresse chaude d’une brise subtile.
Si je vous parle d’une femme, c’est une déesse prêtresse

Si je vous parle du temps, c’est le présent

Si je vous parle d’un tissu, c’est de la soie

Si je vous parle d’un enfant, il sourit



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Plume Blanche - nmarch@free.fr
 - Facebook : Plume Blanche (phénix)


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PARTAGE : RELATIONS MERE-FILLES
Pour votre information, par manque de place, nous ne pouvons publier les textes dans leur intégralité. Nous nous en excusons par avance.

7 textes de :

Yael CATHERINET : "Guérir ensemble"
Karine YUNG : "Un cercle de femmes qui commence à la naissance de mes filles"
Cécilia GAUTIER : "Lignées féminines"
Nathalie WALYLO : "Lettre à ma fille"
Sophie DONON : "Femmes dans le regard de mes filles"
Aranka BELLE : "Complices et complexes
Gwaldys JOUSSELME : "Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est la plus féminine ? "


Texte 1 de Yael CATHERINET


Guérir ensemble

Lettre à ma mère, à ma fille, à nous.
Lettre à nos relations ou du je à nous, à toi, je couds, découds, lie, délie le fil de notre aventure, notre amour, notre histoire.

Je t’écris

Je t’écris à toi ma mère,
celle qui m’a donné le jour.
Celle qui n’a su,
pu,
me protéger,
moi, son enfant.

Le silence et le froid sont entrés dans ma vie.
Un manque,
une absence a laissé un blanc.
J’ai dû apprendre intuitivement à me protéger,
créant la bulle face au monde.

Je t’écris à toi ma fille,
à qui j’ai donné le jour.
Celle qui de son regard m’a faite mère,
et de son cœur a su m’apprendre à aimer.
Cadeau de la vie que de porter et accueillir l’humanité, l’amour, un enfant, une fille.

Je t’écris mère,
dans cet espace vierge qui m’est offert.
comme une bouteille qu’on jette à la mer
pour survivre du naufrage.

Je t’écris pour retisser le lien qui nous unit.
Je t’écris pour guérir
que nous guérissions ensemble,
fille-mère
mère-fille
Je t’écris mère comme une goutte qui se dessine et imagine que tout est possible.

Je t’écris car je ne suis plus triste.
Mes cendres sont devenues renaissance, joie, résonance.

Je t’écris mère,
pour que cesse la destruction
et naisse le pardon.

Je t’écris mère,
Aujourd’hui pour cette transmission
chère à mes yeux.
Qu’elle ne soit plus larmes et remords
Qu’elle soit espoir de génération.

Je t’écris ma fille,
pour t’accompagner à devenir femme
pour voir tout ton être chaque jour éclore rose somptueuse.
J’aime à te deviner, te sentir, t’accueillir fille, femme, mère, grand-mère
Même si je partirai bien avant toi.

Je t’écris car je nous imagine toi ma fille, mes filles dans ce cercle d’étoiles,
voie lactée qui marche vers un féminin de cœur,
nouveau, sacré, porteur d’un sentier,
que chacune peut emprunter.
La vie m’a donné deux filles, mes filles

Je t’écris ma mère,
car tes mots m’ont manqué,
ta souffrance a pris tout mon corps.
J’ai dû partir et me reconstruire.
Je n’ai gardé que des traumatismes, des plaies à soigner, à aimer, à transformer, à accepter.

Je t’écris mère,
pour te dire que mes pas sont devenus
matière, terre, jardin, homme, enfant, femme que je suis à présent.
Mes pleurs, mes attentes ont pris la plume de l’écriture,
mes envies le trait de la gouache colorée.

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Yaël Catherinet - http://lechantdesarbres.over-blog.com

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Texte 2 de Karine YUNG :

Un cercle de femmes qui commence à la naissance de mes filles.

Un regard, de la tendresse et des paroles. Des âmes qui se rencontrent. Et des échanges qui attendrissent, remuent, aident à se réaliser. Être maman avec ma fille, mes filles, un chemin initiatique au cœur de ma vie.

« Notre relation mère-filles représente un terreau fertile, une source vive »

« Morgane »

Il était une fois la naissance d’une fée. Un cadeau de la vie, attendu sans son papa qui nous a quittées à l’annonce de sa venue. Ce merveilleux temps où mon enfant grandissait tranquillement en moi nous a permis d’être dans un perpétuel dialogue, dans l’amour et dans l’impatience pour moi de découvrir ce petit être, cette âme venue à ma rencontre. Premier contact et premier pas dans la découverte de notre relation mère-fille.
Alors que la pluie et le vent se déchaînaient dehors, un ange est apparu et nous a bénies de son regard. Morgane était là dans mes bras et notre relation mère-fille a trouvé un nouveau souffle.

« Marine »

Quatre ans plus tard… Il était une fois une princesse qui à son tour grandit en moi. L’attente de sa venue vécue aux côtés de son papa se passe dans un beau dialogue de mère à fille et de sœur à sœur. Sa naissance : une nuit d’hiver, au mois de février après avoir prolongé son séjour en moi de presque une semaine, ma princesse arrive en catastrophe. Pressée tout d’un coup de venir dans mes bras. Une nouvelle rencontre d’âme à âme.
Marine. Une infinie douceur dans le regard, me rappelant inlassablement l’amour que nous avons l’une pour l’autre, c’est ainsi qu’elle a pris sa place dans ma vie.

« Mes deux filles »

Mes 2 filles ont enrichi ma vie de mère. Depuis leur naissance nous ne cessons de nous découvrir et de nous aimer.

Âgées respectivement de 21 ans et de 17 ans, elles sont toutes deux semblables et pourtant tellement différentes. Féminines l’une comme l’autre, dans une envie de vivre professionnellement au côté des enfants, elles militent pour une éducation alternative dans le respect de leurs rythmes et de leur identité. Végétariennes toutes les deux, elles se soutiennent dans leurs choix de vie. Différentes par leur personnalité bien définie.
Nos relations sont parfois un peu « houleuses » mais nous arrivons toujours à garder un dialogue d’amour qui passe par des mots, de la tendresse, des silences.
Nos différentes conversations les font grandir… et me font grandir moi aussi !

« Notre relation mère-fille »

Elles sont pour moi un miroir de qui je suis. À l’instant où je me vois dans leurs yeux, où je me devine sous leurs paroles, je prends conscience du respect de mes valeurs et du respect des lois de la Vie… ou pas.
Il arrive parfois que l’image qu’elles me renvoient ne soit ni belle ni lumineuse. En désaccord avec ce que je souhaite leur apprendre et leur montrer. En décalage avec mon féminin sacré.
C’est alors avec une bienveillance et un amour infini que je me ressaisis.
Chaque jour je suis présente et à leur écoute.
Chaque jour je les respecte dans leurs différences et je me mets en relation avec leur âme et leur personnalité.
Chaque jour nous nous construisons les unes avec les autres. Quel bonheur de les voir s’épanouir telles de merveilleuses fleurs qui embellissent mon monde.

Elles sont souvent le mouvement qui secoue mon quotidien, mais pour ma part je sais que le mouvement est La Vie. Et si parfois je suis sous le coup de l’impatience ou préoccupée par mon propre chemin et que je manque de patience envers elles, leur vitalité me pousse à me rendre compte au final à quel point j’aime les vagues qu’elles créent autour de moi.

Pour moi, notre relation mère-filles représente un terreau fertile, une source vive, elles savent qu’elles peuvent s’y nourrir, pour se réaliser dans leur vie de femme, de mère, d’amie, d’amante. En accord avec elle et leur féminin sacré.
Elles me disent trouver en moi un pilier, un exemple, une inspiration… Je peux aujourd’hui vous le dire : elles le sont tout autant pour moi.

« Une lignée de femmes »

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Karine Yung - Karine.yung@laposte.net

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Texte 3 de Cécilia GAUTHIER :

Lignées féminines

La relation mère-fille, je n’arrive à l’appréhender dans ma vie qu’en élargissant le regard, en englobant les femmes qui ont foulé cette Terre avant nous et permis notre venue. Et là, les dynamiques, les liens, les douleurs mais aussi les richesses commencent à prendre du sens.

J’aime partir du corps, du récit qu’il nous conte. Et me questionner, où débute la relation mère-fille ?
L’histoire pourrait commencer dans l’utérus de la grand-mère, qui accueille la mère, encore embryon, pendant la formation de ses ovaires et de tous les follicules qui l’accompagneront dans sa vie, qui créeront tous ses enfants à venir. Pendant la gestation, en effet, le stock est déjà constitué, baignant dans l’environnement maternel chaleureux, lui transmettant son héritage, les sensations vécues, les mémoires de l’utérus.

Une fois la mère adulte, ses follicules se réveilleront, et l’un d’eux offrira une base physique pour la conception de sa fille, devenant ovule. Cet ovule, rencontrant un spermatozoïde, permettra à la nouvelle vie d’être créée. Mais l’héritage matrilinéaire ne s’arrête pas là : l’ovule accueille la moitié du patrimoine génétique de l’homme, qui, uni au sien, constitue la richesse du noyau de la cellule. Mais une cellule n’est pas composée uniquement d’un noyau, mais également du cytoplasme et de l’enveloppe, fournis entièrement par l’ovule. Ceux-ci sont hérités et transmis de femme en femme depuis le début des générations, et possèdent jusqu’à la capacité de restaurer un patrimoine génétique défectueux, de fournir l’énergie nécessaire aux multiplications cellulaires du tout début de la vie, et représenteront la base de toutes les cellules du corps futur.

Mère et fille portent les mémoires d’une même lignée, les cellules transmises depuis des générations. Aïeules, qui nous avez permis de marcher sur cette Terre, vous nous avez aussi légué les mémoires d’autres temps, d’autres coutumes, les cristallisations cellulaires de vos joies et de vos peines.

L’héritage maternel est engrangé dans nos cellules, base d’apprentissage pour une transformation en profondeur.
Que portons-nous dans nos utérus ? Que nous disent nos ovaires ? Prenons un instant pour percevoir toute leur force, et leurs paroles trop souvent étouffées. En respirant, les mains sur le bas-ventre, nous pouvons saluer cette richesse qui nous vient de notre mère, de notre grand-mère, et des femmes qui les ont précédées. Et nous pouvons aussi reprendre notre plein pouvoir, dans la pleine présence de ces organes créatifs, conscientes que cette vie est la nôtre, et que la beauté émergera des racines renouvelées, libérées et transformées sur la Terre que nous foulons aujourd’hui.

Cecilia Gautier- www.lamandorla.eu - info@lamandorla.eu

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Texte 4 de Nathalie WALYLO

Lettre à ma fille

Parce qu’avant d’être maman j’ai aussi été une petite fille comme toi, qu’en t’aimant comme je t’aime, je nourris d’amour aussi mon petit enfant intérieur. Confidences de tout ce que j’ai aimé faire avec toi et ce que j’espère vivre encore. Ma fille, mon ange, ma princesse…

Ma petite Louise,

Un désir puissant hurlant du fond de mon cœur à devenir maman a su être comblé par tes petites mains qui se sont agrippées dans mon ventre. Ton envie de vivre était plus présente que tout, comblant mon désir profond de maternité.
Louise, mon ange, ode à la vie !

La rencontre de ton petit être à la peau rose couleur des princesses, tes yeux fouillant les miens à la recherche de cet amour inconditionnel de mère ont empli mon cœur d’une profonde gratitude. J’ai instinctivement ressenti ta fragilité excessive et ton besoin d’amour. Cet amour, nous l’avons consumé fusionnellement des mois durant, nuit et jour, collées l’une à l’autre.
Tu as grandi, marché vite, a su te faire aimer de tous tes proches. Tu es devenue grande sœur d’un petit frère. Tu dis aujourd’hui qu’il est sorti de toi. Comme tu aimes tous les autres membres de ta famille, tu aimes ce petit bébé avec toute la profondeur de ton cœur. Il nous était presque impossible de l’approcher…
Ton odeur a peu à peu changé, n’attirant plus autant mes câlins de façon si frénétique. Nos moments de complicité sont devenus différents. Moins de symbiose, mais beaucoup plus de coopération. Je me délecte de toutes ces étapes de nos vies communes.

Tu as six ans et je me nourris de ton essence pure, de tes phrases spontanées qui glorifient le bonheur de la vie. Tu me dis qu’il faut en profiter, tu guides mes pas vers plus de joie et soignes mon petit enfant intérieur. Tu sais mettre le doigt sur les rapports douloureux. Pour toi la vie est si simple. « Tu ne veux plus travailler ? Il faut arrêter et aller chercher des sous à la banque ! », « Maman, il faut prendre soin de toi, regarde, moi je prends soin de moi. On n’est pas là pour prendre soin des autres, alors prends soin de toi. » Chaque jour tu guides ma vie avec une telle clairvoyance et parfois beaucoup d’humour sans t’en apercevoir.
Je te regarde faire tes choix, me dire non, avancer dans la vie non sans la frayeur que celle-ci ne t’épargne pas toujours. Mon cœur se fêle lorsque tu me racontes tes premières mésaventures à l’école avec tes copines. Je voudrais que ta vie soit inondée d’amour au même titre que tu inondes la mienne. Tu es une si jolie petite fille, pleine de bienveillance et d’altruisme, forcément, je voudrais qu’il ne t’arrive que le meilleur.

Depuis ta naissance tu recherches l’affection de ceux qui t’entourent, tu fonctionnes ainsi, tu vis avec ton cœur. Ton petit frère a contrario est fonceur, le cheveu rêche et la peau dure, il sait donner ce qu’on attend de lui. Toi, tu es comme un pétale de rose empli de rosée du matin. La peau rose fragile, pleine de sensibilité et de douceur et qui n’attend que l’amour ou un sourire en retour…
J’aimerais couvrir l’univers sous tes petits pas d’un tapis molletonné, enduire l’air et les gens de mon amour, afin que ta vie soit la plus douce possible...

J’ai envie de t’aider à comprendre la vie petit à petit et te nourrir de mes expériences, les bonnes comme les mauvaises. T’aider à être une femme confiante en elle, indépendante, heureuse et qui se respecte. Que tu puisses jouir de tous les plaisirs de la vie, que tu conserves cette ouverture aux autres et cet amour qui te caractérisent sans trop en souffrir. Je ne me rends pas compte à quel moment il faut que je te laisse découvrir la vie seule. À quel moment ce « prémâchage » te fera perdre la saveur de l’expérience vécue par toi-même. J’ai confiance en ta sincérité le moment venu.

Je souhaite faire autour de chaque moment important de ta vie, une célébration. Ta première dent perdue, ton premier cours de danse classique, ton premier spectacle… Je veux faire de ta vie de fille, de future femme, une fête. Je veux célébrer la force que tu portes en toi. Cette force inspirée par la douceur et baignée d’amour. Je veux te nourrir de confiance, que tu continues à savoir que les solutions d’une vie heureuse sont en toi, dans ton cœur, ce qu’on appelle l’intuition.

J’ai hâte de célébrer tes premières règles, te connecter à la lune et à l’univers. Faire de toi une femme complète, te faire gagner le temps que j’ai mis à me connecter seule à tout cet aspect-là de ma propre féminité. Je me construis femme toute seule (je continue encore) et je souhaite t’aider, si tu le désires, dans ce chemin qui est le plus beau qu’il puisse exister. Je souhaite que tu puisses glorifier ta féminité, que tu connaisses sans tabou ta vulve, ton vagin, ton corps et tout ce qui pourra te faire vivre pleinement ton plaisir physique.
Je serai là pour toi si tu le désires pour ton premier amoureux, puis plus tard, si tu le souhaites pour ta maternité. Je continuerai à m’occuper de toi, je te chouchouterai comme mon petit bébé que tu resteras à jamais. Je serai à jamais des épaules sur lesquelles te reposer, une oreille attentive à tes confidences, sans jugement, sans conseil, juste à l’écoute, je serai pour toujours des bras pour te câliner, une bouche pour t’embrasser, un cœur pour t’aimer inconditionnellement.

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Nathalie WALYLO FALCONNAT - www.thalie-studio.com - contact@thalie-studio.com


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Texte 5 de Sophie DONON

Femmes dans le regard de mes filles

S’asseoir et écouter, prendre dans ses bras et aimer, ouvrir ses bras et laisser s’envoler... Garder les bras ouverts : mon enfant viendra toujours se ressourcer contre moi.

Une fille ! Mon dieu ! Moi qui ai tellement de mal à être une femme !!!!
Bon alors ok je l’adore cette petite fille mais pas question qu’elle porte du rose, des robes, bref qu’elle soit la caricature de la fille… et vous savez quoi ? C’est celle qui aime le plus le rose, qui est très féminine, porte souvent des robes et des talons hauts, beau pied de nez !
Je n’ai jamais voulu connaître le sexe de l’enfant que je portais, à la naissance de ma deuxième fille c’était une évidence, et très vite cette petite fille s’est parée de bracelets, de colliers et de robes à froufrous un peu bohèmes.
Quand ma troisième fille est née, c’est moi qui lui ai mis un bijou de femme : un bracelet de cheville fait par mes soins et je l’ai laissée voguer sur la découverte de son identité sexuée ;
et bien je dois dire que ça a été un merveilleux cadeau de la vie car ce sont mes filles qui m’ont permis de devenir réellement femme.

Tout de suite il s’est créé entre mes filles et moi une grande complicité, je me souviens de ces retours d’école où l’on s'asseyait ensemble pour goûter et où l’on partageait les événements de la journée : pas ce qu’elles avaient appris en classe, non, ce qu’il s’était passé dans la cour, les histoires qui rendent heureuses et celles qui font mal, sans jugement, je les écoutais puis les rassurais et parfois les conseillais.
Doucement je découvrais qui étaient mes filles, de ces moments de partage a découlé une grande confiance. Mes filles m’ont toujours parlé de leurs hésitations, de leurs inquiétudes, tout en gardant leur intimité.
Parler de son corps, expliquer, tout ceci s’est fait naturellement et le jour où elles ont eu leurs premières règles, elles me l’ont annoncé avec simplicité, j’étais heureuse de les accueillir dans cette nouvelle étape.
A suivi celle des sous-vêtements et du maquillage, les accompagner et leur transmettre cet art de déployer notre féminité mais aussi d’être à l’écoute de son corps et d’écouter son cœur de femme.
On a beaucoup échangé sur la sexualité, j’ai insisté pour qu’elles soient dans le respect d’elles-mêmes et de l’autre, elles ne m’ont pas parlé vraiment de leur propre sexualité et heureusement car je pense que la sexualité de nos enfants doit rester de l’ordre du secret comme la nôtre mais je sais que quand elles ont eu des difficultés, des inquiétudes, elles ont su m’appeler.

J’ai des souvenirs de jeux avec elles, tout était tourné en ludique, car le soir j’étais seule à gérer mes trois filles, j’ai rythmé les années par des événements, tout était prétexte à la fête : l’arrivée de l’automne, Halloween, Noël, période où j’organise une journée filles, on se fait des trucs que pour nous qui nous font du bien, le carnaval, l’arrivée du printemps, etc. Je leur ai transmis en faisant avec elles une dimension féminine de la vie spirituelle du foyer.
Mais tout ceci je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps avec du recul quand ma fille est devenue mère, autre transmission où elle a eu du mal à me laisser ma place de grand-mère : trop fusionnelle avec son enfant ? Peur que je prenne une place trop grande ? Peu importe, il faut du temps pour que chacun trouve sa place, l’important c’est de la trouver.
Aujourd’hui j’ai deux petits-fils, tiens, des garçons ?!! , et je vis de grands moments de complicité avec eux : un grand bonheur !!


Regarder partir les années en voyant ses propres filles devenir femmes, tiens, ce n’est plus sur moi que l’on se retourne dans la rue mais sur elles !
Être prise pour elle de loin dans la rue quand le matin parfois elle prend vos vêtements et que du coup, vous devez prendre son manteau.
Arrive un moment où l’on sent que la séparation est là, inéluctable... il faut juste faire le premier pas... et je me suis aperçue que ce n’est pas si terrible, tout ceci va au-delà de la présence physique ; bien sûr il y a eu des moments difficiles dans notre relation, parfois violente dans les mots, elles n’ont pas toujours compris mes positions sur le moment mais je suis toujours restée la mère, sans basculer en mère copine, et j’ai laissé passer les crises, être juste là pour les accompagner sur le chemin.
Aujourd’hui ce sont des jeunes femmes bien dans leur féminité qui défendent cette femme malmenée dans la société. Je leur ai appris à s’éloigner de l’homme pour se ressourcer et revenir vers lui pleine de puissance féminine et d’amour.

.......................... (etc).....................

Ma fille aînée a prévu son mariage et déjà toutes les quatre nous nous projetons, je vous laisse deviner… à l’essayage de la robe !!! On veut y être ensemble et jouer pour un instant aux princesses, comme quand nous étions enfants !

Sophie Donon - sophie.donon@gmail.com

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Texte 6 de Aranka BELLE

Complices et complexes

Les multiples facettes d'un parcours initiatique au féminin

La relation mère-fille unit deux personnes du même sexe mais aussi selon moi toutes les femmes du monde. Nous sommes unies par nos ventres qui portent, transforment et donnent la vie. Ce lien universel nous connecte les unes aux autres dans une intimité sans mot. Cet ensemble de transformations que vivent les mères et les filles de part leur état de femme rend les relations complexes.
Je viens d’une longue lignée de femmes. De ma grand-mère jusqu’à moi, nous sommes 17 personnes de sexe féminin et deux personnes de sexe masculin. Cela fait un grand nombre de relations mère-fille. Un certain nombre d’entre elles sont tendues, voire dissonantes. En ce qui me concerne, je suis à la fois la fille de ma mère et la mère de mes filles. En effet, je suis la dernière de trois filles et la mère de trois filles et un garçon.
Je dirais que les relations que j’entretiens avec mes filles sont toutes uniques et évolutives en fonction du jour, de la lune, de notre état d’être du moment. Le lien qui nous unit est un amour immense. D’une part, notre relation tient d’une complicité naturelle qui ne nécessite pas la parole. C’est un lien intense qui nous unit de par notre réalité d’être féminin. C’est une connexion profonde innée, la même vibration sacrée, « l’harmonie ». D’autre part, la complexité de nos relations est liée à nos personnalités propres et nos aspirations personnelles. Ce côté-là amène les affrontements. Chacune défend ainsi corps et âme son point de vue, son espace. C’est l’affirmation de sa place au sein du clan des femmes.
Dans ma mission de mère, j’ai choisi de prendre soin de la relation que j’ai avec chacune de mes filles et avec mon fils. C’est essentiel pour moi de veiller à l’équilibre dans nos relations et à la liberté d’être de chacun d’entre nous. Je sens que nous avons chacune cet instinct de liberté, ce besoin de suivre nos inspirations et, en même temps, de nous sentir en sécurité, ce besoin d’être reconnues pour ce que nous sommes : des êtres splendides aux talents multiples.
Dans la lignée d’où je viens, ma grand-mère était la grande matriarche et la gardienne de la famille. Elle nous a transmis l’art de tout rendre beau. Elle portait en elle la créativité et aussi une autorité absolue. La génération de ma mère a vécu avec nous des relations ayant un côté conflictuel associant un mélange de fusion, d’adoration des filles envers leur mère suivie d’une phase de conflit, de combat, de haine même. Avec ma mère, j’ai moi-même traversé ces différentes étapes jusqu’au pardon pour arriver à une relation nouvelle et une guérison du passé et des souffrances.
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Belle Aranka - arankabelle@gmail.com

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Texte 7 : « Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est la plus féminine ? »

Exploration autobiographique en vers libres de la blessure de rejet dans la relation mère-fille. Une relation de miroirs en quête de sororité.

Le miroir que, adolescente, je te tends, renvoie cette image :
insouciante, amoureuse de la vie, libre et un tantinet rebelle, pas toujours sage !
Le couperet ne tarde pas à tomber :
« Tu n'es pas très féminine, je te trouve masculine. »
Comment, moi, pas féminine ?
Maman, l’habit fait-il vraiment le moine ?
Ne vois-tu donc pas ma lumière ? Pourquoi rester aveugle ?

Sauter après un ballon rond
Volley-ballon
Monter à califourchon
Porter parfois un pantalon, délaissant ainsi le jupon
« Ne pas bien tenir ma maison » selon ton expression
Et pour couronner le tout, fille d’un maçon qui construit sa maison !
Jusqu’au cou dans le béton et les constructions !
Et puis cette volonté de changer le monde à ma façon !
Toutes ces raisons font-elles de moi un garçon ?
L’éclosion de ma fleur-bouton Femme ébranle ton opinion de ce qu’est la femme selon ta vision.
À peine éclose, je deviens morose
Je me sens rejetée, les ailes coupées

Alors je te singe pour obtenir cette reconnaissance maternelle car j’ai besoin de ton soutien !
Car femme je deviens !
D’une mère j’ai besoin.
Et dans cette attente, je me perds
Recherche éperdue de te plaire
Te materner, tenter de te rendre Heureuse
Tout en mendiant ce regard me soutenant dans mon devenir femme !

Le papillon se réfugie dans son cocon
Je renonce à mes émanations de Vie-Passion
Je deviens l’ombre de mon prénom.

Je chemine sur la mauvaise voie
Je prends sur moi le poids de ta croix
À mon stade de maturation, c’est l’unique chemin que j’entrevois pour me rapprocher de toi.
Plus tu me repousses, plus je m’accroche
Désespoir : Le gîte et le couvert me sont désormais refusés
Mon miroir reflète alors ton miroir : Je suis paralysée dans tes peurs qui deviennent mes peurs.
Et à mon tour je te rejette car le modèle féminin que tu projettes soulève en moi une tempête.
Mon être profond refuse cette trahison et me lance cette injonction :
« Fuis cette prison. Prépare ton baluchon pour d’autres horizons ! »

Pars ailleurs à la quête de ton bonheur !

Mon étincelle scintille toujours.
Émigration. Immigration. Salvation.
Chemin éternel au goût de miel
Au revoir la France
Bonjour la Russie, refuge, adoption, gestation de cinq ans. L’amour de ma vie. Merci.
Bonjour le Canada, années-clés de ma vie durant lesquelles je renais à qui je suis à chaque fois que je donne la vie. Temps magique qui guérit aussi la perte de mon fils Léo par un avortement traumatisant il y a 12 ans : une histoire de famille qui a été transmise tragiquement de mère en fille ?
Russie, Canada : Terres maternelles, pétries de spiritualité et de chamanisme dans lesquelles je me love, me construis et m’embellis.
À l’aube de la naissance de Nathanaël, ces fils enchevêtrés de la relation mère-fille je démêle
Relation ô combien initiatique mais qui pour nous est devenue toxique.
La Belle au Bois dormant se réveille
Mes ailes repoussent
La fleur s’ouvre aux abeilles
Un cheminement aux airs de Blanche Neige.

Tu es mon miroir, certes, mais seulement jusqu’au jour où je découvre qui je suis.
Le jour où je sais qui je suis, où ma valeur s’affirme indépendamment du regard des autres et surtout de celui de la mère
Mon miroir rayonne de ce trésor caché au fond de lui
Mon miroir rayonne du sens de ma vie trouvée.
L’orpheline surgit de ses profondeurs marines
Je deviens ce secret que mon prénom m’a toujours chuchoté au creux de mon oreille : je suis « Richesse d’Ys ».
Alors je n’ai plus besoin de refléter ton miroir et tes peurs
La compétition s’arrête donc là
« Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est la plus féminine ? » n’a plus sa raison d’être entre une mère et sa fille
Vaine comparaison inconsciente
Qui aussi sûrement que l’amiante
Empoisonna mon antre.

Parlons maintenant d’être à être
Bas les masques. La stratégie psychologique « je suis plus féminine qu’elle » ne servant qu’à s’affirmer et se réhausser aux dépens du prochain est démasquée.
Arrêtons-nous un instant et reposons-nous à l’ombre de ce buisson ardent.
Méditons. Parlons.
Libérons-nous de ce schéma de restriction dans la relation. Embrassons la compassion.
Écoutons l’intuition, développons la compréhension et incarnons nos différents dons sans comparaison !
Abattons les cloisons, élargissons les horizons et découvrons la mosaïque de couleurs, de formes et de sons unis autour de la créativité, de l’accueil et du don.
Acceptons que le féminin revête autant de visages qu’il y a de cœurs sur cette Terre vibrant à travers les âges.

Je suis désormais l’héroïne de ma vie
Je crée ma vie
Et je te laisse vivre la tienne
Je suis reconnue dans ma féminité par moi-même
Qu’importe les paroles et regards, je sais moi que je suis femme
Féminine ! Un aspect du féminin intemporel et vivant. Un de ses visages qui voyage !
La Mère et la Femme s’unissent et s’entrelacent sur mon chemin du Féminin

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Gwladys Jousselme - g.j.france@gmail.com






 

 

 
 

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