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N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend PDF
N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une SexualitĂ© SacrĂ©e - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santĂ© des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se sĂ©parer sans se dĂ©chirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°37 - Amour, tendresse, fluiditĂ©
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rĂŞver grand et vivre ses RĂŞves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La GynĂ©co autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidĂ©litĂ© : Ă  qui, Ă  quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualitĂ© aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur fĂ©minine - DĂ©coder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beautĂ© au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le FĂ©minin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les ArchĂ©types - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... Ă©cole alternative PDF
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... Ă©cole alternative
N°19 - RĂ©inventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - MĂ©nopause Ă©panouie - Tao des Ă©motions PDF
N°17 - Contraception naturelle - RivalitĂ©... SororitĂ© PDF
N°17 - Contraception naturelle - RivalitĂ©... SororitĂ©
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'IntĂ©rieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - SexualitĂ© Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - SexualitĂ© Yin
N°13 - Femmes en rĂ©alisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps Ă  l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme crĂ©ative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'Ă -venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir Ă  la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - SexualitĂ© SacrĂ©e PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planĂ©taire PDF
N°3 - ResponsabilitĂ©/LibertĂ© - ...les Ados PDF
N°2 - SororitĂ©/CoopĂ©ration-MĂ©nopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire FĂ©minin PDF
 
 
 
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S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend - N°45

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SOMMAIRE

02 Livre-toi
03 Édito / Karine Nivon
04 Sommaire

06 CARPE DIEM
07 L'air du temps / Frédérique Larcher
08 Astro mondiale / Daniel Testard
10 Énergie de saison / Marie Pénélope Pérès

11 CORPS ACCORD
12 Maux de femmes / Serena Zigrino
13 Essences féminines / Anne-Julie Yonnet
14 La RĂ©volution des Yoni / Mahasatvaa Ma Ananda Sarita
16 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj

18 PARFUMER L'ESPRIT
19 Le coeur se livre / Sylvie de Berg
20 Éditions Rêve de Femmes
22 De la vague à l'âme / Marie-Laure Dellea-Loisance
23 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
24 La peur de la solitude / François de Landorre

25 TISSONS LES LIENS
26 Couples en chemin / Françoise Berry
27 Vue d'ado / Lilou
28 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
29 Matern'elles / Clémence Laloue
30 La vie s'invite / Marie Bareaud

32 DOSSIER : S'ABANDONNER, S'OUVRIR, S'OFFRIR, ÇA S'APPREND
33 De l'inconscience à la présence / Aline Viche
34 Se réconcilier avec l'ombre / Claire Eggermont
36 Fleurir Ă  la vie / Gwladys Jousselme
38 Me confier Ă  la vie / RĂ©jane Allons
40 Telle une glissade / Hélène Cociovitch
41 S'ouvrir, un souffle inné ? / Marion Rebérat
43 Voyages, voyage / Vanessa Fourcaudot
45 Les voeux de Dieu / Daniel Testard
47 Faut-il lâcher prise ? / Séverine Millet

49 Un temps pour soi / Coralie Descheemaeker

50 POUR L'AMOUR DE L'ART
51 Portfolio : Jennifer Baird

56 PARTAGE : MICROCRÉDITS EN EUROPE
POUR QUI ? PAR QUI ? MODE D'EMPLOI
57 Oui, le microcrédit social et personnalisé existe / Marcel Lefebvre
62 Témoignages / José Sorribes, Maïssane, Maryvonne
64 Créer une entreprise à la portée de tous ! / Adie
66 S'enrichir en accumulant plein de petites dettes / Pierre-André Blanc

68 GARDIENNES DE LA TERRE
69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
72 Des racines dans la ville / Marie GullĂ­ DĂ©marre

73 NOURRITURES TERRESTRES
74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

76 Bulletin de commande
78 L'Agenda des Femmes
79 Pubs
84 Le RĂŞve d'une femme / Vicky Noble


 
 

 

EXTRAIT

4 TEXTES de Nancy CANET - Karine YUNG - Brigitte BONTEMPS - RĂ©gine GAUDE


TEXTE 1 de Nancy CANET

Faire fleurir son jardin intérieur

Le printemps est la période idéale pour se réconcilier avec la nature et avec sa nature. Promenons-nous ensemble dans une clairière, prenons le temps de contempler les bourgeons, les arbres gorgés de sève, les fleurs parfois discrètes et mystérieuses, parfois enivrantes et radieuses.

À l’origine de la florithérapie, aide apportée par les fleurs, laissez-moi vous présenter le Dr Bach, homéopathe anglais (1886-1936). C’est dans sa contrée du Mount Vernon en Angleterre qu’il a recherché lors de ces nombreuses explorations végétales, le lien étroit entre notre vraie nature (états de tristesse, de colère, de rancœur, de doute…) et nos maux divers et variés.
Les élixirs floraux sont de subtils extraits liquides de fleurs sauvages ou cultivées, préparés par infusion solaire. Chaque élixir est porteur d’une qualité liée à l’espèce florale dont il est issu. Cette qualité favoriserait le rééquilibrage émotionnel et l’épanouissement de l’individu. Utilisés occasionnellement, ils servent à équilibrer une humeur, à surmonter une épreuve, à dépasser une peur, une contrariété ou un manque de confiance en soi... Utilisés sur de plus longues périodes, ils agissent sur les blocages émotionnels profonds et permettent de franchir le plus harmonieusement possible les différentes étapes de la vie.
Dans cette quête du lâcher prise et de la quiétude, les fleurs ou élixirs de Bach peuvent nous aider à nous réconcilier avec nous-mêmes. Bien entendu, les conseils qui suivent sont d’ordre général. Seule une visite personnalisée auprès d’un conseiller agréé en fleurs de Bach permettrait d’approfondir la problématique de tout un chacun afin de coller au plus près du tempérament et du vécu de la personne.

Parvenir à se détendre, à s’abandonner, ne tombe pas du ciel un beau matin.
C’est le fruit de longues habitudes et de quelques gestes « qui sauvent », de quelques gouttes florales prises à doses homéopathiques. J’ai donc sélectionné pour vous ce qui pourrait aider le plus à la détente et au lâcher prise.
White Chestnut (le marronnier blanc) permet de stopper le travail incessant de notre mental. Grâce à cet élixir, nous pouvons envisager un abandon des pensées parasites. Cette fleur favorise la détente, la relaxation et facilite les phases méditatives ou de mise au repos de nos sens.

Impatiens (l’impatience) peut comme son nom l’indique calmer notre tendance à toujours tendre vers le résultat sans apprécier les moments présents, sans savourer vraiment ce qui nous arrive tandis que l’on trépigne en pensant à la « liste mentale » que l’on s’est fixée.

Le stress, l’excès de responsabilité, les situations où l’on « se met la pression » et où l’on est trop rigide avec soi-même peuvent également être traitées par la prise de Oak (le chêne) ou de Rock Water (eau de roche). Étonnamment, Rock Water est la seule fleur de Bach qui soit fabriquée à partir, non pas d’une fleur, mais d’eau de source. Cette alliance de la roche pétrifiante et de l’eau qui coule sur ses anfractuosités reflète bien l’idée de douceur et de quiétude que peut apporter l’élixir.
L’eau va apaiser le feu interne qui parfois nous dévore, nous brûle et nous empêche de nous détendre. En diététique ayurvédique (médecine traditionnelle indienne), les excitants sont également à proscrire dans les cas où l’on ne parvient pas à s’apaiser. Évitons donc le café, l’alcool, les mets pimentés ou poivrés, les épices telles que la noix de muscade, le gingembre ou encore certaines herbes aromatiques telles que la menthe qui attisent le feu de l’agni.

Privilégions des calmants naturels quitte à éveiller le regard curieux des collègues de boulot dans un premier temps. Puis vous verrez que ce sont eux qui finiront par être convertis à force de vous voir bien dans votre peau, relaxée, ouverte et pétillante !! Nous pouvons citer à cet effet les légumes qui contiennent beaucoup d’eau (concombres, courgettes et autres cucurbitacées) à consommer sous forme de jus et de soupes froides, les boissons sans sucre à base d’aloe vera, d’eau de coco ou encore le rooibos (sans théine) plutôt que le thé, les herbes aromatiques comme le thym, le romarin et la sauge. Tous les élixirs floraux cités en amont ainsi que les boissons suggérées sont disponibles dans tout magasin biologique bien achalandé.
Alors pourquoi attendre pour retrouver le plaisir de sourire, le plaisir de ressentir son corps épanoui et plus ouvert ? Si cet article fait écho en vous, il est temps de changer quelques habitudes et de prendre petit à petit votre élan vers un souffle plus frais. En avant vers un bon « ménage de printemps » !!!

Nancy CANET
nancy.canet@laposte.net

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TEXTE 2 de Karine YUNG

S’abandonner, s’ouvrir, s’offrir, ça s’apprend
S’abandonner ? S’ouvrir ? S’offrir ? Pas besoin d’apprendre, c’est facile ! Et puis le chemin devient chaotique, et il se complique. C’est alors que nous commençons à ressentir le besoin d’apprendre à s’abandonner, s’ouvrir, s’offrir.
Je suis née dans une famille aimante, de parents travaillant dans le domaine de la thérapie. Les repas étaient souvent un espace de discussion très animé. Ils me laissent de doux et pétillants souvenirs. De par leur profession, nous parlions chemin de vie, évolution, pardon, ou encore faire confiance aux événements qui arrivent. C’est pourquoi j’imaginais sans peine être au fait de notions aussi essentielles que s’abandonner, s’ouvrir et s’offrir.

Masseuse en bien-être et naturopathe de santé vitaliste, je virevoltais avec ces notions. Mon monde était bien ficelé. Je n’en étais pas complétement satisfaite, et j’étais souvent en proie à des questions sans fin. Pourtant je continuais cette route, avec un acharnement proche de la survie. Lecture après lecture, je continuais d’apprendre à lâcher prise, à vivre l’instant présent, à me laisser aller dans le courant de la vie… Tout du moins, je m’en persuadais.
Mais voilà, la vérité est que je n’étais pas autant au fait de ces concepts que je le pensais.
En janvier 2016, un cancer est venu pointer le bout de son nez dans ma vie et y a semé la zizanie. Cette nouvelle donnée m’a confrontée à ces trois idées et bien d’autres encore.
Face aux bouleversements et face à une vie sens dessus dessous, j’ai tout d’abord résisté, je me suis recroquevillée et coupée des autres.

J’avais beau avoir lu plusieurs ouvrages, de plusieurs auteurs connus et reconnus, je ne pouvais ni m’abandonner, ni m’ouvrir, ni m’offrir au flux de la vie, et aux autres.
C’était tellement difficile d’accepter la perte de ma santé, de mon corps, de mon travail, et de ma relation de couple. Au fil de semaines qui devinrent des mois, je m’enfonçais toujours plus loin dans une détresse qui me figeait dans l’immobilisme.
Puis un jour d’été ensoleillé, installée sur ma petite terrasse, au milieu des toits alsaciens, je songeais mélancolique à tous les deuils auxquels j’avais été confrontée depuis le début de l’année. Les rayons du soleil me réchauffaient doucement et tout doucement je me suis abandonnée à leur chaleur réconfortante. Tout doucement je me suis rendu compte que le fait de ne rien accepter, de ne pas m’abandonner à la vie, de ne pas m’ouvrir à cette nouvelle énergie, de ne pas m’offrir dans la joie et la bienveillance, m’avaient tenue éloignée de moi. De ma vie.

C’est avec lenteur que je me suis réveillée. Avec lenteur et détermination que j’ai commencé, ou peut-être continué, l’apprentissage.
Comme souvent je me suis tournée vers mes pères écrivains. Louise Hay, Joe Dispenza, Joseph Murphy, Frédéric Lenoir, sans oublier HeatherAsh Amara . Cette fois, je me sentais prête pour appliquer ce que j’avais appris et ce que j’apprenais encore. Pour le vivre pleinement de façon quotidienne ! Je ressentais le besoin de mettre en œuvre de petits exercices propices à créer cette belle ouverture du cœur.

Des respirations, des visualisations, des mantras ou prières que je répétais et répète toujours plusieurs fois par jour. Reprogrammer mon mental pour qu’il soit plus ouvert et compréhensif. Apprendre à m’aimer avec bienveillance.
Quelles avancées à pas de géante ! M’abandonner totalement à qui je suis aujourd’hui, en acceptant mes faiblesses autant que mes qualités. C’est accepter de m’abandonner au mouvement de mon âme. M’ouvrir à mon nouvel état, mon nouveau corps, m’ouvrir à la vie tout en me respectant. M’offrir avec bienveillance au regard des autres mais aussi à mon propre regard.
Des jours entiers je me régalais de mes progrès et je me sentais invincible… Et d’autres jours… j’arrêtais mon chemin. Je le reprenais habitée à nouveau de cette énergie de construction et de désir de me laisser aller dans le courant de la vie. Je m’écroulais, encore... Je me relevais. Une fois de plus je trébuchais. Et ainsi de suite, un nombre incalculable de fois. Je vis toujours, de temps en temps, ce mouvement de yoyo.

Et je m’en veux tellement de ne pas être merveilleuse et parfaite ! De ne pas réussir à marcher sans tomber, sans chuter, sans prendre des détours.
Aujourd’hui, je comprends que cela fait partie de l’apprentissage.
M’accepter telle que je suis. Parfois joyeuse, parfois triste. Parfois juge et parfois victime. Parfois une guerrière de lumière et parfois une petite fille apeurée par l’ombre et les peurs. Parfois en harmonie avec moi, je suis une déesse dans la compassion. Parfois en souffrance avec moi, je suis une femme blessée. Mais toujours je chemine, je chemine vers moi. Et plus j’apprends, moins je nage à contre-courant et plus je m’abandonne à la vie.
Je respire profondément, je m’enracine et je m’éveille à qui je suis. Plus je mets de lumière en moi et plus je peux m’ouvrir aux autres. M’ouvrir à moi. M’ouvrir à mon avenir.

Je sens bien au fond de moi que, dans un avenir proche, je serai encore plus en résonance avec ce bonheur de vivre dans mon ressenti, en-dehors de mes peurs, elles seront là pour m’indiquer la blessure à guérir. Je serai alors heureuse de les voir comme les indicateurs de l’endroit où je me trouve. Déjà je m’abandonne, je m’ouvre totalement et alors, je peux m’offrir. M’offrir à une vie de plénitude et de partage. M’offrir aux êtres merveilleux qui sont à mes côtés. Et plus tard m’offrir à un compagnon qui sera sur le même chemin que moi. M’offrir aux éléments et à la vie. M’offrir, simplement, avec délice et confiance en moi-même !
M’abandonner, m’ouvrir et m’offrir pour encore apprendre. Toujours cheminer. Me réaliser dans l’amour et la bienveillance.

Nerika
karine.yung@laposte.net

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TEXTE 3 de Brigitte BONTEMPS

L’abandon, l’ouvert et l’offrande
MĂ©ditation

Si la nature n’a pas besoin d’apprendre à s’abandonner, à s’ouvrir, à s’offrir, nous, êtres humains, passons par les expériences et les apprentissages pour prendre conscience de nos manques et de nos possibilités.
La relaxation-visualisation suivante peut être un outil pour « s’abandonner, s’ouvrir, s’offrir ».

L’abandon, l’ouvert, l’offrande…
Choisissez votre position :
Assis sur une chaise, en tailleur, debout ou allongé.
Prenez contact avec votre souffle.
Laissez-vous guider par vos inspires et vos expires.

Vous vous voyez marcher dans la nature.
Le bruit des feuilles mortes emplit votre ĂŞtre.
Les couleurs vous réchauffent.
Le vent léger et doux passe sur votre visage.
Votre regard global se pose sur un arbre : un châtaignier.

Peu à peu, les yeux précisent la couleur, la forme, les mouvements et les bruits de l’arbre.
Comme des boules dans un sapin de Noël, des bogues sont suspendues aux branches.
Concentrez-vous sur une expiration : vous voyez une bogue qui s’abandonne et tombe sur la terre nourricière.
L’abandon de la maturité, calme comme votre souffle.

Peu à peu, sa bogue s’ouvre.
L’ouverture suit le flux et le reflux de votre respiration.
Le fruit apparaît, l’offrande est prête.
Un présent dans la Présence.
Un don de l’abandon.

Peu Ă  peu, vous vous abandonnez Ă  votre souffle.

L’abandon, l’ouvert, l’offrande : vous êtes cela.
Vous respirez cela.
Vous témoignez de cela.

S’abandonner, s’ouvrir, s’offrir pour naître à nouveau en partage, pour n’être qu’un partage.


Brigitte Bontemps
www.haona.fr
brigitte-bontemps@haona.fr

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TEXTE 4 de RĂ©gine GAUDE
Mon écoute de mots qui parlent d’eux-mêmes !
Une association drôlement cohérente


Initiale Mouvement Archétype
Abandonner A : Unité principielle Chute libre Déesse
Ouvrir O : Plénitude accomplie Son « VR » : captation dans un mouvement circulaire Prêtresse
OVVRIR Double réceptivité/V 2 plans touchés Pour le masculin : Plan mental (V : réceptacle qui réunit) et plan cardiaque (F)
OFFRIR Double souffle/F Pour le féminin : plan physique sexuel (U : réceptacle qui accueille) et plan cardiaque (F)
Offrir O : plénitude accomplie Son « FR » ligne ondulante de diffusion d’onde Femme

S’abandonner, s’ouvrir, s’offrir est l’état d’être de l’humain à sa naissance. Sorti du ventre de sa mère, le bébé se trouve de fait dans cet état d’immense vulnérabilité, de parfaite innocence.

Ces verbes personnifient aussi le féminin :
Avec la Déesse incarnée subtilement dans la Béance utérine, je m’abandonne à l’Ineffable. Elle est ma capacité à avoir à « faire » avec le divin. S’y abandonner exige une chute libre, ce qui n’est jouable que dans un état virginal dépourvu de personnalité, d’ego et de mémoires.

Avec la Prêtresse, je m’ouvre, deviens perméable, appelle et reçois mon parfum, mon essence, mes qualités particulières. La prêtresse agit via ma corporalité, pose une résistance au tout possible et permet par la présence, la gratitude et la prière de capter et canaliser.
Avec la Femme, je m’offre pour participer à la symphonie du monde, à la mosaïque de tous les possibles manifestés. Je laisse danser la potentialité que j’incarne, lui permets de créer grâce à l’énergie parfumée qui m’anime et mes idées-germes qui ensemencent.

Rejouer ces modalités innées exige un désapprentissage de mon état de robot obéissant au pouvoir des autres, de leurs désirs sur moi, chants envoûtants des sirènes auxquels j’ai bien voulu céder. Cette redécouverte me sort de l’oubli qui me coupe de ma conscience, l’« où B lie » étant le lieu où le bébé se lie, l’origine de ma dépendance. Cela ne s’apprend pas mais m’oblige à la décision majeure de m’autoriser à vivre mon humanité, de permettre à l’esprit qui m’habite d’exprimer sa particularité dans la matérialité. Ma Prêtresse lance alors un appel sincère à ma Déesse, dans un détachement absolu, une présence impeccable, une conscience implacable et une patience infinie. Les réponses ne manquent jamais. J’accède opportunément à des outils d’une simplicité désarmante et d’une efficacité redoutable si la Femme en moi ose les mettre en œuvre. Je pourrais par exemple convoquer mon allié « l’Oubli » et lui demander de ne pas oublier d’oublier tout que l’on a fait de moi, déblayant ainsi sans effort les détritus de toutes origines qui obstruent la porte vers mon âme.

Abandonnée à l’appel de mon âme qui pleure en m’attendant, ouverte à mon désir de la rejoindre, offerte à la transformation, j’accède à la manifestation active toujours plus grande et plus fréquente de ces trois verbes.

Quel est alors mon vécu ?
La mère : Être mère, c’est offrir une limite, une membrane qui permet l’incarnation, la matérialisation d’un être. Pendant toute la grossesse, le bébé s’intègre au corps de la mère comme une tumeur passagère à prolifération structurée, un nouvel organe greffé à la paroi utérine. Quelle est donc la fonction de « l’organe enfant » chez la femme ? Celle au service de la Déesse de matérialiser l’Invisible en s’abandonnant à la fécondation, en s’ouvrant à la nidation et en offrant de faire siennes ces nouvelles cellules le temps de la croissance in utero. Les trois modalités sont ici vécues sur le plan physique profond sous l’égide d’un processus hormonal complexe.

Après la naissance, les hormones favorisant la relation mère-enfant disparaissent progressivement avec le détachement du petit être du corps de la femme. Les trois modalités se jouent alors sur le plan du cœur. La mère devient la gardienne de l’ajustement constant des limites qui élèvent l’enfant, s’abandonne à son accompagnement sans attente de retour, le laisse libre d’elle, libre de vivre ou de mourir afin ne jamais induire la survie. Elle s’ouvre, vierge de croyances, d’émotions et de peurs, à une écoute profonde de ses nécessités et lui offre de ne les combler qu’à la mesure exacte de ses besoins sans influencer son petit ange « déboussolé » sur ce qui est Bon, Bien et Beau pour lui.

L’amante : Les trois modalités s’accomplissent pleinement lors du rapprochement sexuel dans le couple. Elles se jouent en réciprocité dans le corps de la femme et dans l’intellect de l’homme. Ainsi la femme sera fécondable par le sperme de l’homme et l’homme par les idées-germes de la femme. Elles jouent aussi en complémentarité dans les deux cœurs ouverts si règnent une mutuelle Con-fi-ance (agir dans le faire avec) et une véritable Al-li-ance (agir dans le lien au divin incarné).
L’épouse : Le mariage scelle le consentement d’un partage dans une relation d’amour vécue dans une grande proximité. Il module énergétiquement des frottements sur tous les plans (physique, émotionnel, mental et spirituel) pour l’émergence d’un Feu. Ici l’épouse s’abandonne à l’amour, ouverte à la découverte, offerte au partage. Les trois verbes mis en œuvre lui permettent par exemple d’entendre les besoins souvent non formulés du partenaire, d’aimanter dans sa sphère des coïncidences et de les lui offrir sans rien faire à sa place mais en soufflant vers lui tendrement et patiemment parce que le féminin ça crée (sacré bien sûr).
La femme : Ces trois modalités s’engendrent l’une l’autre en permanence chez une femme qui vit dans sa grandeur, pleine d’elle-même, sans importance et pourtant indispensable agent hyperspécialisé de Dieu sur Terre.

Puisque tout est fondamental mais que rien n’est important, nous conclurons avec un trait d’humour d’Yves Morin : « La femme incarne bien le Feu de l’â-me (l’au-delà de Moi) et l’homme à l’abri de la femme a chaud (H.O.MME : Moi moi a chaud). »

RĂ©gine GAUDE
regine.gaude@free.fr

 

 

GALERIE

     
 

 

PORTRAIT DE FEMME

Vicky Noble
Participer à la libération de la femme devient mon rêve en 1970, à 23 ans, lorsque je découvre le mouvement féministe à travers le livre La Politique du mâle de Kate Millett. Malheureuse avec mon mari, officier-formateur dans le Colorado, je décide de me séparer de lui, m’engage dans le Women’s Health Movement et rédige un manuel sur la sexualité et la santé au féminin en 1973. Grâce à une bourse, j’obtiens un diplôme en Women Studies et déménage à Berkeley avec mes filles et Karen Vogel. Nous créons toutes deux le tarot Motherpeace en 1981 et j’écris le premier livre sur ce thème en 1983.

À Berkeley, mon expérience du féminisme en tant que voie spirituelle s’enrichit de manière magique et puissante, pour m’entraîner vers le travail de ma vie d’adulte :
yoga, chamanisme féminin, travail sur les rêves, tarot, religion de la Déesse, boud-dhisme tibétain, et finalement les pratiques Dakinis que, durant ces vingt dernières années, j’adapte pour mes élèves femmes en quête d’une méthode féminine pour s’ancrer, se centrer, devenir autonomes et ainsi plus efficaces dans le monde.

Je voyage à travers le monde pour enseigner, faire des recherches, intégrer l’histoire des femmes dans la grande Histoire et ainsi participer au mouvement international de la Déesse. En 2003, je découvre le Mouvement International d’Études sur le Matriarcat composé de militantes féministes, d’expertes du monde de la Déesse, de femmes autochtones de cultures matriarcales encore prospères, corroborant ainsi mes années de recherche. L’ancienne
« civilisation de la déesse », ainsi nommée par l’archéologue Marija Gimbutas, est vivante et sa présence encore bien visible dans des petites poches de culture à travers le monde.

Motherpeace, créé intuitivement il y a presque quarante ans, exprime visuellement la réalité préhistorique des codes égalitaires et des structures sociales du matriarcat, de la gouvernance au féminin et de l’économie du don (plutôt que l’économie marchande) amenant une vie paisible et non violente pour tous. Le matriarcat est aussi vieux que l’humanité, et a été partie prenante de notre évolution durant des centaines de milliers d’années, arrivant à son apogée dans les sociétés agricoles qui ont émergé il y a neuf mille ans dans la vieille Europe, l’Afrique, l’Asie centrale, l’Inde, la Chine et l’Amérique. Le patriarcat est simplement une mutation, tout comme le cancer, qui peut être expulsé du corps si le système immunitaire est assez fort. Notre chemin est tout tracé !



 

 

 
 

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