Rve de femmes
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N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se séparer sans se déchirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
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N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
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N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie PDF UNIQUEMENT
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF - N27

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

3 édito - Karine NIVON
4 Parole de terrien
Cercle d'Hommes - Jérôme SEBBEN
5 nouvelles du Ciel - Michèle RAULIN
6 ENERGIE ET RITUELS DE SAISON
Célébrez vos énergies primordiales - Delphine LHUILLIER

7 DOSSIER : Tentes rouges, Cercles de Femmes

8 Récit d'une jeune femme - Anne-Charlotte
9 Paroles de Femmes - AnMA
10 Un cercle de femmes planétaire - Miranda GRAY
12 Cercle de parole et d'écoute :
espace de soutien et de lien - Stéphanie VELLA
13 Compagnes du moment - Marie-Ange CASTELLEVIN
14 Initiation au Féminin Sacré au cœur de groupes de parole
sur les collines du Rwanda - Lætitia DE SCHOUTHEETE
15 L’Esprit du Cercle de Femmes - Pierre-André BLANC
16 Cercles de Femmes : La Voie Sacrée du Tantra -
Catherine OBERLé
17 Le cercle et le centre - Legend Keeper Géraldine
18 Tente rouge et tentes rouges - Daliborka MILOVANOVIC
19 Tente rouge - Jeanne
20 Tendre rouge - Jacqueline RIQUEZ

21 PARTAGE : Chamanisme au Féminin

22 Être femme, un voyage chamanique -
Sarah-Maria LEBLANC
24 « Shakti Woman » Le Nouveau Chamanisme Féminin -
Anne DELMAS
25 Au cœur du voyage trans-sensoriel - Cécile BERCEGEAY
26 L'expression d'un chamanisme des temps modernes ?! -
Sophia
27 La Danse des Directions - Po
28 Thérapies gourmandes - Julie BALCAZAR &
Serge DE THAEY
29 Les possibles à partager
34 bulletin de commande
35 Le rêve d’une femme - Sarah-Maria LEBLANC
36 Portrait d’Artiste - Jen OTEY

 
 

 

EXTRAIT

Initiation au Féminin Sacré au cœur de groupes de parole sur les collines du Rwanda

Des groupes de parole avec des survivantes du génocide sont devenus des espaces sacrés où nous nous sommes connectées à la puissance du Féminin. En lâchant notre savoir, nous sommes entrées dans une co-naissance, ensemble, reliées à un courant de Vie puissant malgré l’effroi de la guerre.
C’est sur les collines au Rwanda qu’a débuté mon initiation inattendue au cœur de la sagesse du féminin sacré. J’étais là en tant que jeune psychologue de 27 ans, responsable d’un programme de santé mentale pour Médecins Sans Frontières. Mon rôle consistait alors à apporter des outils cliniques aux conseillères en trauma qui travaillaient auprès de femmes victimes du génocide sur plusieurs collines du pays.
Ces survivantes de la guerre se rassemblaient toutes les deux semaines avec des conseillères en trauma rwandaises pour parler de leur survie. Toutes avaient eu leurs maris et enfants tués durant la guerre, toutes avaient été violées, certaines des centaines de fois. Huit ans après, elles vivaient dans des conditions déplorables car elles avaient contracté le SIDA durant les viols et n’avaient plus la force de cultiver leur champ. La première fois que j’ai rencontré quelques-unes d’entre elles, ce fut sur la colline de Taba, dans une hutte de terre, à 300m de la prison où certains des meurtriers de leur famille étaient enfermés. A ce moment-là, elles ne parlaient que de leur futur enterrement et de la survie de leurs enfants car elles mouraient les unes après les autres.
J’ai une immense gratitude envers ces femmes de Taba car ce sont elles qui ont éveillé la lionne en moi et m’ont permis d’accéder à la sagesse des cercles de femmes et à la puissance du Féminin.
Face à l’injustice scandaleuse exprimée au cœur de cette hutte, il y a un espace en moi qui s’est ouvert et qui a dit « STOP, ça ne peut plus durer ». Nous avons alors négocié avec MSF pour apporter des vivres aux femmes de Taba et aussi aux 12 autres groupes de femmes que nous suivions, nous les avons toutes inscrites dans des projets SIDA tenus par MSF ou d’autres ONG, contacté des organismes de micro-crédits et nous avons commencé à témoigner partout où nous pouvions de ce que vivaient ces femmes.
Et surtout nous avons transcendé ensemble cet espace où nous aurions pu rester enfermées, identifiées à notre couleur de peau ou à un « savoir » que la psychologue européenne apporte à « celles qui ne savent pas ». Ensemble, nous sommes entrées dans la « co-naissance », cette manière de naître à soi en étant ensemble connectées à plus. Aujourd’hui, dix ans après, je me dis que nous avons pu dépasser ces frontières parce que nous étions tellement confrontées à la mort de ces femmes et à la survie de leurs enfants que nous avons lâché notre tête pour entrer dans nos cœurs (il faut bien avouer que toutes les théories apprises sur les bancs de l’université devenaient obsolètes !). Et en lâchant notre « savoir » nous avons touché les unes et les autres cet espace sacré où la sagesse des femmes qui se rassemblent depuis des millénaires est à portée de cœur.

... la suite de cet article dans la revue n°26...

Laetitia de Schoutheete
laetideschou@gmail.com
www.lualuna.com


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ci-dessous, VOS ECRITS qui ne sont pas parus dans la revue, faute de place
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Géraldine BOURQUIN, actrice d’un cercle de femmes, nous partage le sens de son expérience et répond ainsi personnellement à une question collective…

Un groupe de femmes, pour quoi faire ?

« Pour mieux critiquer les hommes » diraient certains. C’est avec ce genre de remarques, auxquelles j’aurais pu acquiescer en rigolant quelques années auparavant, que je me rends compte à quel point nous nous sommes éloignées les unes des autres. Il fut un temps où les grand-mères enseignaient à leurs petites filles, un temps où les femmes se soutenaient et partageaient leurs expériences, leurs peines, leurs joies. Un temps où la sororité avait un sens. Aujourd’hui, c’est un mot que nombre de femmes ne connaissent même pas en tant que mot de vocabulaire !
Moi aussi j’ai du réapprendre. Réapprendre que j’ai une puissance qui m’est propre en tant que femme. Réapprendre à considérer les femmes, et moi la première, avec respect et à les voir comme des sœurs plutôt que comme des rivales. Oser le partage, la mise à nu, se regarder en face, travailler et grandir ensemble.
Voilà maintenant trois ans que, suite à une invitation au Canada, tous les mois, je les retrouves, mes sœurs, mes amies, mes confidentes.
Trois ans que je ris, mange, pleure avec elles lors de nos rencontres.
Nous nous sommes nommées tout simplement « le groupe femmes ». Nous nous retrouvons autours d’une roue médecine avec joie, confiance, créativité et tendresse. Ici, pas de secrets, pas de tabous, tout peut être amené, vécu, conscientisé, transformé.

Je ne peux que parler en mon nom, et j’espère que mes sœurs ont osé prendre la plume pour partager leur vécu. Pour moi, nos réunions mensuelles sont importantes car elles me redonnent de l’énergie lorsque je me suis épuisée, elles me redonnent une direction lorsque je me suis perdue, elles me redonnent foi lorsque je doute. Cet espace privilégié me permet aussi de travailler à être une oreille attentive et non jugeante. De soutenir mes compagnes lors de moments difficiles, d’apporter mon éclairage, mon vécu, mon expérience. De donner de la tendresse, du réconfort, de l’amour. Que cela soit avec des mots, un sourire, une présence, un geste, un massage, un câlin.
Je dédie mon travail à toutes les femmes, je nourris le collectif féminin. Même lorsque je suis en voyage, comme c’est le cas actuellement, je consacre le jour de la rencontre du groupe au collectif féminin. C’est un jour privilégié s’il en faut. Un jour où je me connecte consciemment avec les femmes du groupe et les femmes du monde entier, le collectif féminin, ainsi qu’avec les hommes qui osent éveiller leur côté féminin.
L’énergie qui se dégage de ce groupe femmes est lumineuse, forte, puissante, porteuse et chargée d’amour. Si toutes les femmes et les hommes s’unissent en conscience, ensemble, nous déplaçons des montagnes et créons le monde de paix et d’amour auquel nous aspirons tous.

Un cercle pour partager, pour communier, pour pleurer,
rire et aimer, pour que l’énergie circule.
Pour que le féminin sacré retrouve sa place en toute femme et en tout homme.

Géraldine, une femme en travail
geraldine.bourquin@gmail.com
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Il n’y a pas d’heure pour s’interroger, se découvrir et s’initier au Féminin sacré, partage Jeanine VANCAS, juste à être présent(e) aux portes qui s’ouvrent devant soi… même celle d’une tente rouge…

Tente Rouge ? C’est quoi ?

Je suis à l’été de ma vie et je ne connais pas la Tente Rouge ! Ma soif de connaissance me pousse à faire des recherches sur internet. Vite ! Je veux savoir.
Après lecture de plusieurs articles, je ressens au fond de moi un CRI féminin emporté par des émotions de tristesse et de colère enrobées de confusions.

Pourquoi mes ancêtres féminins ne m’ont pas initiée à cela ? Je pleure….en silence….
Grâce aux larmes chaudes qui coulent le long de mes joues, j’évacue cette non-acceptation et enfin je peux retrouver un calme intérieur.
Mon niveau de conscience me permet d’accueillir l’idée que chaque femme va vivre sa féminité comme elle le peut et le veut.

Aujourd’hui sur mon chemin de vie, je découvre cette approche de la Tente Rouge qui fait vibrer mes entrailles.
Je ferme les yeux quelques instants et j’image mes ressentis en vivant cette expérience.
En fait, la Tente Rouge c’est être entourée de femmes inconnues, aimantes, compréhensives qui pourraient représentées mes ancêtres, mes sœurs, mes voisines…
C’est étrange cette connexion avec elles, j’ai l’impression qu’enfin je vais pouvoir mettre à nue ma féminité avec ses doutes et ses forces.
Etre à mon aise et sans jugements. Etre dans la Tente Rouge pour un partage riche, rempli de joie d’être ensemble. J’apprends à comprendre tout le sens de la sororité. Je savoure…

Je sens émerger en moi la Femme Sacrée dont les énergies douces et puissantes me poussent, m’encouragent à l’éveil de ma créativité sous toutes ses formes.
Ah ! Je respire la vie. Je suis connectée à l’Univers…Je suis remplie d’amour.
J’ouvre mes bras qui sont l’extension du cœur pour offrir cette belle énergie d’amour.
Si je vis cette première expérience de la Tente Rouge à l’été de ma vie, c’est que c’est le bon moment et cela est juste dans le déroulement des évènements de la vie.

Je ré-ouvre mes yeux et j’ai vraiment envie de vivre cette aventure initiatique dont je suis sûre qu’elle va me permettre de m’autoriser à ouvrir des portes intérieures.


Jeanine Vancas

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Cercle de Femmes, moment de rencontre…

Tout comme la Lune, la femme a ses cycles.
Tout comme la Terre, la femme porte et donne la vie.

Bien des traditions, des peuples de la Terre, honorent les femmes pour ce don…
Un cercle de femmes, c’est d’après nous l’occasion de se retrouver chaque mois afin d’honorer notre féminin subtil, nos cycles des lunes, le creuset de créativité qu’est notre ventre, notre temple intérieur…
Cette rencontre avec notre temple intérieur est une porte ouverte sur notre féminin profond, sur des perceptions subtiles, sur ce qui fait notre intimité pour l’enrichir et la cultiver.

Ce lieu intime en nous, est aussi celui où peuvent êtres emmagasinées nos souffrances et mémoires négatives, mais c’est dans cette rencontre à nous-mêmes, sous le regard bienveillant d’autres femmes, de louvias*, que nous avons l’occasion de reprendre contact avec notre pouvoir de transmutation et de guérison, mais aussi de retrouver notre vraie nature et notre créativité.
Pour nous, les cercles de femmes, sont un lieu de partage , de soutien et de transmission d’expérience, un lieu où nous souhaitons que les femmes recontactent le rôle fondamental que le féminin peut avoir dans l’éveil de notre planète dans cette période de passage si importante pour chacun et chacune d’entre nous…

A travers la méditation, la danse, les échanges sur des thèmes comme la parentalité, les cycles féminins, la sexualité jusque dans sa dimension sacrée…
Nous voulons faire de ces cercles de femmes un outil d’épanouissement personnel.

Christiane MARTIN CHAMBARD
Amina SEKKAI,
Association Ren’Essence
www.psycho-praticien-lyon.fr

* « Femmes qui courent avec les loups » Clarissa Pinkola Estes.

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Nérina HALIMEDA raconte son expérience multiple des cercles de femmes. Elle traduit l’accueil, le non-jugement et l’écoute qu’elle y a trouvé et invite chacune à oser ce pas si l’envie nous titille.


Le cercle de femmes, voici un sujet vaste et compliqué. Enfin compliqué pas tellement dans le sens où on l’entend mais plutôt dans le sens où il y en a tellement qu’on ne sait plus vraiment où donner de la tête. Vous avez les cercles qui ont un but particulier comme redécouvrir sa féminité intérieure, ensuite vous avez ceux pour passer un bon moment ensemble et puis il y a ceux qui servent à faire ressortir toute votre créativité avec des techniques comme la peinture et autres expressions artistiques. Mais moi, je vais vous parler du cercle de femmes qui sert à découvrir sa féminité et entendre l’appel de la Déesse, car oui, il y a des cercles de femmes basé sur la religion païenne où le féminin à une place très importante.

Dans notre société actuelle, on voit de plus en plus d’images qui ne représentent pas la véritable femme, celle qui est ronde et qui l’assume, ou celle qui est de petite taille, celle qui a la peau blanche ou l’autre qui a la peau noire, celle qui ne se barbouille pas le visage de produit en tous genres et qui pollue la nature. Quand vous faites attention, on est bombardé d’images de femmes minces et fades.

Pourquoi je parle de ça alors que le sujet est le cercle de femmes ? Un petit instant, j’y viens. Les cercles de femmes sont des micro-communautés. Souvent, il y a huit femmes pas plus, qui se connaissent et qui aiment se retrouver. Les micro-communautés de femmes sont des lieux où chaque femme peut se sentir libre et non jugée. Car un cercle de femmes, c’est avant tout un endroit de sororité, il y règne une atmosphère magique et pleine d’amour. Dans les cercles, on ne regarde plus l’apparence physique de la personne qui se trouve en face de nous, on l’écoute, on rit et on partage une certaine intimité avec elle. On peut librement se confier sans se dire que l’interlocutrice nous juge où va raconter à sa voisine.

Mais un cercle de femmes ce n’est pas que ça. C’est aussi un endroit où on apprend sur notre féminité. Le corps de la femme est un mystère, même pour nous ! Le fait de pouvoir papoter avec des femmes permet de comprendre et de savoir pourquoi le mystère féminin est aussi vaste. On explore, comme le ferait un aventurier. Mais on explore notre corps à notre rythme. Des exercices (méditation, dessin, chant…) sont mis en place pour permettre à la femme d’explorer son moi intérieur à son rythme et sans frustration. Après chaque exercice, un bâton de parole est mit en place. Ce bâton de parole permet à chaque femme du cercle de s’exprimer sur son ressenti, elle peut aussi poser des questions et savoir si d’autres femmes ont ressenti la même chose.

Dans les micro-communautés féminines, il y a aussi les sujets comme le sexe ou la maternité qui sont abordés. Certains cercles proposent même des accompagnements dans la maternité ou des rites de passage (première règle, bénédiction de l’enfant…), cependant ils restent assez rares et demandent à faire appel à une personne qui a déjà une grande expérience des rituels de ce genre.

J’ai fait partie de pas mal de cercle de femmes, trois pour être exacte.
Le premier, j’avais dix-sept ans, ce fût une expérience très agréable et ça m’a permis de me sentir belle et d’accepter mon corps comme il était. Mais hélas il est mort très rapidement, il faut savoir que certaines femmes ne supportent pas le fait d’être au milieu de femmes. Souvent elles ont du mal à s’accepter et préfèrent détruire ce qui est beau autour d’elles plutôt que de profiter des moments passés entre femmes.
Ma deuxième expérience n’a pas vraiment abouti, j’avais décidé de créer mon propre cercle, mais il y a des moments dans la vie où ça n’avance pas et j’ai vite abandonné. J’ai fait une pause, mais l’envie était trop forte. J’avais envie de pouvoir me confier à des femmes sans jugement, en tout confiance.
Ma troisième expérience a débuté il y a peu de temps et je dois dire que pour le moment tout se passe bien. Même si nous ne sommes pas beaucoup, nous avons réussi à trouver un équilibre et chacune peut librement ce confier.

Mon article n’est pas là pour faire de la pub pour tel ou tel cercle de femmes, il est juste là pour vous donnez confiance et sauter le pas. Si l’envie ou même la curiosité vous pousse à prendre contact avec un cercle de femmes, foncez ! Vous allez découvrir des femmes toutes magnifiques. De nos jours il est dur de trouver des gens qui ne jugent pas sur le physique ou sur la façon de penser et qui vous accueillent et vous respectent pour ce que vous êtes !

Fleurs d’un jour, belles de toutes les nuits,
les femmes ressemblent à des diamants qui,
sous les rayons du soleil, s’amusent à faire scintiller la lumière du monde.

[~Citation de Monique Grande~]


Nérina Halimeda

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Paul Degryse aborde la question de notre potentiel de transformation et de ses limites, de la rupture entre corps et esprit. Sa réponse est une clé de guérison pour retrouver la voie, la voix de l’âme et sa puissance magique.
SAVOIR UTILISER LA FEMINITE DE SA CONSCIENCE POUR FAIRE EMERGER L’AME
Qui n’a pas rêvé, comme les sorciers, de s’affranchir de la pesanteur, d’être dans deux endroits à la fois, de devenir tout petit pour converser avec un scarabée ou de sauter de la tour Eiffel sans le moindre mal et d’arriver au sol en douceur ?
Nous aimerions tous commander à notre corps pour qu’il accomplisse tous les actes dont nous avons envie…

Trêve de fantasmes, qui d’entre nous est capable de supprimer un rhume dès qu’il apparait et combien de nos semblables qui souffrent d’un cancer sont capables de dire à leur corps d’arrêter tout ça et de revenir tout de suite à la santé ?
Avons-nous la moindre emprise sur notre corps ?
Pourquoi cette irritante séparation entre les deux composantes de notre totalité ?
Pourquoi ce corps ne fait-il pas ce que nous voudrions qu’il fasse ?
Pourquoi tombe-t-il malade alors que nous n’aimons pas du tout cet état de faiblesse dans lequel nous met la maladie ?
Est-il possible d’être plus près de lui ?
Comment être physiquement ce que nous aimerions tant être dans notre tête ?

A toutes ces questions, une seule réponse : nous sommes séparés de notre corps par cette partie de notre conscience qui ne sait qu’émettre mais pas recevoir : notre intellect.
Trop yang, nous ne savons pas utiliser la nature féminine réceptive de notre conscience. Engagés dans une perpétuelle description virtuelle du monde appelée « pensée » et « langage » cet intellect, uniquement à l’écoute de lui-même, s’enferme lui-même et nous enferme tout entier dans cette description qui s’auto-valide en permanence.
Traitant notre corps comme un objet, nous nous inventons alors des besoins auxquels nous finissons par adhérer et nous attacher grâce à la seule force de la répétition et qui finissent par nous rendre malades et pire encore, par nous couper en deux, esprit d’un côté et corps de l’autre.

Pour commander tout ce qu’il veut au corps, l’esprit doit d’abord l’écouter en silence pour cesser cette description et revenir à sa réalité totale: le couple corps/esprit, une dualité apparemment séparée dont le vrai sens est de réveiller l’âme en fusionnant l’un dans l’autre par l’utilisation du pôle féminin de notre conscience, tâche pour laquelle les chamanes disent que l’homme a hérité de cet esprit conscient de lui-même. Une fois que l’homme a suffisamment écouté son corps en silence, il se passe deux choses importantes qui vont changer totalement sa vie :
- D’une part, il sait de quoi le corps a réellement besoin pour être vigoureux et léger et il cessera de le maltraiter en lui faisant, sous prétexte d’abondance et de faux bien-être, ce qui en réalité le détruit et renforce son mal-être.
- D’autre part, le corps ayant aussi son esprit, un double lumineux, celui-ci va s’éveiller et prendre les commandes de l’individu. C’est l’âme qui vient d’émerger. L’homme commence à voir la lumière de tout ce qui est vivant, les deux pôles masculin et féminin de sa conscience ordinaire fonctionnent en harmonie.

A ce moment la description mentale du monde n’a plus aucune utilité, car l’intellect n’était qu’une succursale de l’esprit du corps désormais redevenu actif. L’homme a retrouvé son pouvoir, il est un en deux, son corps est le reflet fidèle de son âme toute puissante, il est à nouveau le magicien de sa vie.


PAUL DEGRYSE – auteur de : « chamane, le chemin des immortels » et de « pratique des gestes conscients toltèques » (ed. médicis) – site : chamanisme-ecologie.com – Email : wambli.cd@live.fr

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Intuitions


Il se pourrait que les larmes ne purifient rien
mais qu'elles annoncent le travail

Il se pourrait qu'un lac
Soit ta source
Essentielle


Il se pourrait aussi que l'oeuvre ait à s'épurer

Il se pourrait qu'aucune horloge ne s'arrête,
Mais que l'heure s'ajuste à tes pas

Il se pourrait que tu marches en silence
Qu'un grand loup gris te précède
Et t'accorde de lire
Au fond de ses prunelles

Il se peut qu'alors tu le reconnaisses

Il se pourrait que tu apprennes un jour
A écouter ce qui se tait
Il se peut même que tu l' entendes

Il se peut aussi, a scandé mon tambour
Que ta place,
Ta place
Soit l'unique réponse.

Myriam Gemme
http://goutte-de-mer.over-blog.com/

http://lesplumesdelarbre.over-blog.com/

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Cercles de Lune

Il y a un peu moins d’un an m’est venue l’envie de réunir des femmes dans un espace où l’on pourrait partager librement et ouvertement sur nos lunes, notre cycle lunaire, afin de redécouvrir le lien entre la lune et nos lunes.
L’univers n’a pas tardé à m’offrir l’opportunité de le mettre en œuvre…
Un après-midi d’été, réunies sous un magnifique tipi (et oui l’Univers avait déroulé le tapis rouge !), à même la terre, nous nous sommes retrouvées, à 5 femmes. La règle du jeu qui s’est imposée à moi : chacune à tour de rôle dépose les paroles qu’elle souhaite, parle d’elle et uniquement d’elle, alors que les autres écoutent. Une pierre en guise de bâton de parole. Quelle n’a pas été ma surprise de voir un véritable flot d’émotions, si longtemps retenues pouvoir enfin se déverser pour se libérer. Emotions accueillies en silence mais en présence, au sein du cercle. Libération pour celles ayant enfin pu exprimer ce qui n’avait jamais eu l’espace approprié pour l’être plus tôt. Tout ça avec une sensation d’unité, de reliance entre nous, mais aussi avec toutes les femmes de la planète. Moment intense.
Voilà, la magie du cercle s’était dévoilée sous mes yeux, j’ai compris qu’il fallait continuer, répondre à une véritable nécessité, un besoin de guérison et d’éveil pour notre évolution.
J’ai alors décidé de proposer des cercles chez moi, dans la campagne Toulousaine. D’abord à chaque pleine lune, puis quelque temps après à chaque nouvelle lune aussi. Les premiers ont pu avoir lieu dans mon jardin, sous la lumière blanche de la pleine lune, puis on a même été en faire un en forêt : ambiance magique ! Et le froid arrivant c’est auprès du feu que les cercles ont continué.
Les thèmes abordés sont très variés, bien au-delà de celui du cycle lunaire féminin, et pourtant toujours en lien puisque c’est ce cycle qui nous anime et fait notre force dans laquelle puiser pour créer une vie qui nous fait vibrer sur tous les plans et dans tous les domaines.
Chaque cercle est unique. D’une richesse incroyable. Je m’émerveille des cadeaux qui s’échangent par la simple offrande d’une parole, d’une expérience, d’une émotion. Les partages des unes résonnent avec les partages des autres, remettent en circulation des énergies qui stagnaient, et permettent des compréhensions, des libérations, parfois même des guérisons si j’en crois les partages de celles qui reviennent plusieurs fois.
Quant à moi j’évolue aussi au fil des cercles, à la fois participante et accompagnante. Je me laisse inspirer pour proposer « l’emballage » cadeau : un chant, un texte, une pierre, un tirage de cartes, un rituel…les idées ne manquent pas, et celles qui sont appropriées au moment se font reconnaitre à chaque fois, je n’ai qu’à me laisser porter par la vague à l’écoute des signes.
Je remercie toutes ces femmes pour leur confiance, et les félicite pour leur courage d’aller à la rencontre d’elle-même pour (re)prendre leur vie en main, devenir créatrice de leur vie avec Amour et détermination. Car je sais que par leur exemple, chacune à leur façon, elles en inspireront d’autres et ainsi de suite.

Anne-Rose Baudin
www.passeusedelumiere.lovink.fr
passeusedelumiere@lovink.fr

****
Le petit journal d’un séminaire expérimental ou la fiancée de Lucky Luke !
(une mystérieuse inconnue nous a fait parvenir ce texte anonyme...)

Une amie très enthousiaste m’a proposé récemment de participer à un stage de cinq soirées, afin d’ « apprendre à me soigner et à soigner les autres », selon la méthode Reiki.

1er jour - 19h

Accompagnée de mon amie-marraine, je me présente dans le studio de la « formatrice » (je la nomme ainsi car elle n’a fourni aucun autre titre) qui, en compagnie de sa mère et d’une ancienne stagiaire (elles aussi initiatrices) me reçoit fort aimablement, ainsi que les six autres « stagiaires » .Les âges s’échelonnent de 25 à 80 ans, soit 3 jeunes hommes (dont un se déclare étudiant en médecine chinoise), une styliste, un homme entre deux âges et une mamie apeurée. Présentations (par le prénom) et embrassades générales.

La pièce est petite, on nous fait asseoir en rond sur de petites chaises raides autour d’une table basse garnie de quelques gâteaux secs et de bouteilles d’eau. Les agapes me semblent maigres, mais il est vrai que le stage est gratuit.

Patricia (l’initiatrice) met en avant le côté bénévole de son action et surtout, les applications « thérapeutiques » de ce premier stage qui doit nous permettre de calmer nos propres douleurs (physiques) puis, après un deuxième, celles des autres. Simplement par le contact de trois doigts apposés au-dessus de points sensibles du corps, appelés chakras, au nombre de sept.
Voilà qui me semble fort intéressant !

A ma demande, elle précise que cette méthode de soins s’apparente au Reiki japonais et au shiatsu, puisque comme eux, elle utilise les chakras et les méridiens de la médecine chinoise.
L'application thérapeutique nécessite une mise en condition psychologique, obtenue par trois méditations quotidiennes : 3 respirations profondes les yeux ouverts, cinq minutes minimum de concentration - pouvant aller jusqu’à trente minutes - puis à nouveau 3 profondes respirations.
Je me dis qu’il y a peut-être là tentative de lavage de cerveau…..

Exercice pratique suit. La méditation est malencontreusement perturbée par quelques gargouillements stomacaux malvenus, mais compréhensibles en raison de l’heure tardive.
Les 5 minutes de concentration me paraissent un siècle !
Je ne dois pas être du genre transcendantal.

Patricia (les prénoms sont fictifs) développe ensuite la position et les caractéristiques des chakras 7 et 6 (elle s’est engagée à nous faire connaître chaque jour deux chakras, en commençant par le dernier (?). Nous apprenons donc que :
- le chakra N°7 (ou C7) se situe sur le sommet du crâne et dirige la quasi-totalité de nos fonctions et organes (systèmes nerveux, hormonal et immunitaire, squelette, muscles, tendons, cerveau, sinus, rate, douleurs dentaires, migraines, insomnie...)
- le C6, dit 3ème œil, situé à 1 ou 2 cm au-dessus de la ligne des sourcils, maitrise le psychisme (mémoire, concentration, mental, intuition). Il doit toujours être traité en même temps que le C7.
Me rappeler que la mémoire se soigne ainsi…

Après la théorie, les trois initiés passent ensuite aux exercices pratiques en ouvrant sur chacun de nous les fameux C7et C6 (apposition de trois doigts sur les régions concernées).
Au fur et à mesure de l’avancée du cours, une sensation de déjà vécu s’installe en moi - et surtout de déjà pratiqué. Je réalise que mes exercices de yoga, de tai chi s’inscrivent dans cette ambiance et qu’en fait, ces expériences ne sont pas nouvelles pour moi.
Autre sensation : la volonté évidente de nous faire retrouver l’enfance et ses réflexes complètement estompés.
Y aurait-il objectif de nous faire régresser ?

Ayant trouvé un peu courtes les explications de Patricia concernant la genèse (indienne d’après elle) et les caractéristiques de la méthode développée, je la presse de nous en donner le nom (jamais employé utilisé).
Apparemment mal à l’aise, elle explique qu’il s’agit d’ »Énergie Universelle ». Cette méthode cataloguée en liste noire par la Commission d'enquêtes sur les Sectes. C'est pour elle totalement injustifié!

Le cours se termine par des soins apportés par les Initiés aux personnes de leur choix (dont je ne suis pas). Je rentre chez moi affamée mais bien détendue et déterminée à aller jusqu’au bout de cette expérience, nouvelle pour moi.
Jusqu’où ira la manipulation ?

2ème jour - 19h

A l’arrivée, sensation de malaise général. Les autres stagiaires sont-ils dans le même état d’esprit que moi ? Ils ont certainement dû se poser les mêmes questions : j’y vais, j’y vais pas, ça sent l’arnaque...
Leurs réponses infantiles aux questions de la « formatrice » semblent indiquer qu'ils n'ont pas ces états d'âme.
Quant à moi, me voilà traitée de « rebelle »pour avoir avoué que durant les méditations ma tête avait du mal à chasser des pensées bien prosaïques. Privée de soins !
Je me console en me penchant sur La Fiancée de Lucky Luke qui, en compagnie de diverses BD assez lestes d’ailleurs, sert d’écritoire.

On nous offre du thé et des petits gâteaux (que je refuse, ne voulant rien devoir). Quelques gourmands cèdent. C’est Liliane, la mère, qui officie. Elle se lâche un peu. Au hasard de la conversation (parlons plutôt de monologue) nous apprenons qu’elle est prof d’anglais à la retraite. Sa fille est également prof d’anglais (mais en disponibilité pour un an). Nous apprendrons plus tard qu’elle est membre d’une ONG caritative (ne mets pas le nom) qui ouvre des « chantiers » dans le monde entier « pour venir en aide aux populations déshéritées ».

Une nouvelle jeune femme qui a tout l’air d’une attardée mentale se présente, avec retard, Curieusement, elle se nomme Chantal Connes. Liliane demande à chacun ses impressions sur le « ressenti » d’hier. Manifestement, je ne suis pas la seule à avoir des problèmes avec les méditations.

Sensation d’étrangeté. J’ai l’impression de jouer un rôle dans une émission de téléréalité. Les autres ont pourtant l’air de prendre ça très au sérieux. Ils posent aux formatrices des questions de niveau école primaire. Elles y répondent avec une trop bonne humeur pour être honnête.

Nous voilà plus savants sur le C5, situé dans un creux de la colonne vertébrale juste « au-dessous de la 2ème bosse du cou » (c’est pratique pour moi, l’osseuse ! salaud!).
Autre moyen d’accès : prendre la ligne saillante des omoplates. Le C5 est au milieu.
Il régit tout le système respiratoire (poumons en particulier) et les organes des 5 sens.
Suivent quelques conseils permettant de soigner, en vrac, otites, rhumes, maladies des yeux, de la peau, brûlures, grippe, aphtes, toux.

3ème jour - 18h

Nos formatrices ayant une réunion en soirée, le cours a été avancé d’une heure afin de les libérer plus tôt. Nous perdons tout de même une demi-heure à attendre Chantal. Puis l’expression du « ressenti » et du « vécu » de chacun d'entre nous fait perdre encore une heure. Mêmes réponses affligeantes auxquelles je m’associe. Tout le monde s'esclaffe lorsque je confie que mes amis m'ont trouvé bonne mine et que je leur ai confié que c'était dû à l'ouverture de mes chakras. Du coup, me voilà pardonnée et gratifiée d’un soin particulier (massage des pieds).
Je me dis tout de même que faire 2 heures de route pour une demi-heure d’enseignement n’est peut-être pas très économique.

Nous y voilà : nous apprenons tout sur le chakra 4.
Situé à l’arrière de la colonne à hauteur du soutien-gorge (pour les femmes, bien sûr, pour les hommes il convient d’effectuer quelques mesures savantes, mais c’est faisable !pas pour toi !) il régit le cœur dans tous ses états : système vasculaire, circulatoire, problèmes cardiaques et sentimentaux...

En veine de confidences, Patricia, autour d’une tasse de thé au pistil de lotus grillé (équilibré yin- yang !) nous parle de ses chagrins d’amour et de son adhésion à la fameuse ONG, actuellement présente au Vietnam. D’ailleurs, un tronc, posé sur une table d’angle, en compagnie de quelques produits de beauté manifestement exotiques, est chargé de nous le rappeler !

4ème jour - 19h

Je m’amuse à constater la présence d’un cœur taillé à la tondeuse au bas du crâne rayé de Michel. Serait-il en demande ? (tout à fait compréhensible…). La bonne humeur semble générale, largement entretenue par le fameux thé yin-yang et les petits gâteaux secs. Ce soir, c’est au tour de Liliane, la mère, puisqu'il nous a été expliqué qu'elles intervenaient à tour de rôle. Révisions générales et interrogation générale, comme chaque soir.

Nous apprenons enfin tout sur le chakra 3 !
Celui-là s’occupe des zones digestive et urinaire : assimilation et élimination de la nourriture et des liquides. Il guérit donc aussi bien les infections urinaires que les constipations ou diarrhées. C’est aussi le chakra de l’ego (ego qu’il convient, naturellement, de réduire à sa plus juste dimension !). Pour le trouver, fastoche : prendre la pointe des hanches et se placer au milieu, en haut du sacrum.

Détail TRES important : pour se soigner ou soigner les autres, on doit être A JEUN de toute boisson alcoolique. Voilà qui va réduire l’efficacité de beaucoup de postulants et même les exclure de la secte. Nous retrouvons là aussi les convictions jansénistes de nos hôtesses qui se sont avouées protestantes.

Autre conseil important prodigué ce soir-là : effectuer régulièrement pendant 3 ou 7 jours le « régime du riz », constitué de riz rouge bouilli, agrémenté de sésame et de sel grillé. Aucune matière grasse. Ça purifie et fait retrouver le sourire.
Pour agrémenter la chose, boire de l’eau bouillie chaude (pas trop : un litre suffit)
Aucune urgence pour moi...

5ème jour - 18h

A ma demande, les gentilles hôtesses ont accepté d’avancer le cours d’une heure, ce que les autres gentils membres ont également accepté. A nouveau révisions et interro générale. J‘ai fait des progrès mais je me sens toujours le cancre de la classe. Mes « méditations » sont toujours bien terre-à-terre !
Comment font les autres pour « perdre la notion du temps, s'oublier »?

Ce soir-là, le stage se termine en beauté : ces dames nous ouvrent le chakra 2, celui de la sexualité. Avantageusement placé sous le sacrum, il régit en outre la fonction de reproduction à travers les organes génitaux, masculins et féminins.
On passe donc à l’ouverture pratique du chakra, et chacun se voit donc appliquer durant 5 minutes un doigt à hauteur des fesses ! Comme nous formons un cercle, la situation est plutôt cocasse et mériterait une amusante photo de famille...

Il nous est également proposé de participer à une formation de « deuxième niveau », gratuite elle aussi et censée nous permettre de soigner les autres...
Tout se termine par une collation prise en commun, à laquelle je n’assiste pas, retenue par d’autres obligations mais je quitte les lieux assez perplexe, non sans avoir versé dans le tronc une aide sonnante et trébuchante (ou: mon obole), tout travail méritant salaire...

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Comme une bénédiction...

La grâce est venue à ma rencontre lors d'un stage « femmes »... Plusieurs jours enveloppée par une belle énergie féminine...

Et lors d'une danse, je fus submergée par une vive émotion : je me suis sentie Femme, j'ai senti ma profondeur de femme, mon corps de femme, mes mains dansaient et exprimaient cette puissance féminine qui me bouleversait...
Suis-je cette femme qui dansait avec tant de force ? Tant de sensualité ?
D'où venait cette puissance ? Quelle source m'abreuvait de tant de délices ?
Une petite voix me disait que cette source a toujours été là, en moi, ce féminin profond et caché m'a toujours accompagnée.
Un voile qui se lève sur ce beau mystère...

Cette expérience venait éclairer ma route, une route faite d’épreuves, d’incompréhensions, de doutes, de douloureuses solitudes, de confidents imaginaires… Mais aussi de rêves, de projets, de rencontres, de joies, de bonheur, de sérénité...
Une route où LES Femmes avaient toujours été présentes, une route où DES Femmes m'avaient tendu la main et m'avaient montré le chemin à suivre...

GRATITUDE...
Au plus profond de moi, un sentiment inconnu s'exprimait avec tant de force et de beauté : Gratitude. Les larmes aux yeux, indifférente aux gens qui me regardaient (j'étais dans la rue quand je ressentis ce beau sentiment), j'ai dit MERCI !
Merci à ces femmes.
Merci aux personnes qui me sont chères.
Merci à cette puissance féminine qui m'a guidée toutes ces années sans que j'en aie conscience.
Merci à cette intuition qui m'a fait faire les bons choix, les bonnes rencontres.
Merci de vivre cette extase qu'apporte le sentiment de gratitude.
Merci à la vie.

L'envie de partager ce bonheur avec d'autres femmes grandissait en moi de jour en jour...
Mais comment ??
Et puis encore la danse...
Comme une ouverture, une lumière, une connexion.
Cette ouverture commença par une douleur.
Une douleur dans mon corps, dans mon ventre, dans mon cœur...
J'avais ressenti dans mon corps la souffrance des femmes.
Les femmes de ma lignée.
Toutes les femmes !
J'ai ressenti la violence faite au Féminin depuis des années, des siècles, une éternité !!
Femmes muselées, humiliées, réprimées ;
On avait étouffé le féminin sacré...
Et j'ai pleuré.
Avant je comprenais tout ça.
Aujourd'hui, je ressens !
Et j'ai pleuré...

J'ai pris conscience de mon histoire, de mes blocages et de ce qui venait freiner ma puissance de femme. Je portais cette souffrance et elle m’empêchait de me réaliser complètement...
Une voix me disait : « Danse ! Danse !... Offre ta danse aux femmes... »
Et j'ai dansé...
J'ai dansé pour les femmes de ma lignée.
J'ai dansé pour toutes les femmes qui ont souffert et qui souffrent encore...

J’ai compris que j'avais quelque chose à faire pour les femmes.
Serais-je « cette main qui sème, qui donne, qui transmet ??? »*
Mais, je me disais : « Qui suis-je pour croire à ce pouvoir créateur qui m’est offert ?
Qui suis-je pour me sentir investie d'une mission auprès de femmes ? »
Lumineuse et claire fut la réponse : Je n'avais qu'à ETRE !
ETRE ce que je suis !
ETRE la femme que je suis ou encore la femme que je suis devenue...
Continuer à réaliser mon féminin...
Continuer à exprimer ma puissance féminine...
C'est seulement en étant cette femme que je pourrais aider et accompagner des femmes.
C'est en étant cette femme que je pourrais « libérer » les femmes de ma lignée.
Il suffisait d’être et de partager ce que l'on est par sa seule présence...
J'ai décidé alors, avec d'autres femmes, d'organiser et d'animer des cercles de femmes ;
Et ce fut fait !

La nuit qui a suivi le premier cercle de femmes, je fis un rêve : ma mère et ma grand mère sont venues me visiter et m'embrasser, puis les autres femmes de ma lignée sont arrivées et enfin plein d'autres femmes... La pièce dans laquelle je me trouvais s'était remplie de femmes, elles venaient toutes m'embrasser... comme une bénédiction.

Amina SEKKAI
Association Ren’essence
www.psycho-praticien-lyon.fr

* extrait du « Tarot des lettres hébraïques » de Marie Elia.
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GALERIE

     
 

 

PORTRAIT DE FEMME

Sarah-Maria LeBlanc - Samaya
« Je suis une amoureuse de la vie, de sa beauté, de ses mystères. »

J'ai toujours été une mystique, une contemplative, une dynamique petite fille pleine de rêves.
De seize à dix-neuf ans, j'ai vécu une série d'initiations... une expérience d'éveil... la re-connexion avec mon corps et la Déesse... La vision de mon destin d'herboriste... Deux décès importants... une année dans un tepee en forêt... qui m'ont amenée sur ma voie. Depuis, presque vingt ans plus tard, je continue à approfondir mon lien avec les plantes médicinales, à tous les niveaux. Je les aime tellement... je me sens privilégiée de les servir. Je pratique depuis plusieurs années comme Herboriste-Thérapeute en clinique, spécialisée en santé des femmes.

De pair avec la wicca, j'ai exploré le bouddhisme tibétain dans de longues retraites puis en solitaire, vécu et enseigné le tantrisme shaktique, cette connection sensuelle à nous-mêmes et aux éléments. Avec les années, je me suis aussi engagée dans le chemin rouge, la voie du chamanisme, la voie spirituelle des ancêtres de ma terre natale. J'apprends encore à connaître mon ombre, à voyager dans la nuit, à voir l'invisible sans me laisser submerger... Comme mon alliée la chouette. J'ai choisi l'authenticité et l'intégrité comme valeurs maîtresses de ma vie, médecine de la mouffette : j'attire et je repousse de par l'expression crue de qui je suis. Sensible, intense, à la fois douce et tranchante, je fais de mon mieux pour marcher mon chemin dans l'humilité et l'amour de moi.

C'est sur une plage déserte du Mexique, sentant la présence des esprits, honorant mes ancêtres femmes qui ont marché le chemin, que je reçois la vision de Rythmes. Un cercle de femmes pour les aider elles aussi à marcher vers leur plein empuissancement. Un chemin pour unir mes différentes voies spirituelles, dans la roue naturelle des cycles. Un espace de diffusion de mes recherches sur la Déesse-Mère, sur les sorcières, sur les rites de lunes. Une façon de me mettre au monde dans tout ce que je suis, tout en aidant d'autres femmes à se mettre au monde ! La création d'une communauté de femmes qui comprennent et honorent tous leurs aspects, lunaires comme solaires, une sororité spirituelle féminine, pour travailler à la réémergence du féminin sacré sur la Terre ! Voilà mon rêve de femme auquel je travaille depuis.

Et je chante. Je chante la Mère Divine, les étoiles, la nature, la conscience, l'amour. La harpe, la guitare, le tambour m'accompagnent. Je crée parfois des événements sociaux, des spectacles conscients. Dans mon village, je co-crée depuis quatre ans un huit mars qui porte nos couleurs à la fois spirituelles et porteuses de réflexions sociales... Soirée magique. Avec mes errances nomades un peu partout dans le Québec, j'honore année après année mes soeurs les plantes, offre des rituels où je passe, joue du tambour, ris, pleure et chante dans des cercles de femmes.

Je rêve de nous, soeurs du monde, qui formons ce cercle authentique, intègre et sans compétition, qui mettons sur pied des loges de lune, des tentes rouges, des communautés de prêtresses, des cercles de tambour, des espaces sacrés, qui allumons nos feux en priant les unes pour les autres, pour nos frères, pour nos enfants, pour l'humanité, pour la Terre qui supporte nos pas.
 

 

 
 

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