Rve de femmes
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N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
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N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se séparer sans se déchirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°37 - Amour, tendresse, fluidité
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative
N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie PDF UNIQUEMENT
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF - N34

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

03 édito / Karine Nivon
04 Sommaire
05 Ours / Cercles de Femmes

06 CARPE DIEM
07 L’air du temps / Frédérique Larcher
08 Astrologie mondiale / Michèle Raulin
10 énergie de saison / Sarah-Maria Samaya

12 CORPS ACCORD
13 Réapproprions-nous le Savoir / Paola Broggi
14 Succulente ! / Saïda Désilets
15 Essences Féminines / Jutta Lenze
16 Matern'Elles / Carine Maia Phung
17 Balade Féminine / Hélène Cociovitch
18 La Révolution des Yoni / Sarita
20 Naturo Gynéco / Karen Morand

22 PARFUMER L'ESPRIT
23 Le coeur se livre / Rachelle Mariaz
24 Célébrons la Femme debout / Christine Marsan
25 Le Rêve d'une femme / DeAnna L'AM

26 DOSSIER :SORCIÈRES, SOEURCIÈRES, SOURCIÈRES D'AUJOURD'HUI
27 Vive les nouvelles sorcières / Anneliese Tschenett
28 Retour aux sources de la sorcière / Amélie (Nesmeha) Gannat
30 Des sorcières de jadis… / Pascale Fortin
31 … Aux sorcières d'aujourd'hui / Pascale Fortin
33 Le son : pouvoir magique des sorcières / Brigitte Diaz
35 Le chemin dans la forêt / Pauline Beau

37 PARTAGE : ENTREPRENDRE AU FÉMININ
38 Entreprendre au féminin / Marie-Agnès Chauvin
40 Travail de conscience / Rachelle
42 PLIM, Entreprendre pour prendre soin de votre intimité /
Capucine
44 Entreprendre… Silence… Tête pleine / Karinne Grenier
46 Incarner son talent, une voie à entreprendre / Amélie (Nesmeha) Gannat

48 POUR L'AMOUR DE L'ART
49 Rubrikadabra : L'éveil du Printemps et sa force créatrice / Karen Cayuela
51 gardiennes de la terre
52 Femmes de boue : City Repair /
Nydia Solis Tzaquital
55 Faites-le vous-même : les produits d'entretien :
le choix des ingrédients / Serena Deligny

56 NOURRITURES TERRESTRES
57 La diététique chinoise /
Évelyne Aguilera-Aymard
58 Cuisine ayurvédique / Vibusha

60 Bulletin de commande
62 Agenda des Femmes
63 Les possibles à partager
67 Petites annonces
68 Portrait d'artiste / Mlle Valentine

 
 

 

EXTRAIT

Quand la Terre fertile se réchauffe sous la caresse du soleil généreux de l'été, l'heure est au fleurissement !
Dans le panier de récolte de ce numéro d'été, des plantes de sororité offrent leurs fruits mûrs à déguster pour explorer les dimensions vitaminées du Féminin Sacré tel que la Soricère, la Soeurcière et la Sourcière d'aujourd'hui. Un parcours exaltant à la rencontre de la subtilité de l'essence féminine en partage.

parmis fleurs et fruits juteux, vous découvrirez également un dossier de graines à cultiver...
Entreprendre au féminin
comment réveiller la créativité de la bâtisseuse en dormance, accompagner les premières pousses, éviter les écueils et les parasites sur le chemin, et découvrir un voie possible d'épaouissement personnel et spirituel


EXTRAITS DU THEME "SORCIERE, SOEURCIERE ET SOURCIERE D'AUJOURD'HUI

"de la sorcière d'hier..." de Pascale FORTIN

D'insurgée, la sorcière va devenir persécutée.

L'Eglise va lui faire connaître l'Enfer sur terre. Malheureusement, on va en profiter pour élargir les massacres à toutes les femmes. Ce sera une « guerre sainte » contre d'innocentes victimes, femmes sages, guérisseuses, sourcières, jeteuses de sorts, en contact avec leur puissance salvatrice, avec les Simples des champs, avec les Animaux, avec la Nature. La sorcière va jouer un rôle considérable en réhabilitant le corps, le ventre et les fonctions créatrices, la nature féminine, la vie, la beauté, la santé, les plaisirs.



"A la sorcière d'aujourd'hui" de Pascale FORTIN

La sorcière est souveraine de son royaume
Elle fait son « voyage au bout de la nuit ». Elle a traversé les camps de la mort. Elle a eu tous les courages. Elle peut être fière. Plus rien ne l'arrêtera dans la quête de sa liberté. La mort ne lui fait pas peur car elle sait risquer sa vie pour donner la vie, la préserver. Elle traverse ses peurs. Seule. La solitude est son amie aussi.
La sorcière est courageuse
Elle est imparfaite, elle est naturelle, elle s'aime enfin. Elle n'est pas une poupée Barbie. Elle ne veut plus être aimée à tout prix, à n'importe quel prix.






EXTRAIT DU PARTAGE "ENTREPRENDRE AU FEMININ"

"Incarner son talent, une voie à entreprendre" De Nesmeha

Entreprendre au féminin est un long processus intérieur, car si l’on applique les recettes toutes prêtes du passé conçues pour les hommes, comment être présentes à qui nous sommes vraiment ? Chaque femme, aujourd’hui, doit prendre conscience qu’elle porte en elle, les richesses nécessaires à la réalisation de sa mission de vie et que, pour concrétiser cela, elle doit se connecter à la vibration de son rêve en faisant fleurir ses pensées pour attirer à elle, les éléments qui donneront corps à sa vision. C’est une approche totalement spirituelle de création. Mais, au final, chaque manifestation existe déjà sur le plan spirituel. Il faut comprendre qu’il y a une descente dans la Matière qui peut être entravée par nos pensées et actes limitants. Les femmes savent très bien cela en portant la vie. Elles rêvent souvent du futur bébé, ce qu’on appelle un “ rêve annonciateur ”. Pour manifester son projet d’entreprise et le nourrir au quotidien, il en va de la même loi.




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Et une fois encore, l'abondance généreuse de vos écrits déborde le panier de possibles de cette revue d'été, alors avec gratitude, voici les textes que nous aurions souhaité partager également


"NOUS SOMMES TOUTES DES SORCIERES EN PUISSANCE " d'Efféa

Un matin de soleil printanier, je me suis amusée à imaginer ce dialogue au marché de mon quartier, près de l’étal de fruits et légumes bio de saison :

- (le producteur) Merci Efféa, bon stage avec la Lune ce week-end. A bientôt !
- (une cliente) Vous faites quoi avec la Lune ce week-end ?
- Nous allons danser avec la Lune dans la forêt.
- Ah ! et… la Lune danse avec vous ?! (je fais oui de la tête, ouverte, le regard rieur). Et… vous faites quoi comme métier ?
- Je suis sœurcière, et vous ?
- Euh… je… travaille dans une banque… sœurcière, vous dites ?! C’est quoi une sœurcière ?
- Une sœurcière est une femme qui accompagne d’autres femmes à rencontrer leur Source.
- Et… on la trouve où la Source des femmes ?
- (Je regarde calmement la femme en face de moi de cœur à cœur, je respire) La Source des femmes se trouve en chacune, dans sa profondeur, son authenticité, dans sa démarche de Vérité. « On » la rencontre en renforçant chaque jour son lien à la Terre, en affinant de cycle en cycle sa relation à la Lune, en dansant au soleil, en chantant avec la pluie, en sautant dans les vagues par exemple et aussi en se recueillant en cercle de femmes.
- Des cercles de femmes… oui… j’ai déjà entendu. Mais à quoi ça sert ?
- (L’air de rien, je vérifie l’ouverture de cette femme en face de moi, afin de ne pas aller plus loin que ce qu’elle peut entendre aujourd’hui. Elle semble disponible, ouverte… allez… je me lance !) Les cercles de femmes sont… des temps de partage, de rencontre entre femmes ; des temps que nous consacrons -de rendre sacré- à la guérison de notre Féminin.
- Oui… mais plus concrètement…
- Ce sont des temps pour se dire, pour partager, pour déposer dans le cercle… des temps pour détendre le corps et l’esprit… guérir l’ancien, traverser le présent, nourrir le cœur par la parole, la danse, le chant, les rituels… au gré de chacune, au gré de l’instant.
(Ouh la la… je me sens un peu « prof » ! Est ce que je poursuis… oui… son regard s’est comme éclairé)
Nous nous y reconnaissons femmes, ensembles, comme cela s’est fait de tous les temps, et aussi femmes uniques, femmes universelles, nous nous reconnectons à la force du féminin en nous, à la fille, la femme, la mère, la grand-mère en nous, accueillant nos faiblesses comme témoins et révélateurs de nos forces.
(bon là… mon enthousiasme est en action. Toutefois, je vérifie que je suis entendue, que l’ouverture est toujours là).
Petit à petit, alors que nous guérissons notre regard intérieur, notre façon de regarder les autres femmes, toutes les femmes, nous guérissons du regard de l’autre. C’est une bonne occasion pour nous jouer de notre juge intérieur, danser avec lui, l’épuiser, le faire maigrir et rapetisser. Une bonne occasion de s’amuser et de rire. Nous détricotons nos croyances. Nous grandissons en sororité. D’autres sœurcières naissent de ces partages.
- Et… pourquoi en cercle ?
- Le cercle est une forme qui permet à chacune d’être à égale distance du centre. Il n’y a pas de hiérarchie dans le cercle, il y règne l’égalité. Les danses en cercle m’ont appris le sens du sacré de cette forme. Au centre, se trouve la source, tout comme en nous-mêmes. Grâce au mouvement naturel du cercle qui tourne, comme une ronde d’enfants, comme un mandala en mouvement, nous nous soutenons et nous entraînons les unes les autres dans la danse de la Vie. Le soutien se fait tout naturellement et circule de façon fluide. Le cercle nous amène à la responsabilité d’occuper notre juste place sans pudeur et sans peur.

Je vous laisse imaginer la suite et me l’écrire pourquoi pas. Pour ma part, j’imaginerais bien une question du style « et les hommes, peuvent-ils y participer ? », une autre « et qui sont les femmes qui participent à ces cercles… ? »
En réalité, je n’ai pas vécu cet échange au marché ce matin mais je le vis souvent. Une amie coach me parlait hier de faire le lien entre « mon monde » et « le monde ». Femme en chemin elle-même, elle est aussi impliquée dans le monde de l’entreprise dans lequel elle sème de précieuses graines d’humanité, de confiance en soi, de reconnaissance de chacun. Je connais des hommes qui, eux aussi, sèment ces mêmes graines, tout naturellement, y compris en étant à des postes de responsabilités. Ce n’est pas le privilège des femmes, bien sûr.
Je m’investis au quotidien pour que « le » monde devienne chaque jour davantage « notre » monde. Sœurcière au quotidien, j’arrose les graines de bienveillance dans les cœurs, je pousse avec délicatesse des fenêtres pour que pénètre le soleil, je guide sur les chemins sombres de la nuit vers la Lune, je danse pieds nus pour que nos pieds reconnaissent la Terre. Sœurcière en ville, je suis une femme comme les autres, sur mon chemin de guérison, sur mon chemin de vérité. Je reconnais d’un regard ou d’une main ouverte les sorcières, les sœurcières, les sourcières qui, comme moi, accompagnent le Féminin dans son épanouissement auprès des femmes et des hommes.

Efféa
www.effeaaguilera.com
https://www.facebook.com/effea.aguilera
effea.aguilera@free.fr


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"REVES DE PETITE FILLE, UN CHEMIN INITIATIQUE" de La Pouliche

Tout le monde a envie de réaliser ses rêves d’enfance, mais peu le font ! Fille de photographe, enfant je rencontrais des artistes dont il tirait le portrait. Je voulais alors être actrice et chanteuse comme Brigitte Bardot, Sacha Distel que je croisais parfois du côté de mon école et dont j’étais amoureuse… qu’il était beau !

Bon, jusque là mon histoire n’est pas palpitante, devenir actrice ou chanteuse, c’est le rêve de 80% des fillettes de France et de Navarre ! Alors, le suis-je devenue ? Oui, à 63 ans ! Après des cours de guitare de 10 à 14 ans au Conservatoire, j’ai vite abandonné ces projets pour m’orienter vers une autre passion qui a guidé toute ma vie.

Très jeune, j’ai cherché le sens de la vie ; ce que je voyais autour de moi ne me plaisait pas, me semblait faux. Je n’étais pas à proprement parlé une enfant rebelle mais au fond de moi, quelque chose me disait que tout ce que l’on me racontait était un mensonge. Alors, je me suis mise à chercher, chercher, chercher… J’ai lu des tas d’ouvrages, failli partir à 18 ans pour Auroville rencontrer Mère[1]… Après des études d’ethnologie, je suis entrée dans la vie active au bas de l’échelle, comme « employée aux écritures », dans un secteur très éloigné de mes rêves. Et là, je me suis prise au jeu… cinq ans plus tard, j’étais « cadre » !

Me voilà donc piégée dans le ronron de la société… métro, boulot, dodo, loisirs pour m’évader. Cependant, ce qui gouverne, au fond, ma vie – et je le vois bien maintenant, en regardant dans le rétroviseur – c’est mon principe supérieur, mon âme. C’est elle qui me crée à chaque instant ! Elle m’a donc concocté un chômage longue durée, bien rémunéré – j’avais grimpé dans l’échelle sociale, ne l’oublions pas –histoire de réfléchir au fameux sens de ma vie. Constat : je me suis éloignée de moi-même !

A cette époque, le seul projet qui m’aurait vraiment fait vibrer eût été l’ouverture d’un centre, sorte de laboratoire, consacré à l’étude et l’expérimentation des potentialités globales –physiques et spirituelles– de l’être humain. En effet, parallèlement à ma course à la promotion et à la reconnaissance sociale, je n’avais jamais cessé ma quête de sens, multipliant les lectures, les voyages au bout du monde, les séminaires de développement personnel. Je me suis même impliquée dans des mouvements d’éveil spirituel intérieur (USA) et dans des courants orientaux. Mais comment réaliser un tel projet dans les années 80 ? Je n’étais pas mûre encore pour cela ! Je me suis donc portée sur mon deuxième choix : ouvrir une agence de communication graphique à Paris. Je devenais ainsi mon propre patron ! L’aventure, qui dura 7 ans, fut passionnante et riche d’apprentissages… mes principaux clients étaient dans l’édition ou le cinéma… tiens, tiens, ça revient ça ?

Je suis sortie de cette période totalement rincée, physiquement, moralement et financièrement. Me revoilà, une fois encore à la case départ à m’interroger sur mes priorités. Qu’est-ce que je veux dans la vie ? La réponse est évidente – m’accomplir ! Sans quoi, ce n’est pas la peine ! Je passe une bonne année en dépression, à essayer de me ressourcer au bord de la mer. Je n’ai plus rien, et pour mon entourage, je suis en échec ! Pas facile de rebondir à l’approche de la cinquantaine dans notre société…
Je rencontre alors Ghis[2] et pendant 10 ans, je l’accompagne dans sa démarche. Je deviens «enseignante » en Personocratia (pouvoir de la personne de se gouverner elle-même). Puis, tout récemment, je décide de voler de mes propres ailes et de diffuser la conscience créatrice avec ma propre note… Pour ce faire, j’imagine et écris une web-série mettant en scène un mouton pleurnichard, pataugeant dans le triangle « Victime, Sauveur, Coupable » et une jument qui sait qui elle est – un être divin, incarné dans un corps – et qui lui indique le chemin de la conscience créatrice dans des situations bien précises. J’écris également une chanson « La vie est une comédie » pour sous-tendre les sketchs et le message. Je me suis beaucoup amusée à faire cela. J’ai donc tourné des films avec Zoé, ma partenaire et une mini équipe de cinéma. Je vais enregistrer la chanson prochainement en studio. C’est facile ! Incroyable !

La boucle est bouclée ne trouvez-vous pas ? Je renoue avec mes rêves de petite fille : c’est drôle !
Tout ce que j’ai fait dans ma vie jusqu’à présent me sert aujourd’hui : c’est fascinant ! En regardant cela, c’est clair que mon petit ego se dit qu’il y a peut être bien eu un principe supérieur qui a gouverné ma vie, mais ce dont je suis sûre, c’est qu’il est à l’intérieur de moi !

Ah ! Oui ! J’oubliais, dans mes rêves, il y avait aussi l’écriture !
Décidément, tout est parfait !

La Pouliche
info@lavieestunecomedie.com
www.lavieestunecomedie.com

[1] Mère, de son vrai nom, Mirra Alfassa (1878 – 1973), l’aventurière de la conscience supramentale à Pondichéry, aux côtés de Sri Aurobindo (1872 – 1950).
[2] Ghis, ou Ghislaine Lanctôt, auteure de La Mafia Médicale, fondatrice de Personocratia.



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"VIVRE ENSEMBLE, QUELLE ECONOMIE POUR DEMAIN ?" de Danièle COUDE

LA Crise, la Croissance, les Marchés, l’Austérité… les efforts, les sacrifices… Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? »

Les médias occupent les uns à grand renfort d’expertises sur ces entités abstraites pendant que les affaires continuent pour les autres. Ils relaient l’information, relatent les évènements, mais, pour la plupart, ne proposent pas de changement de cap : le modèle à pérenniser reste celui de la sacro-sainte Croissance, en dépit des malfaisances du système, sur les hommes comme sur l’environnement, et du fait que la planète n’est pas extensible.
Nous nous sentons dépassés, impuissants, comme si nous devions tout attendre d’un système qui nous calcule essentiellement en tant que variable d’ajustement qui leur garantira un bon taux de profit. Nous avons du mal à travailler ensemble parce que nous avons été formatés depuis longtemps à la réussite individuelle, à la compétition plus qu’à la coopération.

Ensemble pour une économie juste
Face à cette situation –et pour redonner élan créatif et pouvoir sur notre avenir– le Plan ESSE, porté par l’association « l’âge de faire »[1], propose une démarche visant à développer à grande échelle le modèle de l’Economie Sociale Solidaire et Ecologique. Modèle, qui sans être une réponse à tous nos problèmes, diffuse des valeurs indispensables à notre humanité.
Pour cela, un dispositif est initié, constitué de différents outils. Ils sont autant d’angles d’approche et de leviers d’action, à la fois pour rejoindre le grand public et pour faciliter aux acteurs de terrain la mutualisation de leurs ressources et de leurs efforts.

En prenant connaissance de cette initiative, il y a quelques années, je me souviens l’avoir éprouvée comme un nouveau souffle, un champ où se réapproprier la parole, la créativité, le pouvoir sur nos vies, au fur et à mesure que nous avançons. Il fallait se mettre en route pour faire exister quelque chose de ce style. C’était « faire un pas de côté » par rapport aux discours de l’époque sur les crises financières en cascades, au modèle d’économie et de développement qui nie l’humain, la vie, la Terre. En tant que femme, mère, et tout simplement citoyenne, je ne peux imaginer les générations futures prises dans cette spirale de ne croire au bonheur que dans la consommation, manipulées par les grands médias, fatalistes, maltraitées par les crises écologiques, sociales, économiques à venir, spoliées de leur élan vital !

Que propose le Plan ESSE :
De s’adresser au grand public car, sans lui, aucun changement ne se fera, avec un magazine mensuel et national, « Demain en mains »[2]. Son but est de faire contrepoids à la désinformation en témoignant d’alternatives fructueuses, qui ensemble pourraient constituer la transition vers d’autres valeurs et témoigner de la viabilité d’une autre forme d’économie. Le n°0 est actuellement disponible et accessible sur son site Internet (www.demainenmains.info). La difficulté dans la création d’un organe de presse, surtout grand public, c’est son lancement. Aussi allons-nous nous appuyer sur la coopération citoyenne pour réussir ce pari qui est une première. Demain en mains sera tiré à 300 000 exemplaires et il faut pour cela que nous soyons 10 000 à consacrer 6 € par mois pour recevoir 30 exemplaires à revendre, donner, glisser dans les boîtes aux lettres dans notre voisinage non militant (voisins, amis, collègues). Nous en sommes actuellement à ce stade de recrutement de coopérateurs.

Le web pour faire revivre la citoyenneté par les territoires :
Par un site national, avec Portail de la vie locale, qui relayera toutes les informations utiles au quotidien (échanges divers, consommation, vie culturelle et associative locale…) au sein d’un territoire à dimension humaine, par exemple le canton. Le site national, quant à lui, donne une documentation dans des rubriques diverses (santé, éducation, alimentation…) par de courtes vidéos d’expériences vécues, des renvois vers d’autres sites, des synthèses sur un sujet. (Expérimentez sur www.le-plan-esse.org).
Et pour compléter ce dispositif, mise en place dans le temps, des Maisons de l’ESSE, gérées par les citoyens et fonctionnant grâce à un permanent.

L’ALLIESSE.
Est un moyen simple de faire connaître le projet par l’intermédiaire d’organisations, associations, médias…. qui nous soutiennent et diffusent les informations dans leurs réseaux (lien sur leur site, article). En réciprocité, celles-ci apparaissent en lien sur le site du Plan ESSE.

Journal, site et Maisons oeuvrent pour tisser de nouveaux liens de voisinage, de coopération, pour susciter des initiatives citoyennes, économiques, culturelles à l’échelon local et re-localiser ainsi une part d’économie et de pouvoir.
Le Plan ESSE se donne en effet comme objectif de faire passer le champ de l’Economie Sociale Solidaire et Ecologique des 8% actuels du PIB à 35% en vingt ans.
Se situant dans ce long terme, le Plan ESSE se définit comme un projet d’éducation populaire permanente. Un tel résultat –s’il ne met pas en danger les multinationales– aura une forte influence sur les mentalités et notre façon de vivre le monde, individuellement et collectivement. « Il y a en sommeil beaucoup de richesses humaines, de générosité, de compétences qui ne demandent qu’à s’exprimer. La culture vivante, l’épanouissement personnel et l’émancipation citoyenne sont bien sûr au menu ».

Vous êtes toutes conviées à nous accompagner dans cette aventure. Bienvenue !


Danièle Coudé
www.le-plan-esse.org (rubrique contact)
lagedefaire-lejournal.fr

[1] initié par Alain Duez, fondateur du journal l’âge de faire.
[2] Orientation similaire à celle du journal l’âge de faire, mais dans la perspective de toucher le grand public : accès plus facile, moins de texte, plus d’illustrations…


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"L'ART DE SE REVEILLER DIVINEMENT FEMININE" de Karen CAYUELA

Je suis créatrice de lingerie féminine et ma démarche éthique -non conventionnelle- emprunte un sentier atypique et novateur en terme de marketing.
Il est manifestement laborieux de semer des graines de féminité dans un univers sexiste saturé de codes et de conditionnements.

J'ai commencé à créer de la lingerie alors que je cheminais moi-même vers les insondables profondeurs de l'identité féminine et son alchimie interne.

Au tout début, je confectionnais des culottes et des protections féminines lavables, veillant à insuffler douceur et bienveillance à notre intimité.
Je focalisais sur la région du bassin, le « palais de jade », lieu alchimique qui cuisine et détermine nos cycles.

Puis je lançais une gamme de « culottes de célébration » pour le temps des Lunes : davantage élaborées, raffinées, un fond rouge invitant le flux à s'y déposer.
Actuellement, une collection " Parure des premières Lunes " est en gestation, pour célébrer avec charme et coquetterie le passage de la fillette à la jeune fille qui accueille ses menstruations pour la première fois.

De fil en aiguille, je confectionnais de petites nuisettes, puis toute une collection de lingerie pour nous relier à notre puissance, celle qui se loge en notre centre et que nous avons besoin de réveiller pour libérer la force vive de " la que sabe "[1]. Dès lors, je me suis affirmée un goût pour l'ostentatoire, vers une féminité authentique et radieuse qui révèle le corps et le célèbre, où la singularité de chacune est reconnue.
Les collections sont éthiques (matières nobles, bio ou recyclées privilégiant les petites manufactures), joyeusement raffinées et d'une belle coloration glamour.
Je souhaite attirer la curiosité des femmes vers une nouvelle conception de leur féminité car envisager aujourd'hui une hygiène féminine alternative, c'est s'éveiller aux mystères de notre corps et à la dimension sacrée du Féminin.

Les « Dessous » désignent communément ce qui est caché, secret, intime. Ils dissimulent nos attributs féminins -nos richesses, nos monts et merveilles- et les protègent. Il est indispensable de choisir une lingerie confortable et saine pour préserver notre hygiène intime, tout autant qu’élégante et sensuelle pour sublimer notre féminité.

Il m'est arrivé de remarquer que, bien souvent dans les milieux alternatifs les femmes privilégient l'écologie du corps au détriment de la coquetterie, tandis que dans les milieux urbains les femmes accordent davantage d'importance à l'apparence en omettant de se relier à leur matrice -l'utérus- siège de l’essence féminine.

J'ai récemment visité le salon International de la lingerie, cet énorme business planétaire.
La tendance " sexy " est revendiquée et s'intensifie ! Les stands, entièrement fermés, rappellent de minis maisons closes devant lesquelles de jeunes filles en dessous minimalistes font office d'hôtesses, déambulant dans les allées parmi les visiteurs.
Sur les brochures ou les catalogues, les jeunes femmes affichent des poses indécentes, lèvres entrouvertes et cuisses invitantes. Pour séduire le consommateur, les médias abusent de l’archétype de la femme fatale et sulfureuse pour n'en extraire qu'une caricature. L'intimité -exposée à gros renforts d'artifices- est ainsi banalisée. Choquante.
On voudrait nous faire croire qu'être « sexy » est notre véritable pouvoir.
Le paradoxe est qu'une femme aime être désirable, en étant toutefois respectée, reconnue et appréciée pour sa singularité.

Ces stéréotypes nuisent gravement à l'estime de soi. Les femmes y perdent leur âme, se vouant au culte de la minceur, de la séduction et de la jeunesse éternelle (les filles deviennent sexuellement attractives précocement puis développent le complexe de vieillir), générant des rivalités féminines à en sacrifier leur sororité !
Pourtant les femmes aiment la sexualité ; mais de la même façon qu'une femme achète de la lingerie affriolante pour plaire à un homme (« faire plaisir » au détriment de « se faire plaisir »), elle ignore bien souvent -ne l'ayant pas préalablement exploré pour elle-même- la richesse et la profondeur de son propre plaisir sexuel.
Les Femmes sont des êtres charnels, tout autant parcourues par les frissons du désir que peuvent l'être les hommes.
Notre difficulté réside dans la méconnaissance de nos chemins de jouissance. Pour exulter, il nous est demandé de rompre avec le « faire-plaisir » ou le « faire-comme-il-faut » et oser se dévoiler à soi-même.
Imaginez une femme qui s'offre de la lingerie pour elle-même, juste pour contacter le velouté de la soie caressant sa peau, et s'offrir un moment privilégié, se sensualiser, se trouver BELLE.
De la même manière, une mère achètera des couches lavables bio pour son bébé et continuera à utiliser des tampons et protections jetables néfastes à sa santé.
Réintégrer que nous sommes des êtres primordiaux, forts et lumineux -et non le « sexe faible »- commence par la reconnaissance de notre nature féminine et la reconquête de nos pleins pouvoirs.
A l'inverse des hommes, la force des femmes se trouve à l'intérieur ; ainsi que notre sexe est caché, notre force vive se loge au dedans.

Le corps tel qu'idéalisé aujourd'hui est bien loin de l'image des Vénus préhistoriques, représentions du féminin fécond. Au milieu de cette faune, les modèles féminins positifs médiatisés manquent cruellement.
Difficile de s'affranchir des normes pour contacter l'Amour de soi parmi ces clichés coercitifs.
Assurément, les femmes ont besoin de se sentir belles et désirables, mais la barre est placée tellement haut dans l'imagerie collective qu'elles ont du mal à déceler leur propre beauté au milieu de ce fatras avilissant.

Incarner sa féminité aujourd'hui est un acte courageux.
Oser être Soi.
Contacter sa force intérieure puis descendre au plus profond de soi...
C'est une musique qui se joue pour soi
et qui se passe d'artifices...

Femmes, oserais-je vous insuffler d'avoir votre féminité à cœur...

[1] la que sabe : celle qui sait

Karen CAYUELA
karencayuela@gmail.com
http://reineka-couture.me/blog/

 

 

GALERIE

     
 

 

PORTRAIT DE FEMME

DeAnna L'AM
Imagine que tu rentres du travail et que tout d’un coup tu décides de changer de direction… Tu mets le cap sur la Tente Rouge du quartier pour y passer la soirée. Tes lunes sont sur le point de commencer et tu ne rêves que d’une chose, te chouchouter dans un endroit calme et reposant.

Tu entres sous la Tente… Les lumières sont tamisées, les murs drapés de velours rouge. Les flammes des bougies scintillent et la tisane de framboisier infuse, parfumant l’espace.

Imagine un autel, garni de fleurs, de coquillages, de plumes, de cristaux et de belles images du féminin sacré te rappelant la divinité en toi.

À peine arrivée, tu décides de t’enrouler dans une couverture rouge. Tu relâches toutes les tensions et tu sens la Terre qui te porte. Ton souffle s’allonge et tu soupires d’aise…

Tout près, une femme est assise en profonde méditation. Un peu plus loin, d’autres femmes chuchotent doucement. Tu sais que tu peux aller les rejoindre, mais pour le moment, tu as besoin de solitude. Tu as juste envie de fermer les yeux et de laisser ton esprit vagabonder.

Tu te souviens alors de ta sœur donnant naissance dans la Tente il y a moins d’un an. En présence de ta mère, la sage-femme, et d’amies très proches, l’aidant, l’encourageant, la soutenant…
Accueillant une nouvelle vie sur terre et une sœur vers la maternité…

Tu n’avais pas toujours eu un tel cocon pour t’accueillir. Petite, «&#8239;Tente Rouge&#8239;» ne voulait rien dire de spécial. Tes premières lunes n’avaient d’ailleurs pas été un événement particulier. Et certainement pas source d’une aussi grande joie que les toutes récentes célébrations des filles de tes amies.

Un jour, les femmes de la communauté et toi avez décidé ensemble de créer un endroit permanent dans lequel les femmes pourraient se retrouver à n’importe quel moment du mois, du jour et de la nuit.

Vous avez mis en commun votre créativité, collectivement levé des fonds en fabriquant et en vendant gâteaux, habits, bijoux et créations artistiques et en sollicitant des dons. Créer cette oasis de paix a d’ailleurs pris beaucoup moins de temps que prévu.

Tu as dû t’endormir pendant quelque temps car la tente est maintenant toute silencieuse. Les bougies brillent encore, et forment des ombres sur les tissus rouges. Tu t’étires, tu bailles et tu te demandes si tu vas rentrer ou bien passer la nuit ici, dans cet espace que tu as créé. C’est décidé. Tu restes passer la nuit dans ta deuxième maison…
 

 

 
 

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